Une tribune pour les luttes

Réseau Education Sans Frontières 13

Agenda et Infos (15 février 2015)

Article mis en ligne le dimanche 15 février 2015

AGENDA

- Lundi 16 février à 9h30 : tribunal administratif (27 cours Pierre Puget 13006) recours du jeune Rochdi, ex-étudiant en BTS Informatique (qu’il a eu en 2013) au lycée Victor Hugo (13003), contre l’obligation à quitter le territoire de la préfecture.
Arrivé en France en 2010 de Tunisie. Arrêté le 10 février, enfermé au centre de rétention et finalement libéré par le JLD dimanche, une vingtaine de soutiens (famille, amis, profs du lycée Victor Hugo, militants RESF) assistaient à l’audience.

INFORMATION LUNDI 17 H : Malgré la présence de soutien ce matin, le recours contre l’OQTF de Rochdi a été rejeté par le juge du tribunal administratif.

- Mercredi 18 février de 17h30 à 19h30 : réunion RESF, à Mille Babords (61 rue Consolat 13001 Marseille).

- Jeudi 20 février de 17h30 à 18h30 : cercle du silence à Marseille, angle Cours Saint Louis Canebière, Marseille.

INFOS

1/ Bilan du rassemblement RESF du 11 février
2/ Les dernières pétitions de soutien…
3/ Tribune-Pétition : "Mineurs étrangers isolés : proscrire les tests d’âge osseux"
4/ Chaque semaine, le RESF dans MEDIAPART

1/ Bilan du rassemblement RESF du 11 février
Plus de 200 personnes, parents d’élèves, enseignants et personnels d’établissements scolaires (écoles, collèges, lycées), citoyens, militants associatifs, syndicaux et politiques, élus... se sont rassemblées mercredi 11 février devant la préfecture à Marseille à l’appel du Réseau Education Sans Frontières.
La délégation reçue par le directeur du service de l’Immigration et de l’Intégration (M. Izquierdo) et une représentante du cabinet du Préfet (Mme Olivier) a pu aborder les cas de 5 jeunes majeurs sans papiers scolarisés en lycée et de 12 familles sans papiers dont les enfants sont scolarisés en écoles et collèges.

VOIR COMPTE RENDU DÉTAILLÉ DE L’AUDIENCE ET DES PHOTOS DU RASSEMBLEMENT

10 ans après la création du RESF sur Marseille, loin des clichés dans lesquels certains, certaines tentent d’enfermer cette ville, la solidarité active des établissements scolaires, des militants et citoyens pour le droit au séjour des jeunes scolarisés sans papiers et leurs familles, n’est pas démentie. Il serait temps que le gouvernement, dont le 1er ministre, le ministre de l’Intérieur et la ministre de l’Education étaient à Marseille la veille de ce rassemblement, autorisent le vivre ensemble, tous ensemble, avec les mêmes droits. La loi doit changer, et régulariser !

2/ Les dernières pétitions de soutien aux jeunes scolarisés sans papiers et leurs familles
A signer en ligne, à imprimer et à faire signer autour de vous, puis à envoyer vers les établissements scolaires concernés.

La famille Bel Hamri doit pouvoir vivre en France !
Madame Bel Hamri était fonctionnaire en Algérie à la commission d’attribution des logements sociaux. Elle a reçu des menaces répétées et a dû quitter l’Algérie en janvier 2013, avec son mari et son fils Fayçal, alors âgé de 4 ans. Monsieur Bel Hamri était chanteur de Raï, il travaillait avec Cheb Mami, Cheb Khaled, Salif Keita... Ils ont sacrifié leur carrière et tout quitté pour venir se mettre en sécurité en France.
Ils ont alors démarré une nouvelle vie et inscrit Fayçal à l’école maternelle des Bergers (13006). Ils ont demandé l’asile en France, refusé en juillet 2013.
Monsieur et Madame Bel Hamri sont bien intégrés, et appréciés de tous. Fayçal doit pouvoir poursuivre sa scolarité en sécurité, La famille doit vivre librement en France et pouvoir travailler. Ils doivent avoir des papiers.
Monsieur le Préfet, nous vous demandons de leur délivrer un titre de séjour.
Signez la pétition de soutien http://resf.info/P2869

Un titre de séjour pour la famille GASHI !
La famille GASHI est arrivée en France depuis le Kosovo en août 2012. Leurs trois filles sont scolarisées à Marseille. Arnissa (8 ans) à l’Ecole élémentaire François Moisson, Souela (6 ans) et Altressa (4 ans) à l’Ecole Maternelle de Dames (13002).
Malgré leurs efforts et de nombreuses démarches pour obtenir l’asile en France il leur a été refusé. La famille GASHI est à ce jour dans une situation de grande précarité. Nous nous mobilisons pour leur droit à un titre de séjour.
Monsieur Le Préfet, nous vous demandons de régulariser la situation administrative de la famille GASHI.
Signez la pétition de soutien http://resf.info/P2868

Un titre de séjour pour la famille ZERGA !
M. et Mme ZERGA sont arrivés en France en juin 2010 avec deux petites filles après 6 mois passés en Espagne. Depuis, trois autres sont nées en France.
En Algérie, l’entourage familial faisait travailler Monsieur, persécutait Madame, les maltraitaient en les enfermant et les privant de nourriture, leur imposait une façon de vivre traditionnelle qu’ils rejetaient. Ici leurs filles sont choyées, ils sont des voisins très appréciés, parlent parfaitement le Français tous les deux et sont présents dans la scolarité de leurs enfants à l’école St Gabriel (Marseille 14ème).
La Préfecture des Bouches-du-Rhône vient de leur délivrer une obligation à quitter le territoire.
Nous, parents d’élèves, enseignant-e-s, voisin-e-s, citoyen-ne-s attachées à la promotion de l’égalité hommes-femmes et à la protection des enfants, demandons au Préfet de réexaminer leur dossier, et de leur délivrer un titre de séjour Vie Privée et Familiale.
Signez la pétition de soutien http://resf.info/P2865

Sidorella doit pouvoir poursuivre ses études !
Depuis son arrivée au lycée professionnel La Viste (Marseille 15ème) il y a 2 ans dans la section des primo-arrivants, Sidorella Frangu (kosovare) est devenue, un modèle d’intégration, pour un bon nombre d’élèves. Elle suit maintenant, avec succès, des cours en section CAP Vente.
Dotée d’un projet professionnel solide et réfléchi, nous regrettons qu’une telle jeune fille ne puisse préparer dans de bonnes conditions son avenir. C’est un sentiment d’échec qui prédominerait, après tout le travail accompli auprès de Sidorella, si elle devait être expulsée suite au refus récent de sa demande d’asile.
Nous soutenons Sidorella dans ses démarches administratives lui permettant de rester parmi nous.
Signez la pétition de soutien http://resf.info/P2864

M. et Mme MJEKU et leurs 3 enfants ne doivent pas être expulsés
M. et Mme MJEKU et leurs trois enfants (Vesart 16 ans, Vesa 16 ans et Vlera 6 ans) sont arrivés en France en mai 2013.
Ils ont fui le Kosovo où ils ont subi des violences (menaces répétées, agressions physiques et psychiques à l’encontre des parents, maison visitée et vandalisée…). En France la famille Mjeku pensait obtenir le statut de réfugiés et le droit de vivre en sécurité. Les enfants ont été scolarisés et se sont parfaitement intégrés dans leur nouvel environnement social, dans un pays qu’ils croyaient être leur pays d’accueil. Vlera est en CP à l’école des Abeilles (Marseille, 13001). Vesa et Vesart sont en 3ème au collège Vieux Port (Marseille, 13002). Ils mènent une excellente scolarité. […]
Nous demandons à ce qu’ils puissent vivre librement, travailler, se soigner, et donc avoir des papiers.
Signez la pétition de soutien http://resf.info/P2862

3/ Tribune-Pétition : "Mineurs étrangers isolés : proscrire les tests d’âge osseux"
A signer ici http://resf.info/P2852 (plus de 10 000 personnes l’ont déjà signée)

Depuis 2012, huit jeunes étrangers au moins, de ceux que l’on appelle Mineurs Isolés Etrangers (MIE), ont été traduits devant les tribunaux lyonnais, le Conseil général du Rhône qui les avait pris en charge se portant partie civile. Tous condamnés en première instance à des peines de plusieurs mois de prison, assorties ou pas du sursis, à des années d’interdiction du territoire ainsi qu’à de lourdes sanctions financières (jusqu’à 260 000 €). Accusés d’usurpation d‘identité, de faux et d’usage de faux dès l’instant où un test d’âge osseux les décrète majeurs, et, selon la presse locale, « d’avoir vécu aux crochets du contribuable ». Soumis aux mêmes tests qui les décrètent majeurs, d’autres jeunes, plusieurs centaines vraisemblablement, sont exclus de l’Aide sociale à l’Enfance (ASE) et se retrouvent à la rue.
Pris en charge par l’ASE à leur arrivée en tant que mineurs au vu des documents qu’ils ont produits, ils sont accusés d’avoir menti sur leur âge, souvent à quelques mois de leur majorité. Ils sont alors soumis à des examens physiologiques et à des tests d’âge osseux dégradants pour ces jeunes filles et garçons et dont quasi unanimement les instances médicales et éthiques récusent la validité et condamnent l’utilisation à d’autres fins que médicales.
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4/ Chaque semaine, le RESF dans MEDIAPART
Retrouvez les chroniques du blog RESF-Médiapart sur le site du RESF :

Vous avez dit scientifique ? par Chantal THABOURIN et Ségolène PETIT, RESF45

P.-S.

Réseau Education Sans Frontières 13
resf13 chez no-log.org 06 31 32 48 65
61 rue Consolat 13001 Marseille
www.educationsansfrontieres.org

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