Une tribune pour les luttes

Nouvelles acquisitions

Le Bulletin de la Médiathèque de Mille Bâbords n°17

Mai 2013

contact-biblio chez millebabords.org

Permanences : le lundi de 14 à 17 h / le jeudi de 15 à 19 h

Abonnement 8 euros (ou plus par soutien). Gratuit pour les adhérents à Mille Bâbords.

I. Nous avons reçus

II. Les précédents bulletins

III. Principe de fonctionnement de la médiathèque

pour voir le catalogue en ligne


Nous avons reçu...

DVD

  • Des Cochons (et des hommes) : De l’objectivation scientifique de leur bien-être et autres petits concepts / Bruno Thomé - Coopérative l’Amorce, 2004 - 127 min

De la maternité au supermarché en passant par le sevrage et l’engraissement, 3 expériences scientifiques cherchant à objectiver le bien-être des cochons en élevage industriel, discutées par 2 biologistes, 1 philosophe, 1 animalier, et 2 stagiaires à la station de recherche porcine de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) à St Gilles en Bretagne. Entre enquête journalistique, vulgarisation scientifique, et documentaire animalier, un film charcutier sur les pratiques des hommes de science.

« La chenille devient papillon, le cochon devient saucisson, telle est la loi de la nature. »

  • Courts Métrages - Coopérative l’Amorce, 2009

Salaud d’argent, auto-réduction de décembre / Groupe Boris Barnet ; Coordination des Intermittents et Précaires d’Île de France - 5 min
Ciné-tract d’une auto-réduction de supermarché, Paris 31 décembre 2008

    • Balade au bois : Vidéo-tract - 8 min

Ce film est une évocation sur la France coloniale d’hier, et sur les luttes autour et dans les centres de rétention aujourd’hui.

    • The story of dragon’s eggs - 9 min

Court-métrage, réalisé pendant une semaine d’ateliers avec des migrants et des habitants de Mytilini, île de Lesvos, Grèce. Quatre personnages, quatre histoires qui se croisent, du Pakistan à Mytilini, qui sait ce qu’il y a dans un oeuf de dragon ? Houcine dit qu’ils sont des dragons, eux qui ont franchis les frontières, et que personne ne peut savoir ce que contient un oeuf tant qu’il n’a pas éclos.

    • No nacimos para ser coristas : On n’est pas nées pour être des choristes / Lorna Ramirez - 3, 9 et 7 min

Les paroles enflammées de trois femmes de la scène hip-hop à Bogotá ont encouragées une exploration mi-sociologique/mi-vidéaste.
Ces "notes audiovisuelles" dépeignent les formes variées d’action politique et sociale des rappeuses, dans un terrain dominé par des hommes et dans un contexte où le conflit armé fait partie de la vie quotidienne.

  • Dix Cauris / Jeanne Ries et Noémie Aubry - Association Intactes et la Coopérative l’Amorce, 2011 - 63 min

Un Cauris, c’était un coquillage blanc, utilisé comme monnaie aux Pays Dogon, région De Mopti au centre Est du Mali, jusqu’au milieu du Vingtième siècle. Jusque là, tout le monde était payé ou payait les autres en Cauris. Une excision coûtait environ 10 Cauris, 10 coquillages.

Le film porte ce titre, parce qu’il nous met devant une réalité, un fait social, une pratique ritualisée et coutumière, l’excision, qui a son prix, qui a sa valeur culturelle aussi. Nous sommes parties au Mali comprendre cela, poser des questions, interroger la culture, aller à la rencontre, se mêler aux gens, à ceux qui luttent là-bas contre cette pratique.
Ce film est un portrait, le portrait de cette lutte, à travers le visage et les paroles de ceux qui veulent envisager le Mali sans l’excision, ceux qui sensibilisent, forment, ceux qui vont dans les villages informer, ceux qui préparent des lois, ceux qui se battent, les femmes, les hommes

  • Fleurs noires / Baptiste Bessette - Zeugma films et la Coopérative l’Amorce, 2010 - 36 min

La mémoire de la bombe atomique et de ses terribles effets constitue l’identité de la ville de Hiroshima, reconstruite autour du Parc du Mémorial de la Paix. Mais l’herbe a repoussé et le temps a effacé les traces de la désolation atomique. Le long de la rivière, les arbres du jardin Shukkeien traversé par l’écrivain Tamiki Hara le matin du 6 août 1945, semblent se dresser depuis toujours.

  • Magume / Joachim Gatti et Jean-Baptiste Leroux - Coopérative l’Amorce, 2001 - 56 min

Buta, dans le sud du Burundi. Quarante élèves d’une école s’organisent en ateliers pour réfléchir, quatre mois durant, à la guerre qui touche leur pays dpuis 1993. Dans la cour de leur école, ils ont installé une table de négociations de paix imaginaires autour de l’identité burundaise et inventé un personnage fictif, Magume. A travers lui, les élèves témoignent de leurs vies et interrogent les identités Hutu et Tutsi.

  • Notes sur le système de transport collectif de la ville de Mexico / Romain André - Coopérative l’Amorce, 2010 - 40 min

Un film de photographies sur l’amour, le voyage et le travail.
Un film avec des baisers langoureux, un dieu mort, des hommes politiques, un violoniste, des policiers, Claude Levy-Strauss, des rames et des portillons, la voix d’Olivier Derousseau, des vendeurs de disques, un plan de métro, des clowns, une chanson de Chavela Vargas et des manifestants.
Un film qui constate, avec joie, au fil des rencontres, l’impossible gestion des flux humains.

  • Ami, entends-tu / Nathalie Nambot - Coopérative l’Amorce, 2010 - 56 min

"On m’a oté la mer et l’élan et l’envol
Mon pied repose sur une terre féroce
Le résultat de ce calcul brillant ?
Vous n’avez pu prendre ces lèvres qui remuent"
Ossip Mandelstam.

La poésie, comme un couteau, dissèque l’époque. De la mer gelée à Kronstadt jusqu’à Moscou, gronde le bruit du temps. Des lisières calmes au coeur de la ville, quelques voix nous guident à travers poèmes, récits ou documents. On entend les mots d’Ossip et Nadejda Mandestam, d’Anna Akhmatova, et la colère abrupte de Cassandres du temps présent. « Ami, entends-tu » est un chant de résistance.

Écologie Politique & Critique du productivisme

  • Fukushima paradise : Pour une critique radicale du nucléaire (2005-2011) -Mutines Séditions ; La canaille, 2012

« Les textes anti-nucléaires de ce recueil tentent d’élaborer une projectualité débarrassée de toute médiation institutionnelle et de s’inscrire dans une perspective anti-autoritaire, c’est-à-dire vers un monde où la liberté ne serait pas qu’un aménagement agréable de la survie - les deux pieds irradiés dans la merde. Une perspective qui est aussi de ne pas s’en prendre uniquement au nucléaire, mais de le relier à ce qui lui permet d’exister, la domination capitaliste comme la domestication étatique. »

Histoire

  • Autonomie ! : Italie, les années 1970 / Marcello Tarì- La Fabrique, 2011

Dans le numéro de mars 1973 de Rosso, le journal du groupe Gramsci de Milan, les ouvriers des ateliers Mirafiori (Fiat) à Turin racontent que « tout commence le jour où ils font une assemblée sans les bonzes du syndicat ». Les défilés dans les usines vont bientôt se faire avec de jeunes ouvriers à leur tête, le visage masqué par un foulard rouge, qui punissent les chefs, les gardiens, les jaunes et les indics, cassent les machines, sabotent les produits finis.
C’est le début d’une période où le langage, les comportements politiques, les formes de vie même sont bouleversés par le mouvement autonome, du nord au sud de l’Italie.
Les relations entre l’Autonomie et les autres mouvements de l’extrême gauche italienne – de Potere Operaio à Lotta Continua, de Lotta Communista au Manifesto – sont expliquées dans la théorie et dans l’action. Comme les grands moments de l’Autonomie – un communisme « impur, qui réunit Marx et l’antipsychiatrie, la Commune de Paris et la contre-culture américaine, le dadaïsme et l’insurrectionnalisme, l’opéraïsme et le féminisme ».
Autonomie ne fut jamais, écrit Tarì, le nom d’une organisation : il faudrait toujours se référer aux autonomies, celles des ouvriers, des étudiants, des femmes, des homosexuels, des prisonniers, des enfants, « de quiconque aurait choisi la voie de la lutte contre le travail et contre l’État, de la sécession avec le fantasme de la société civile et de la subversion de la vie ensemble avec d’autres. »
Et si le mouvement finit par succomber sous les forces conjuguées de la machine étatique et du Parti communiste, son histoire est celle d’une aventure révolutionnaire dont l’incandescence est plus que jamais actuelle.

  • Nous fûmes les rebelles, nous fûmes les brigands... : Autobiographie d’un partisan anarchiste de Carrare / Belgrado Pedrini - Mutines Séditions, 2011

« Pedrini n’a été « partisan » que parce que le régime se nommait « fasciste » ; c’est l’Etat et le pouvoir en soi qu’il combattait. Il n’a été « mutiné » que parce que les murs qui le retenaient se nommaient « prison » ; ce sont toutes les structures qui emprisonnent la liberté au nom de la justice ou de la raison (comme les asiles, contre lesquels il a écrit plusieurs textes) qu’il combattait. Il n’a été « expropriateur » d’industriels fascistes que parce l’argent dont il avait besoin pour lutter était concentré là ; c’est le système capitalisme, même dévêtu de sa chemise noire, qu’il combattait. »

  • Vivre vite de l’autre côté du mur : Punks et anarchistes en ex-Allemagne de l’Est - Mutines Séditions, 2012

La plupart de ces récits de compagnons de Leipzig nous montrent que les « dissidents » d’Allemagne de l’Est des années 70/80 ne se battaient pas tous pour les libertés formelles ou le paradis de la consommation de l’Ouest. Mais pour une liberté qu’aucun État ne saurait satisfaire, pour des désirs qu’aucune économie ne viendra combler. Dans un cadre qui pouvait sembler absolu, ils nous montrent que l’oppression tient bien moins sur la force militaire que sur la soumission de tous et toutes. Ces jeunes anarchistes et punks qui squattaient, volaient, se battaient avec les flics lors de fêtes, organisaient des manifs sauvages, diffusaient des messages subversifs dans les rues, n’étaient finalement asociaux que parce que le reste de la société n’était que trop social, en phase avec le contrôle institutionnel et la délation de proximité.

International

  • Exil et souveraineté : judaïsme, sionisme et pensée binationale / Amnon Raz-Krakotzkin- La Fabrique, 2007

Comment la conscience sioniste a choisi d’occulter les 2000 ans d’exil depuis la destruction du Second Temple, pour remplacer la figure malingre du juif diasporique par celle, vigoureuse et fière, du juif nouveau - l’Israélien ; comment a été créée, contre toute évidence historique, la notion de peuple juif et comment le sionisme voit le « retour » de ce peuple dans l’histoire ; pourquoi le sionisme laïque est en fait fondé sur des bases théologiques, messianiques ; comment le mythe de « la Shoah et la renaissance », nouvelle version du mythe de la rédemption, oppose lui aussi l’Etat d’Israël au juif exilique ; comment la catégorie du « retour » - au pays, aux origines, à une existence juive authentique - illustre elle aussi la négation de l’exil ; pourquoi la laïcité version israélienne est une forme de l’orientalisme selon Said : telles sont quelques unes des questions éclairées par ce livre, dont on peut dire, en paraphrasant Walter Benjamin, qu’il brosse à contresens le poil luisant de l’histoire.
De grandes figures de la pensée juive - Gershom Scholem, Hannah Arendt entre autres - sont convoquées pour introduire un thème central du livre : la pensée binationale. Pour Amnon Raz-Krakotzkin, il ne s’agit pas de proposer une solution politique plutôt qu’une autre, mais de montrer la voie pour en finir avec la pensée de la séparation. La position binationale va de pair avec la critique de la négation de l’exil. Elle propose une autre image de la culture juive, qui s’appuie précisément sur des sources exiliques. Elle indique les conditions d’une véritable laïcisation, c’est à dire la distinction entre l’identité juive nationale et un État enfin débarrassé de toute signification messianique. C’est une façon nouvelle d’envisager l’existence juive en Israël, qui n’oblige pas à nier l’histoire du pays ni à déposséder les Palestiniens. « La vision binationale est la seule conception porteuse d’avenir, qui prend en considération les opprimés dans une orientation égalitaire et dessine le contexte nécessaire pour échapper à la catastrophe. »

Jeunesse

  • Les enfants de la mine / Fabian Grégoire - l’École des loisirs, 2006

Vers le milieu du XIXe siècle, les besoins de charbon sont grands, en France et dans le monde. Le charbon est devenu la principale source d’énergie, c’est lui qui permet l’essor de l’industrie et des transports. Des hommes - les mineurs - descendent chaque jour à plusieurs centaines de mètres sous terre pour extraire la précieuse houille. Des hommes, mais aussi de jeunes garçons, qui quittent l’école dès l’âge de dix ans pour effectuer ce travail harassant, nocif et périlleux. Louis et Tounet, enfants de la mine et héros de ce récit, sont, hélas, quotidiennement en danger de mort. Une histoire documentaire et un dossier pour en savoir plus sur les mines de charbon et le travail des enfants illustré de photographies d’époque.

  • Jouets des enfants d’Afrique : regards sur des merveilles d’ingéniosité / Marie-Françoise Delarozière et Michel Massal - Edisud, 2006

Regard admiratif et attentif sur la liberté créatrice des enfants africains à travers leurs jeux et leurs jouets fabriqués à partir de matériaux puisés dans leur proche environnement : graines, cailloux, morceaux de bois, chiffons, boîtes de conserve vides, fils de fer. Une belle leçon d’inventivité...

Revue

  • International Utopiste (Revue de critique sociale, de théorie politique et d’urbanisme)

N°2 – Été 2001
N°3 – Automne 2012

Théorie Politique

  • Crack capitalism : 33 thèses contre le capital / John Holloway- Libertalia, 2012

La révolution ne consiste pas à détruire le capitalisme mais à refuser de le fabriquer. La présenter comme la destruction du capitalisme, c’est partir perdant, c’est ériger un grand monstre en face de nous, si terrifiant que, soit nous renonçons par désespoir, soit nous en concluons que notre seule façon de tuer le monstre est de construire un grand parti avec des dirigeants héroïques qui se sacrifient (et tous ceux autour d’eux) au nom de la révolution. Nous partons à nouveau perdants, cette fois en élaborant une grande fable d’héroïsme, de direction, de sacrifice, d’autorité et de patience, une fable peuplée de saints – Lénine, Trotski, Rosa, Mao, le Che, Marcos ou qui vous voudrez – qui reproduit ce que nous voulons détruire. Présenter la révolution comme la destruction du capitalisme, c’est la mettre à distance de nous, c’est la reporter dans le futur. La question n’est pas dans le futur. Elle se pose ici et maintenant : comment cessons-nous de produire le système par lequel nous détruisons l’humanité ? »
Dans cet essai, John Holloway suggère que le capitalisme est déjà largement fissuré, en crise permanente, et contrarié par de multiples refus de sa force de cohésion. La force des brèches réside dans leurs aspirations partagées contre le travail capitaliste et pour un type d’activité différent : faire ce que nous considérons nécessaire ou désirable.

  • La haine de la démocratie / Jacques Ranciere - La Fabrique, 2005

Nous vivons aujourd’hui dans des pays qui se baptisent « démocraties ». Le discours officiel chantait naguère les vertus de ce système, opposé à l’horreur totalitaire. Ce discours n’a plus cours aujourd’hui, même s’il arrive que des armées soient envoyées promouvoir la démocratie autour du monde. En France en particulier, un parti intellectuel auquel sa place dans les médias donne un pouvoir inconnu ailleurs n’en finit pas de dénoncer les méfaits de l’« individualisme démocratique » qui mine les bases de la vie civique en détruisant les valeurs collectives et les liens sociaux, et les ravages de l’« égalitarisme » qui mène droit vers un nouveau totalitarisme. D’autres découvrent dans la démocratie des penchants criminels, trouvant son origine dans la Terreur et son accomplissement dans l’extermination du peuple juif.
Ces critiques contradictoires mais convergentes ont une cause commune : le caractère profondément scandaleux du « pouvoir du peuple ». La démocratie, gouvernement de tous, est le principe qui délégitime toute forme de pouvoir fondée sur les « qualités » propres de ceux qui gouvernent. Fondée sur l’égalité de n’importe qui avec n’importe qui, la démocratie n’est ni une forme de gouvernement qui permet à une oligarchie politico-financière guidée par ses experts de régner au nom du peuple, ni cette forme de société que règle le pouvoir de la marchandise. Elle n’est portée par aucune nécessité historique et n’en porte aucune. La chose a de quoi susciter de la peur, donc de la haine, chez ceux qui sont habitués à exercer le magistère de la pensée. Dans ce livre, Jacques Rancière décrit les liens complexes entre démocratie, politique, république et représentation et aide à retrouver, derrière les tièdes amours d’hier et les déchaînements haineux d’aujourd’hui, la puissance toujours neuve et subversive de l’idée démocratique.

Théorie Politique - Anarchisme

  • Le diable au corps : Recueil d’articles de la revue Diavolo in corpo (1999-2000) - Mutines Séditions, 2010

« Certes, la domination ne s’effondrera pas toute seule, et nous ne sommes pas en train de dire qu’il faudrait attendre on ne sait quelle masse ou majorité pour agir. Mais ce qui fait en réalité toujours plus défaut dans la guerre sociale, c’est la capacité à redonner du sens à une liberté pour tous basée sur l’individu, au-delà du simple accompagnement plus ou moins critique des formes toujours plus ambiguës qu’emprunte l’antagonisme social. Cette petite sélection de textes souhaite y contribuer à sa mesure, sans rien promettre ni proposer d’autre que de tout interroger, afin que nos mouvements désordonnés aillent enfant "toucher toutes les profondeurs".

Nous pensons toujours que l’arme de la critique peut inspirer de joyeux révoltés, et que les idées peuvent nourrir des pratiques, et vice-versa, en un mélange explosif. »

Travail

  • Politique des métiers : manifeste / L’Appel des appels - Mille et une nuits, 2011

Un nouveau mode de gouvernement des hommes se répand dans toute la société, et d’abord dans la sphère professionnelle : un management par la rivalité et la peur qui, au nom de la dictature de la performance et de la concurrence, impose partout les mêmes normes et le même mode d’assujettissement. Qu’importent la qualité réelle et le sens des activités, toutes doivent être réductibles à un chiffre parmi d’autres chiffres. L’évaluation est l’instrument de la mise au pas des individus. En faisant la loi, l’actionnaire transforme sans cesse le travail ; quand l’État singe cette gestion, c’est pire encore, car totalement ubuesque et contre-productif.
Les professionnels vivent péniblement l’altération profonde de leur métier, dans un sentiment où se mêlent injustice, démoralisation et révolte. Les champs professionnels ont perdu leur autonomie spécifique (Pierre Bourdieu).
En dénonçant cette logique, l’Appel des appels ne défend pas seulement la spécificité des missions de services publics, il révèle surtout l’aliénation croissante dont sont victimes tous les travailleurs. Contre la destruction, il faut instaurer une politique des métiers.

Univers carcéral

  • Huye, hombre, huye : Chroniques de l’enfermement / Xosé Tarrio Gonzales - Éditions Nyctalope, 2011

Xosé Tarrío González (1968-2005) est né à La Corogne, en Galice. Il connaît l’enfermement et la discipline dès sa jeunesse à l’occasion de ses passages par l’internat, la maison de correction, puis la prison. Il est de nouveau incarcéré à l’âge de dix-neuf ans pour purger une peine de deux ans et demie. Il n’en ressortira pas, d’autres condamnations venant s’ajouter à cette peine initiale.
Candidat à l’évasion, protagoniste de mutineries, de prises d’otages de surveillants, il fait partie de ces quelques dizaines de détenus à qui le gouvernement a fait payer l’agitation dans les prisons espagnoles des années 1980 et 1990 en instituant un nouveau régime d’isolement carcéral - le FIES -, toujours en vigueur aujourd’hui. Le présent récit, bien plus qu’un journal, est le cri de révolte de ces détenus que la plus féroce des répressions démocratiques n’est pas parvenue à étouffer.

« Parfois, un silence brutal et désespérant s’abattait sur la division, la plongeant dans une ambiance sinistre qui nous rappelait cette réalité difficile à oublier : nous étions enterrés vifs dans des tombeaux de béton. Ça nous donnait envie de tout casser et de hurler. Hurler à la face du monde que, malgré tout, nous étions toujours vivants et le moral intact, prêts à continuer la lutte. »


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