Une tribune pour les luttes

PROCHE ORIENT :
NON A L’ELARGISSEMENT DU CONFLIT
ARRETONS LA COURSE A L’ABIME.

Article mis en ligne le mercredi 19 juillet 2006

Après l’offensive meurtrière de l’armée israélienne dans la bande de Gaza faisant de nombreuses victimes civiles dont des enfants en bas âge, et la poursuite systématique de la destruction du reste des infrastructures vitales pour les Gazaouis, notre inquiétude est profonde devant le déchaînement des raids aériens et de bombardements d’artillerie qui porte maintenant la guerre au Liban.

Plutôt que de négocier avec le Président de l’Autorité Palestinienne et son gouvernement légal et prendre en compte l’accord réalisé sur la base de l’Appel des prisonniers, les dirigeants israéliens ont choisi de capturer la moitié des membres du gouvernement palestinien vraisemblablement pour poursuivre sans entrave une politique unilatérale, sans avenir pour la Paix.

L’enlèvement tragique de plusieurs soldats israéliens par des groupes armés dans ce climat de crise ouverte ne peut justifier le choix désastreux d’élargir le champ du conflit, avec le risque d’embraser la région. Ce refus systématique du dialogue ne peut que renforcer le camp des extrêmes et le rejet du cessez-le-feu demandé par le gouvernement libanais est aussi significatif de cette politique du pire.

L’heure est plus que jamais à l’intervention des puissances occidentales - à commencer par celles du Quartet - en même temps qu’au soutien sans faille de toutes celles et ceux qui, dans les deux sociétés agissent pour mettre un terme à l’escalade des armes, pour le respect des droits du peuple Palestinien, le retrait de toutes les colonies, condition incontournable pour la sécurité du Peuple Israélien.

Le Mouvement de la Paix encourage ses Comités locaux et tous ceux qui ont à cœur d’intervenir pour la paix, à se tourner vers les Préfectures, les Elus de la Nation, à les appeler à intervenir auprès de notre gouvernement et à faire parvenir en urgence un message au Président de la République*.

La France doit jouer avec courage et fermeté son rôle au sein de l’U.E et de l’ONU :

- Les agressions israéliennes et cette course à l’abîme doivent cesser à Gaza, en Cisjordanie comme au Liban, au profit de négociations pour la libération des capturés et des prisonniers.
- Les aides économiques doivent être totalement• rétablies.
- Une force de protection des populations civiles• doit être missionnée par l’ONU.
- Enfin, plus que jamais, s’impose la mise en• œuvre de négociations pour créer les conditions d’une paix durable pour les deux peuples Israéliens et Palestiniens.

St Ouen ce 14 Juillet 2006


Monsieur le Président,

Très inquiet(e) des événements qui se déroulent au Proche Orient, je vous demande de tout mettre en oeuvre pour arrêter cette escalade meurtrière. Israël, ni aucun pays sous aucun prétexte, n’a le droit de bombarder un pays souverain ni de lui imposer un blocus. La France doit exiger l’arrêt immédiat des hostilités, le respect du droit international et des conventions de Genève, il y va de la paix du monde et de la crédibilité du système de sécurité international.

Monsieur le Président , « Au Proche-Orient (...) combien de temps le monde acceptera-t-il cette tragédie qui broie des vies et des peuples, qui nuit au développement et à la stabilité d’une région par ailleurs essentielle pour la sécurité de tous, qui creuse un fossé d’incompréhension et de ressentiment entre les cultures, les civilisations, les religions ?" vous interrogiez-vous dans votre discours à la Conférence des ambassadeurs en 2004, et vous affirmiez :"Il est indispensable que la communauté internationale assume ses responsabilités, qu’elle constate les résultats désastreux de son inaction et s’affranchisse de ses fausses prudences. "

Au Conseil de sécurité, au G8, comme membre européen du Quartet, la France peut agir pour enrayer la logique de guerre, faire cesser l’injustice des sanctions économiques, desserrer l’étau qui enserre Gaza et exiger la relance de véritables négociations.

Pour la sécurité du monde, pour que chacun dans la région puisse vivre en paix et en sécurité, Palestinien, Israélien ou Libanais, j’attends de la France, comme vous le disiez, "qu’elle fasse enfin écho à ceux qui, en Israël comme dans le monde arabe, s’efforcent de faire entendre, au milieu du fracas, la voix de la raison et de la paix. "

Signé : (Nom, prénom)

* http://www.elysee.fr/ ligne "ecrire au président"

ou par courrier :

Monsieur le Président de la République
Palais de l’Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

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