Une tribune pour les luttes

A Lyon, les fachos protègent Eric Besson et son débat sur l’identité nationale

En finir avec le débat de la honte

Article mis en ligne le samedi 23 janvier 2010

http://rebellyon.info/Echec-d-une-attaque-fasciste.html

Vendredi 22 janvier, le rassemblement contre le débat sur l’identité nationale a été attaqué par une trentaine de fachos. Alors que l’impressionnant dispositif policier laissait faire, les antifascistes ont mis les fachos en déroute.

La préfecture avait bloqué et interdit aux piétons les abords immédiat de la préfecture pour permettre la tenue du pseudo-débat sur l’identité nationale. Sur invitation (faut être membre de l’UMP ?) et derrière un impressionnant dispositif policier [1], Besson, Gérault [2] et leur clique ont donc brassé leur discours nationaliste aux relents passéistes pour légitimer leur politique xénophobe de chasse au sans-papiers.

Pendant ce temps, suite à l’appel de plusieurs organisations politiques (voir l’appel) environ 500 personnes s’étaient rassemblées pour protester contre l’hypocrisie de ce débat et la xénophobie des mesures gouvernementales.

Un petit groupe de fachos avait été vu dès le début du rassemblement, derrière les CRS à proximité du Cours Lafayette. Peu avant 18h ils se sont dirigés vers le rassemblement en remontant l’avenue de Saxe du côté opposé à la manifestation en brandissant un drapeau bleu blanc rouge. Quelques-uns étaient restés de l’autre côté de l’avenue et ont tenté d’attaquer des manifestants qui se sont défendus.

Ils ont ensuite traversé la rue pour attaquer le rassemblement, brandissant chaînes ou ceinturons à la main. Quelques antifascistes ont retenu la première attaque pendant qu’un policier lâchait sur les manifestants (et non pas sur les fachos) un jet de gaz lacrymogène.
Après quelques minutes d’insultes ils ont retraversé l’avenue pour attaquer à nouveau les manifestants qui, plus nombreux pour faire face, ont réagi en repoussant les fachos jusque dans une rue de l’autre côté de l’avenue où ces derniers, après quelques derniers coups, ont pris la fuite sans plus de cérémonie, abandonnant leur drapeau sur place.

Pendant ce temps des CRS se sont massés le long de l’avenue mais avaient laissé les fachos attaquer le rassemblement sans réagir, puis les ont laissé partir sans être inquiétés, avant de former un cordon autour des antifascistes.

Un manifestant a eu la jambe cassée dans l’attaque et a dû être emporté par les pompiers. Deux autres ont à déplorer des blessures légères.

Les manifestants ont plus tard quitté la préfecture en cortège en scandant "français, immigrés, même patrons, même combat", et le nouveau slogan de la soirée “JI au lit la leçon est finie !", avant d’aller se disperser place Gabriel Péri à la Guillotière.

Ce soir a été un double échec pour les fachos, ceux du gouvernement d’abord, qui ont, par l’organisation de ce débat et la connivence avec les militants d’extrême-droite, montré une fois de plus l’hypocrisie de leur politique ; ceux venus attaquer le rassemblement d’autre part qui n’ont pas fait le poids face à la réactivité antifasciste des manifestants.

[1] 14 cars de CRS, 10 de gardes mobiles, toutes les rues autour de la préfecture bloqués par des barrières et des CRS, plus la BAC et la DCRI

[2] tristement célèbre préfet du rhône, expert en chasse aux sans-papiers


COMMUNIQUE DE PRESSE de la FSU 06

Nice, le 22 janvier 2010


Inadmissible remise en cause de la liberté d’expression à Nice !

La manifestation de Nice pour la défense des services publics de ce
jeudi 21 janvier a été marquée par de graves incidents suite à
l’intervention de la police. Deux enseignants, militants de la FSU, ont
été interpellés et amenés au commissariat. Leur crime ? Porter des
masques à l’effigie du Président de la République. Sort identique pour
un élu régional communiste qui s’était interposé pour empêcher cette
arrestation injustifiée. Un autre militant de la FSU qui filmait la
scène a été projeté à terre. Transporté à l’hôpital, il s’est vu
prescrire 8 jours d’ITT.

La FSU a réagi immédiatement auprès des services de la préfecture pour
demander la libération des deux manifestants et de l’élu. Elle a exigé
qu’aucune procédure ne soit engagée à leur encontre. Les représentants
syndicaux ont annoncé que de la manifestation ne se disloquerait pas
tant que les trois personnes interpellées n’auraient pas rejoint le
cortège. A 12h00, ils étaient parmi nous et prenaient la parole...

A 12h30, une délégation de la FSU et de la CGT était reçue par le préfet
et son directeur de cabinet. Elle a dénoncé l’attitude de la police qui
constitue une remise en cause de la liberté d’expression et demandé
qu’une enquête soit menée. Ce à quoi le Préfet des Alpes-maritimes s’est
engagé.

On ne peut que s’interroger sur le comportement de certaines forces de
police qui cherchent à provoquer des incidents et des dérapages afin de
discréditer les manifestants et les organisations syndicales.

Gauthier BROQUET - Secrétaire départemental FSU 06


http://www.educationsansfrontieres.org/article25250.html

EN FINIR AVEC LE DEBAT DE LA HONTE

APPEL DES ORGANISATIONS POLITIQUES, ASSOCIATIVES ET SYNDICALES
POUR UN RASSEMBLEMENT CONTRE LE DEBAT SUR L’IDENTITE NATIONALE

Le 22 janvier à Lyon est annoncé un débat sur l’identité nationale, débat organisé par Eric Besson, ministre de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale, et du développement solidaire.


- Un débat qui n’a pas lieu d’être :

Après la création d’un ministère dont l’intitulé même fait un amalgame entre immigration et identité nationale, le gouvernement prend comme prétexte une réflexion sur les valeurs de la République pour diviser les français et pour dissimuler les problèmes actuels. Après le matraquage autour du tout-sécuritaire, le gouvernement s’applique à stigmatiser les populations issues de l’immigration. Les étrangers et les français issus de l’immigration sont décrits comme une source de problèmes et sont des boucs-émissaires. Le lancement de ce débat dans la période actuelle n’est pas anodin : il s’inscrit dans une perspective électoraliste faisant appel à des relents nationalistes et ainsi gagner des voix sur l’extrême-droite.
Il est intolérable que nos ministres tiennent des propos racistes légitimant ainsi les dérapages xénophobes de citoyens présents lors de ce débat.

Les valeurs de la République française (liberté, égalité, fraternité, laïcité) ne sont pas celles défendues par le gouvernement actuellement :

Nous constatons que le gouvernement actuel mène une politique d’exclusion au vu de sa politique d’immigration, des expulsions réalisées sur son territoire et de sa gestion des sans-papiers, ce qui met à mal la dignité humaine La France dans laquelle nous vivons est une France où l’origine, l’âge, le sexe, la situation professionnelle, la confession religieuse ou la préférence sexuelle ne doivent être en aucun cas discriminants ou marginalisants.
Dans notre pays, le chômage augmente, les discriminations divisent d’avantage une jeunesse condamnée à la précarité. Des solutions pourraient être adaptées en s’appuyant notamment sur les services publics pour construire une égalité réelle entre les citoyens plutôt qu’en les démantelant.

Nous exigeons :

*
la suppression du Ministère de l’Immigration, de l’intégration et de l’identité nationale

*
la suppression des débats sur l’identité nationale.

C’est pourquoi en tant qu’organisations politiques, syndicales et associatives, nous appelons à un rassemblement citoyen le 22 janvier à 17h devant la préfecture.

Signataires : Amoureux du Banc Public, FIDL, HES, JC, Jeunes NPA, JRG, Jeunes Verts, LDH, MJS, MRAP, RESF, SOS racisme, Unef.

mardi 19 janvier 2010.


Lyoncapitale.fr
Un groupe d’extrême droite attaque une manif anti-Besson
Par Laurent Burlet
http://www.rue89.com/2010/01/23/a-l...

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