Une tribune pour les luttes

Pétition contre la suppression des concours d’arabe

Article mis en ligne le vendredi 26 mars 2004

PETITION CONTRE LA SUPPRESSION DU CAPES ET DE L’AGREGATION D’ARABE A PARTIR DE 2005.

LES CONCOURS DE CAPES ET D’AGREGATION D’ARABE VONT ETRE SUPPRIMES EN 2005 !!!!!!!!!!

TEXTE TRANSMIS, REDIGE PAR DES ETUDIANTS :

A la suite de l’annonce par le ministère de l’éducation nationale de la suppression pure et simple du CAPES et de l’agrégation d’arabe littéral pour l’année 2005, nous sommes un certains nombre d’étudiants de l’INALCO qui,
lassés par des années d’incohérences et de revirements dans la politique (si elle existe.) du ministère à l’égard des études arabes, avons décidé de nous
faire entendre au moyen d’une pétition dont voici le texte : Yakfi !

Pour une vraie politique de l’enseignement de l’arabe en France

A l’heure où des conceptions moyenâgeuses telles le « choc des civilisations » connaissent une nouvelle jeunesse, on s’attendrait à ce que l’Etat soit
sensible à la nécessité de développer un enseignement scientifique et rationnel de la langue et de la culture arabes dans le secondaire et le supérieur. Il n’en est rien. En France, près de 7000 élèves apprennent
l’arabe dans l’enseignement secondaire. Ceux qui sont formés à cette langue hors de notre système éducatif sont aujourd’hui de six à sept fois plus nombreux.

C’est pourtant dans l’enseignement public seul que les élèves et les étudiants auront la certitude de se retrouver face à des enseignants dotés d’une vaste culture couvrant les domaines français et arabe, alliant à leurs compétences linguistiques et pédagogiques un esprit scientifique et critique. C’est dans l’enseignement public seul que les élèves et étudiants
auront la garantie de recevoir un enseignement dénué d’arrière-pensées idéologiques et débarrassé des préjugés et des fantasmes qui poursuivent
trop souvent la culture arabe.

Or notre domaine d’études est victime, depuis plusieurs années, de décisions à courte vue et de l’absence de projet à long ou moyen terme. Alors que, rappelons-le, l’enseignement public ne couvre que 15% de la demande, les revirements et les incohérences du ministère sont notre pain quotidien et l’absence de projet d’ensemble est flagrante.

Quelques exemples :

- Sous l’impulsion de Claude Allègre, la décision est prise de développer l’enseignement de la langue arabe. Les postes proposés aux concours sont portés à 32 (20 pour le CAPES, 12 pour l’agrégation), auxquels il faut rajouter les concours internes, supprimés aujourd’hui, ainsi que les PLP2, également sacrifiés. Cependant, cette décision n’est relayée ni par les recteurs ni par les directeurs d’établissements : le nombre d’enseignants augmente, mais les ouvertures de classes ne suivent pas, mettant quasiment un certain nombre d’enseignants au « chômage technique ».

- Fermeture de la section d’arabe au lycée Masséna à Nice, pourtant l’une des vitrines de l’enseignement de l’arabe en France, pour des raisons politiques. (NB : elle a été rouverte depuis)

- Pendant des années, le programme de bourses pour les stages des arabisants à l’étranger, qui constitue l’un des maillons essentiels dans la formation de futurs enseignants et chercheurs, a fait l’objet d’annonces de
suppression chaque année ; chaque année les enseignants sont parvenus à obtenir leur maintien, au prix de beaucoup d’efforts qu’ils auraient sans doute préféré réserver à des tâches plus conformes à leurs fonctions et à leurs projets scientifiques et pédagogiques.

- Depuis deux ans, le nombre de postes proposés aux concours a été divisé par deux. L’an dernier, le ministère a annoncé la suppression de l’agrégation pour 2004 avant de battre en retraite face aux protestations
des étudiants et des enseignants. Cette année, la fermeture pure et simple du CAPES et de l’agrégation est annoncée pour 2005, pour la première fois depuis la création de l’agrégation d’arabe en 1905...

Ça suffit !

Parce que nous avons mieux à faire que de rédiger et signer des pétitions ou de démarcher des ministères, parce qu’aucun travail efficace n’est possible
sans perspective d’avenir, nous, enseignants, étudiants et simples citoyens, convaincus qu’une compréhension rationnelle et dégagée de toute arrière-pensée de l’aire culturelle arabo-musulmane sera l’une des clés de
la cohésion et de l’épanouissement de la société française dans un avenir proche, réclamons une politique cohérente, inscrite dans le long terme, combinant ouverture de classes, créations de postes et objectifs
pédagogiques précis.

Pourquoi ( nous aider) ?

Parce que très peu de gens savent quelle est la situation de l’enseignement de l’arabe en France et plus nous nous ferons connaître, plus nous gagnerons de poids.
Parce que le monde des études arabes est un petit monde. Nous n’atteindrons jamais un nombre de signatures astronomique, mais le degré de mobilisation sera un bon indicateur, sachant que le nombre d’étudiants en arabe dans le supérieur ne doit pas dépasser les 2000. Dans ces conditions, recueillir 500 signatures serait déjà un succès.

C’est pourquoi nous cherchons des relais. Le mouvement est parti de l’INALCO. Des annonces seront donc faites dans les amphis de cet établissement, le texte de la pétition sera affiché. Il nous faudrait des volontaires pour faire la même chose, dans les autres facs d’arabe qui doivent jouer un rôle moteur dans la diffusion de cette pétition dans la société. Ce travail vous prendra au maximum une demi-heure par semaine.
Contactez-nous.

Comment nous aider ?

- En signant la pétition et en la diffusant auprès du plus grand nombre. Cette pétition s’adresse à tous les citoyens et non aux seuls étudiants et enseignants d’arabe, car nous sommes convaincus que le développement d’une approche rationnelle de la langue et la civilisations arabes sont un devoir civique.

Comment signer la pétition ? Envoyez un courriel avec pour objet « Je signe la pétition yakfi » yakfi chez laposte.net. En tête du message, vous indiquerez vos noms, prénoms, lieu de résidence, adresse mail. Vous préciserez si vous êtes disposé à nous aider d’une autre façon (voir plus bas).
S’il vous plaît, pour des raisons de rapidité du traitement et pour éviter les fausses signatures : une seule signature par mail.
Si vous souhaitez nous faire parvenir un message, insérez le après votre signature. Les pièces jointes ne seront pas ouvertes.

- Vos contributions : Nous sommes prêts à diffuser vos contributions sur la question de l’enseignement de la langue arabe en France. Si ce site peut être le lieu d’un débat sur cette question cruciale, nous y contribuerons avec plaisir.

- ( Vous pouvez aussi nous aider) En écrivant :

- au président de la république
http://www.elysee.fr/ecrire/mail.htm

- au premier ministre http://www.premier-ministre.gouv.fr...

- au ministère de l’éducation nationale info-dpe chez education.gouv.fr

- aux députés www.assemblee-nat.fr/ecrire.asp

- En mentionnant l’existence de ce mouvement sur les forums de discussion que vous fréquentez. Si vous n’en fréquentez pas, sachez que tous les grands magazines et quotidiens en ont. Allez y faire un tour si vous avez le temps.

- En répertoriant ce site sur les différents moteurs de recherche disponibles.

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1 Message

  • Le 27 janvier 2008 à 17:18, par

    En 2e année de DEUG de philo, à Toulouse-Le Mirail, je me suis inscrit en cours d’arabe. On était plus de 60 en cours, j’ai abandonné au bout de deux mois et demi. Dommage, j’aurai bien aimé apprendre trois mots, et je ne sais que dire Ana Mim... (si je me souviens bien...)

    On parle de suppression de l’agreg dans toutes les disciplines, pour des raisons d’harmonisation européenne.

    On va virer l’arabe comme on va virer la philo, c’est totalement imbécile, ca s’appelle la Sarkomania.

    Bonne chance (et pas d’Inch Allah qui tienne, battons-nous !!!!)

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