Une tribune pour les luttes

À l’occasion du 50e anniversaire du Traité de Rome

Rassemblement Samedi 24 mars à 14 h 30 devant le CMCI

A l’appel des comités locaux Attac des Bouches-du-Rhône

Article mis en ligne le lundi 19 mars 2007

Notre Europe est possible !

2 rue Henri Barbusse, devant le bureau de la Commission européenne - CMCI - rue Colbert - derrière le Centre Bourse)

En finir avec l’Europe néolibérale !

Le 25 mars prochain sera célébré à Berlin le 50ème anniversaire de la signature du Traité de Rome donnant naissance à la Communauté économique européenne (CEE), devenue l’Union européenne (UE) avec l’entrée en vigueur du Traité de Maastricht le 1er novembre 1993. Cette commémoration doit être l’occasion pour la présidence allemande de faire adopter par les Etats membres de l’UE une déclaration visant à relancer le processus de révision des traités, près de deux ans après le rejet sans appel du Traité constitutionnel européen (TCE) par les Français et les Néerlandais.

Les Français ont clairement refusé le texte proposé, après un débat intense et d’une qualité sans équivalent ou presque ailleurs en Europe. Parce que le TCE visait, de façon aberrante, à constitutionnaliser toutes les politiques communautaires, les citoyennes et les citoyens ont porté un jugement global sur l’évolution d’ensemble de ces politiques européennes, marquées ces dernières décennies du sceau du néolibéralisme. Un jugement sans appel car les mauvais résultats économique et sociaux de l’UE ont désespéré le monde du travail : les dirigeants ont voté oui à 80%, mais les ouvriers ont voté non dans les mêmes proportions. Logique quand les milieux les plus modestes connaissent surtout le chômage et la précarité et sont victimes d’une aggravation criante des inégalités et de la pauvreté, tandis que les grandes fortunes s’accumulent avec indécence. Logique aussi quand les plus jeunes vivent souvent des galères. Alors que 80% de nos lois sont la simple transposition des décisions européennes, sur lesquelles les citoyennes et les citoyens n’ont quasi aucune prise, le non au TCE exprimait clairement le rejet de l’Europe néolibérale.

Pour une Europe démocratique, écologique et solidaire

Avec le Traité de Nice, qui régit actuellement le fonctionnement des instances européennes, la commission fait essentiellement trois choses : - d’abord, en son sein, la libéralisation et la mise en concurrence, sans harmonisation fiscale ou sociale des systèmes nationaux, ce qui conduit à un abaissement des normes fiscales et sociales et, partant, des politiques de solidarité. - ensuite, à ses frontières, l’élargissement à de nouveaux États membres, mais sans accepter l’effort financier de solidarité nécessaire, en imposant aux candidats de véritables programmes d’ajustement structurel qui laminent tous les dispositifs de protection sociale. - enfin, avec les pays tiers du Sud, notamment ceux du pourtour méditerranéen, des traités de libre-échange par nature inégaux. C’est pourquoi un nouveau Traité est nécessaire, qui donne enfin le pouvoir en Europe aux citoyens et permette des politiques alternatives. Un Traité qui porter notre ambition d’une Europe démocratique, écologique et solidaire, pour une autre mondialisation.

Les citoyens doivent se faire entendre !

Le gouvernement allemand tente d’aménager un compromis diplomatique, que la présidence française de l’UE, au second semestre 2008, aurait pour charge de finaliser. Les pays ayant adopté le TCE, le plus souvent par voie parlementaire, veulent qu’il soit repris. En France, les propositions de « sortie de crise » sont variées : mini-traité à adopter le plus vite possible par voie parlementaire (N. Sarkozy) - manière inacceptable de contourner la décision des Français ; nouveau Traité élargi soumis à référendum (F. Bayrou) au plus tard lors des élections européennes de juin 2009 (S. Royal) ; investir le Parlement européen à élire en 2009 du pouvoir de rédiger un nouveau traité, à adopter ensuite par référendum (J. Bové).

Pour Attac, il ne peut être question de laisser les néolibéraux, désavoués dans les urnes, s’asseoir sur les aspirations populaires. Les politiques de l’Union européenne doivent aujourd’hui changer radicalement pour montrer la viabilité d’un autre ordre social fondé sur les solidarités nationales et internationales. Mais aussi d’un autre modèle de développement respectueux de l’environnement, qui intègre une redéfinition de la richesse, du travail et de la consommation.

Dans la continuité de notre combat contre le TCE, nous voulons nous battre aujourd’hui avec toutes celles et tous ceux qui souhaitent qu’un nouveau Traité, démocratique, donne enfin le pouvoir en Europe aux citoyens et permette des politiques alternatives. C’est pourquoi Attac France et les Attac d’Europe présenteront, à l’occasion du 24 mars, 10 principes pour un traité européen démocratique. Venez en débattre avec nous !

Parce que Notre Europe est possible ! Parce que la leur n’est plus vivable !

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