Une tribune pour les luttes

Patrice Claude s’est immolé pour sa retraite

25 juillet 2016 | Par Mathilde Goanec • Source : mediapart.fr

Article mis en ligne le jeudi 28 juillet 2016

Source : https://www.mediapart.fr/journal/france/250716/patrice-claude-sest-immole-pour-sa-retraite
[Avec l’aimable autorisation de l’auteure.]

Chaque mois ou presque, des hommes et des femmes s’immolent dans un espace public, souvent devant une administration. Patrice Claude est passé à l’acte fin avril, sur le trottoir de la caisse de retraite du Sud-Est, à Marseille. Sa fille Coraline se bat depuis pour faire sortir son histoire « du fait-divers ».

Coraline coupe des morceaux de melon dans une assiette, qu’elle dépose sur la table de la terrasse. Les palmiers, les rhododendrons, la mer azur au loin, l’air est tranquille. Derrière la baie vitrée, le lit d’hôpital de son père, Patrice. L’homme porte, sous sa chemisette, une combinaison qui lui couvre et comprime tout le torse et les bras, des bas de contention sur les deux jambes et une minerve plastique autour du cou. Patrice Claude s’est immolé le 27 avril devant la caisse de retraite du Sud-Est, et vit depuis un mois dans un centre de rééducation à Hyères, spécialisé dans le traitement des grands brûlés. Après avoir été plongé quinze jours dans un coma artificiel pour limiter les douleurs, les médecins l’ont greffé de toutes parts. Aujourd’hui, il marche d’un pas plutôt assuré dans les couloirs, salue les voisins de chambre, discute le bout de gras avec l’infirmier. « Ce que je ne peux pas encore faire, c’est lever vraiment les bras, ou me baisser. Si je me baisse, je tombe. » Difficile de croire que cet homme enjoué, blagueur, a pu, un après-midi d’avril, s’asperger d’alcool et y mettre le feu.

Coraline et Patrice Claude, à Hyères © MG


Patrice Claude est photographe, a même créé une compagnie de théâtre pour enfants, dans une autre vie. Il est descendu dans le Sud il y a 20 ans, peu après la naissance de sa fille, Coraline. Intermittent du spectacle, il vivait ces derniers temps du RSA, puis de l’allocation spécifique de solidarité. Opéré des vertèbres cervicales, il touchait également une allocation pour adulte handicapé. En janvier 2016, la retraite approchant, Patrice dépose un dossier à la Carsat (caisse d’assurance retraite) Sud-Est, à Marseille. « Au début, ça s’est très bien passé, j’ai eu un rendez-vous, j’étais plutôt bien reçu. »

Mais la Carsat fait des travaux, relègue l’accueil au fond des bâtiments, au pied de ses bureaux qui occupent l’une des plus hautes tours de la ville. « Mon dossier bloquait. La Carsat me réclamait une pièce de la complémentaire que cette dernière assurait avoir déjà envoyée. Personne n’en démordait.  » Retraité officiellement le 1er mai, Patrice commence à s’impatienter devant l’échéance, et retourne plusieurs fois à la permanence d’accueil de la caisse de retraite, pour obtenir des renseignements. On lui réclame par courrier un autre document, relatif à son service militaire – « trois jours dans les années 70 », plaisante Patrice –, qu’il demande sans jamais rien recevoir. Il retourne une dernière fois le 27 avril à l’accueil de la Carsat, interroge une employée. « Elle m’a dit que mon dossier était traité par madame untel, qui était en vacances pendant quinze jours. Ma retraite débutait trois jours après, j’ai pété les plombs. » Il n’obtient pas de voir la hiérarchie mais rencontre une seconde employée, qui lui assure que son dossier sera traité en temps et en heure.

Patrice rentre chez lui, prépare la chambre qui doit accueillir quelques jours plus tard sa fille Coraline, comédienne à Paris. Passe même à la laverie pour nettoyer les draps de la chambre. Puis envoie un mail à la Carsat, leur demandant « d’arrêter tout  ». Y retourne, et s’immole. « Je me suis planté devant, pour ne pas qu’il y ait d’erreur, pour qu’on sache que c’était chez eux. » Deux jeunes gens voient Patrice en flammes, le couvrent de leur veste pour éteindre l’incendie. Les gardiens de la Carsat le prennent ensuite en charge, et l’amènent aux douches du bâtiment en attendant les secours. Les journaux locaux relatent immédiatement l’affaire, et l’information remonte jusqu’à la ministre de la santé Marisol Touraine, qui appellera l’hôpital marseillais pour prendre des nouvelles dès le lendemain. Le 28 avril, dans toute la France, les intermittents se mobilisent, on est en plein mouvement social, l’ambiance est électrique.

Malgré le raffut, la police attend le vendredi, trois jours après l’immolation de Patrice, pour prévenir sa fille. Coraline est dans le métro parisien, elle n’entend pas bien. Le policier répète son message, la jeune femme finit par intégrer l’information et prend le premier train pour Marseille. « Mon père n’était pas déprimé, ni suicidaire. Au contraire, il faisait attention à lui, à ce qu’il mangeait, aimait cuisiner des produits frais. Peut-être que la perspective de mon arrivée, et de ne pas avoir les moyens de m’accueillir correctement, l’a fait paniquer ? » Trois mois plus tard, Patrice explique son geste : « Je suis locataire, je n’ai aucune économie, j’ai l’habitude de vivre comme ça, avec peu de moyens. Je savais que ma retraite serait toute petite, c’était pas grave. Mais là, j’ai eu le sentiment que du jour au lendemain, j’allais me retrouver sans rien, sans aucun revenu. »

À peine arrivée à Marseille, après avoir vu son père « entre la vie et la mort  » selon les médecins, Coraline écrit un texte pour raconter ce qui s’est passé. Le texte circule dans les réseaux militants, sur Facebook. Coraline intervient à Nuit debout, à Marseille, et rassemble autour d’elle un petit noyau dur, collectif improvisé fait de syndicalistes, nuitdeboutistes ou simples usagers du service public. Ensemble, ils tentent depuis de sensibiliser la Carsat et les usagers au drame de Patrice, en organisant tractages et manifestations. Assis autour d’un café au centre de rééducation de Hyères, Coraline dit à son père : « Tu as ouvert le bal, je n’ai fait que suivre. »

À la Carsat de Marseille, Anne Dumontel et Élodie Meissel, respectivement directrice et sous-directrice retraite, assurent également que « depuis des semaines, on vit autour de ça ». « C’est suffisamment choquant pour que ça nous interpelle  », poursuivent les deux femmes. Elles disent aussi leur « étonnement », plaident que le dossier de Patrice Claude était un « dossier normal », qui n’a pas particulièrement traîné. Le retraité, qui à 62 ans n’avait pas tout ses trimestres, est éligible à l’Aspa, communément appelé « minimum vieillesse ». Sa pension au total avoisine les 800 euros. « Nous sommes 1 500 salariés. Bien sûr qu’une personne en vacances ne met pas en péril un dossier…, fait valoir Anne Dumontel. Pour l’Aspa, c’est vrai que ça prend un peu plus de temps, parce qu’il faut qu’on vérifie auprès de la Caf, de Pôle emploi, pour voir si le dossier est conforme… Mais on lui a dit que son dossier serait prêt au 1er mai, et qu’il serait payé une première fois le 9 juin. » Sa collègue ajoute : « Le passage à la retraite est un moment compliqué pour tout le monde, nous pouvons comprendre qu’il se soit senti impuissant. »

Administrativement, le dossier a été débloqué le 28 avril, le lendemain de l’immolation. « C’est parce que mon père s’est immolé que ça a bougé », assène Coraline. « On notifie en général quelques jours seulement avant la date de retraite, il s’agit d’une coïncidence malheureuse », récuse la Carsat. La caisse de retraite souligne par ailleurs ses « bons résultats » : trois à quatre mois de durée de traitement en moyenne, 96 % des paiements effectués dans les délais, 90 % des retraités « satisfaits des contacts avec la Carsat », selon un audit externe (réalisé pendant un mois sur 300 personnes).

Les témoignages, qui ont afflué par mail ou directement auprès de Coraline Claude après l’immolation de son père, décrivent un tout autre monde. « J’ai déposé mon dossier en novembre, raconte une femme, retraitée depuis le mois d’avril et qui en mai n’avait toujours pas de nouvelles. Je ne connais pas le montant de la retraite que je vais toucher. J’ai dû apporter la preuve d’avoir cessé mon activité salariée au 31 mars. Je ne peux plus prétendre aux Assedic : comment survit-on financièrement ? »

Un autre, en mai : « J’ai déposé ma demande de retraite il y a plus de 6 mois et 10 jours… 
Impossible d’avoir en direct la personne qui traite mon dossier pour savoir ce qui se passe. 
Je ne sais plus quoi faire pour enfin avoir mon dû ! »

Coraline Claude, lors d’une manifestation devant la Carsat, en juin. © Crédit : Boris Nicot


Boris, fils d’un artiste peintre à la retraite, fait de son côté ce récit. « Ça s’est débloqué pour mon père… après l’immolation de Patrice. Son dossier était en attente depuis quatre ans.  » La faute au parcours professionnel un peu zigzagant d’un homme « marginal, qui a un rapport très problématique avec l’administration », précise son fils. « Il a fallu purger toutes les micro-retraites auxquelles il avait droit pour arriver au minimum vieillesse. En attendant, il est resté sans ressource pendant un an. » La Carsat a accumulé 14 000 euros de paiement en retard, depuis 2013, selon Boris. « J’ai fini par prendre les choses en main, et j’ai appelé trois fois par semaine pendant trois semaines l’agent en charge de son dossier. Quand Patrice s’est mis le feu, j’ai lâché ma colère, disant que j’avais l’impression que c’était une guerre aux pauvres qui était menée ! Ils ont paniqué et en une demi-journée c’était réglé. » Près de 10 000 euros ont été versés à son père, et sa pension enclenchée.
La difficulté d’accès aux dossiers semble être un problème récurrent. « On ne voit aucune personne physique qui connaît notre situation, détaille Patrice Claude. C’est impossible d’aller dans les étages, de voir son dossier, en vrai. C’est toujours l’ordinateur qui décide. » Depuis 2012, la Carsat a décidé de fonctionner « sur rendez-vous », par mail et par téléphone. Un accueil en libre-service reste possible, géré par deux employés qui renvoient eux aussi vers l’écran.

Devant les grilles de l’édifice à Marseille, sous le cagnard, une poignée d’usagers attend l’ouverture de cette permanence. À part un homme, qui vient chercher une attestation de paiement et dit n’avoir « aucun problème », tout le monde se plaint. « J’ai perdu mon mari qui a travaillé toute sa vie en France, j’attends sa pension de réversion depuis un an, relate cette femme aux cheveux noirs, une pochette serrée contre elle. On m’a dit “non” par courrier au motif que je n’avais pas de carte de séjour. Je n’ai plus aucune ressource, je ne peux pas payer mon loyer, et j’ai été convoquée au tribunal. Au téléphone, on m’a dit que peut-être qu’avec un passeport, ça pouvait marcher. Alors je suis venue. » À plusieurs reprises, elle répète qu’elle n’a pas compris les courriers envoyés, « qu’on ne nous dit pas les droits qu’on a ».
Tout près, deux amies s’éventent, cherchent la fraîcheur près d’un muret. L’une a perdu sa mère en mars, et comptait sur sa retraite pour payer ses obsèques. Elle a fait des chèques en attendant, retarde avec peine leur débit : «  La Carsat m’a dit qu’il manquait un papier, et m’a donné un mail où l’envoyer, mais moi j’y connais rien à l’Internet. Je suis venue des Alpes pour déposer mon document, c’est plus sûr. » Une autre histoire de décès, pour une autre femme, encore : « J’ai essayé d’appeler plusieurs fois le 3960, ça répond jamais, c’est surtaxé en plus. » Même à six centimes la minute, la ligne téléphonique dédiée est « sous pression », concède Anne Dumontel.

Abdelkader Kherroubi arrive avec sa sacoche en cuir. Il en sort un dossier volumineux, des dossiers administratifs en cours, souvent en souffrance. Abdelkader Kherroubi est l’un des écrivains publics de Marseille : il est chargé d’expliquer et de répondre aux courriers des habitants qui ne savent pas écrire en français. Devant le délai de traitement avancé par la Carsat, quatre à six mois, il sourit : « C’est un peu plus je crois… » Dans son cahier, chaque page est barrée par des lignes tracées aux crayons bleu et rouge. Un nom, une adresse, un numéro de dossier, la date du retour administratif, les pièces manquantes. Du doigt, il suit les lignes : « Cette femme attend depuis dix ans la pension de son mari », « Celui-ci, cela fait dix mois qu’il attend sa retraite », « Là, la pension a été versée à la mauvaise personne »… Les clients d’Abdelkader Kherroubi sont souvent des travailleurs immigrés, qui prennent leur retraite à Marseille ou « au bled ». Dans la région comme ailleurs, les difficultés d’accès à la retraite pour cette population de « chibanis » sont un vrai point de crispation.

La Carsat assure qu’elle a mis en place le mécanisme de « liquidation provisoire », qui permet de débloquer une partie de la pension à la date du départ en retraite, sans attendre que l’ensemble du dossier soit constitué. Régine Kalfoun est dans ce cas. Retraitée au 1er juillet, elle a déposé son dossier en mars. « Mais il manque encore des documents de la Caf, qui ne les donneront pas avant septembre, mais qui permettront d’augmenter ma pension de 200 euros. En attendant, je vis avec 300 euros par mois. Heureusement que j’ai la pension de mon mari… les autres, je ne sais pas comment ils se débrouillent, je comprends qu’on puisse avoir peur. » Régine a été « très bien reçue à la Carsat ». « Le problème, c’est que c’est mal coordonné avec la Caf, il faut beaucoup se déplacer à droite et à gauche. Moi je ne sais pas me servir du mail. Et le téléphone, ce n’est pas la peine. Ils ont décroché une seule fois, en avril. »

Aude, intermittente et membre de la CIP (coordination d’intermittents et précaires), jeune femme aux cheveux courts et à la voix rauque, a été très touchée par le geste de Patrice Claude. Elle donne depuis un coup de main à Coraline pour tenter « de lever l’opacité sur la Carsat  », entreprise privée ayant une mission de service public, financée par les cotisations retraite des employés (voir en boîte noire). « On est face à un mur fait d’incompréhensions. Et la dématérialisation du service public, c’est la bordélisation suprême. Mais chaque usager pense qu’il est le seul à avoir des problèmes, chacun reste dans son coin. »

Manifestation à la suite de l’immolation de Patrice Claude, en juin 2016, devant la Carsat de Marseille. © Crédit : Boris Nicot


Un avis que n’est pas loin de partager Thierry Sirer, administrateur CGT de la Carsat Sud-Est (chaque Carsat est gérée par un conseil d’administration paritaire, composé d’administrateurs salariés, employeurs, représentants de l’État et de la Fédération nationale de la mutualité française). « Pour le cas précis de Patrice Claude par exemple, le code de la Sécurité sociale dit explicitement qu’il ne peut pas y avoir de coupure dans les allocations, donc il aurait continué à recevoir ses allocations jusqu’à toucher sa retraite. Mais est-ce que cela lui a été dit explicitement ? Est-ce qu’on est allé jusqu’au bout du détail ? Pour moi, c’est bien le signe de la déshumanisation du service public. » Le représentant syndical se refuse cependant à noircir le tableau, refusant d’associer la Carsat Sud-Est aux scandales qui ont éclaboussé certaines de ses homologues ailleurs en France, responsables de plusieurs milliers de retraites non versées, comme dans le Pas-de-Calais. « Ici, le stock de dossiers en retard est gérable, explique Thierry Sirer. Et la statistique est belle, pour plus d’un million de dossiers, ça roule. Mais il reste toujours un pourcentage de gens, souvent plus vulnérables, que l’on n’arrive pas à gérer correctement, qui ont besoin de contact, d’avoir un interlocuteur, du face-à-face.  » La CGT, en 2012, s’est d’ailleurs opposée à la fermeture des points d’accueil dans la Carsat Sud-Est.

« Un service public doit être au contact du public », martèle le syndicaliste. Or pour Patrice Claude, la Carsat « est un aéroport, avec caméras de surveillance de partout et vigiles à l’entrée ». Obligations d’un immeuble de grande hauteur, réplique la direction, et surtout nécessité de faire face aux « incivilités » : « Tous les jours, on a des gens qui agressent les salariés, note Isabelle Dumontel. C’est lié à la société, assez globalement. Les gens pensent qu’ils viennent chercher un dû à recevoir immédiatement.  » Mais qui, de l’œuf ou de la poule, énerve l’autre ? « J’ai vécu la même chose que Patrice, c’est peu dire que son geste m’a touché, témoigne Alain Bonnefoy, futur retraité et auto-entrepreneur en attendant. La Carsat, l’Urssaf, la Caf, le RSI, tous ces organismes ont fermé leurs portes, on parle devant un interphone, ou à un répondeur, c’est humiliant… Je sais bien que ce n’est pas la faute des salariés, mais le plus gentil du monde peut sortir de ses gonds et péter les plombs. »

Patrice y a bien pensé, « à la violence gratuite, contre la Carsat, mais c’est pas mon tempérament ». Retourner la violence contre soi-même, trait commun des immolés. En France, une personne s’immole tous les quinze jours dans un espace public, souvent devant une administration, selon l’enquête menée par la journaliste Olivia Colo et le photographe Samuel Bollendorff. Mediapart a publié ses images ici. Un simple relevé de la page faits-divers de la presse régionale de ces derniers mois permet de confirmer l’ampleur du désastre.

Le 6 juin dernier, un homme âgé de 46 ans s’est présenté devant la mairie de Veyrins-Thuellin, dans le Nord-Isère, et s’est mis le feu. Un mois avant, c’est une Mâconnaise d’une quarantaine d’années qui fait le même geste, devant la Caf. En avril, immolation sur la place de la République, à Paris. Le 14 juillet dernier, une femme « en quête de minima sociaux », selon Corse-Matin, s’est aspergée d’essence devant le conseil général, à Marseille. «  Il faut à tout prix sortir ce sujet de la case des faits-divers, supplie Coraline Claude. Quand mon père s’est immolé, un psychiatre est venu le voir à l’hôpital. Mais est-ce qu’un psychiatre est allé voir la Carsat ?  »

Boîte Noire

Pour ce reportage, je me suis rendue deux jours à Marseille et à Hyères et j’ai interrogé un certain nombre de personnes par téléphone depuis Paris au cours du mois de juillet.

La Carsat Sud-Est est un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public. Ses salariés sont de fait sous un statut de droit privé. Ils sont dans leur grande majorité en CDI et traitent, dans le domaine de la retraite, en moyenne 300 dossiers chacun. Il existe une vingtaine d’établissements de ce type en France, qui interviennent également sur l’indemnisation des risques professionnels et dans le domaine de l’accompagnement social.

La Carsat Sud-Est couvre deux régions, soit huit départements, et possède vingt agences. Elle a distribué en 2015 plus de 8 milliards d’euros de prestations vieillesse. La Carsat redistribue à chaque assuré à la retraite l’argent des cotisations et puise pour une partie dans l’impôt puisqu’elle paie des prestations sociales telles que l’Aspa, versées au titre de la solidarité nationale. La plupart des assurés complètent leur retraite par la part complémentaire.

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3 Messages

  • Le 24 novembre 2016 à 17:37, par

    Retraite payée avec retard. Première demande à Paris déboutée. Puis redemande à Carsat de Montpellier avant 65 ans au taux plein et paiement après une centaine de coups de fils et plusieurs lettres en vain... et difficilement payé à...6 6 ans a u r a b a i s

    Est-il vrai que le fait de posséder une ruine dans le sud ou ailleurs en France permet à la Carsat de vous donner le tarif inférieur à ce qui devrait vous êtes allouer ?

    Qui peut renseigner un pauvre bougre n’appartenant pas à la France protégée : celle des fonctionnaires défendus par des syndicats et bénéficiant d’un emploi à vie ?
    Selon le livre de Mélanchon "L’éveille des Peuples" (2013) L’ordre aurait été donné de L’Elysée en 2012 de retarder au maximum les sans grades afin de pouvoir payer en priorité celles des fonctionnaires et surtout de nos énarques dont le Président qui lui, émargera effectivement à 38000 euros par mois dès 2017.

    Est-il vrai que si vous avez acheter un bien pour votre retraite la valeur de celui-ci vous est retiré pour le calcul de votre retraite ?
    Qui peut me répondre ? Ozanne2016 chez sfr.fr

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    • Le 24 novembre 2016 à 17:43, par

      Sur les deux messages envoyés c’est le brouillon qui part en premier sans le mail
      Le système de réponse ne permet pas de corriger

      Est-ce une astuce du nouveau fichier TEST pour mieux nous surveiller ?
      Ne pas donner d’alerte qui tombe toujours sous le coup de la loi
      Le Système en ayant fait un délit

      Répondre à ce message

  • Le 5 septembre 2017 à 11:41, par Félix

    Article très pertinent, je partage !

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