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Nouvelles acquisitions

Le Bulletin de la Médiathèque de Mille Bâbords n°2

janvier 2012

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Bulletin n°1 de la médiathèque, décembre 2011

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Nous avons reçu...

Amérique latine

  • 68 / Taibo, Paco Ignacio, - Montreuil : l’Échappée , 2008. - 1 vol. (124 p.) : couv. ill. ; 19 cm.

1968. Dans le monde entier la jeunesse se soulève. à Mexico, un gigantesque mouvement populaire embrase l’automne. Mais au pays de la « révolution institutionnalisée », la brutalité de l’état fait basculer les étudiants révoltés dans la clandestinité. L’issue en sera un massacre que le pouvoir occultera pendant des décennies.
Paco Ignacio Taibo était de ceux-là. Il racontee son histoire, celle du mouvement vécu de l’intérieur, de l’effervescence révolutionnaire et des espoirs les plus insensés à la chute brutale de toute une génération.

  • Les derniers exilés de Pinochet : des luttes clandestines à la transition démocratique ; Chili, 1984-1991 / Montanyà, Xavier- Marseille : Agone , impr. 2009. - 1 vol. (220 p.) : ill., couv. ill. ; 21 cm. - (Mémoires sociales)

Le 29 janvier 1990, alors que le général Pinochet s’apprête à céder la place à un président démocratiquement élu, une spectaculaire évasion a lieu dans une prison de Santiago. Les prisonniers politiques du Front patriotique Manuel Rodríguez (FPMR) viennent brutalement rappeler que, derrière les apparences de la « transition démocratique », les comptes de la dictature sont loin d’être réglés.
Xavier Montanyà retrace l’épopée de ces militants dont l’action de lutte armée – notamment l’attentat qui faillit abattre Pinochet en 1986 – joue un rôle décisif pour ébranler le régime sanglant des militaires. Ce n’est qu’à leur suite que viendront les tractations politiciennes, sous l’arbitrage plus ou moins discret des États-Unis.
Ayant refusé de s’en remettre à la clémence hypothétique d’une démocratie où l’ancien dictateur allait rester le chef des armées, les évadés d’hier, dont certains sont encore poursuivis par la justice, restent aujourd’hui les derniers exilés de Pinochet.

Éducation

  • La fabrique scolaire de l’histoire : illusions et désillusions du roman national / De Cock, Laurence, Picard, Emmanuelle, Marseille : Agone , impr. 2009. - 1 vol. (XXV-212 p.) : ill. ; 19 cm. - (Passé & présent) .

Depuis la Révolution française, l’enseignement de l’histoire est associé à la construction d’une « identité nationale ». En prenant la forme d’un récit ethnocentré, l’histoire scolaire devait permettre l’intégration de tous les futurs citoyens de la République, quelles que soient leurs identités originelles, dans un ensemble politique unique. Aujourd’hui, alors que la période est favorable à la reconnaissance des « identités plurielles », les exclus du roman national réclament l’ajustement des programmes scolaires et critiquent la fabrique scolaire de l’histoire vue comme un instrument de domination. Le moment est propice pour interroger la manière dont l’histoire scolaire est fabriquée. De fait, l’enseignement de histoire à l’école est le produit d’une chaîne de responsabilités dont il nous faut interroger chacun des maillons : pourquoi et comment apprendre l’histoire, et quelle histoire ? Car c’est une politique du passé qui s’exprime à travers ce montage. Une politique où la question d’une histoire commune et donc de l’universalité est en jeu.

Ethnologie

  • La société contre l’État : recherches d’anthropologie politique / Clastres, Pierre,. - [Paris] : les Éd. de Minuit , impr. 2011. - 1 vol. (185 p.) : couv. ill. ; 19 cm. - (Reprise (Paris) ; 21)

Dans cet ouvrage, l’auteur tente de montrer en quoi et comment l’organisation d’une société relève toujours d’une détermination politique. Pour Clastres, qui s’est fondé sur les observations des différentes tribus indiennes d’Amérique, l’absence de l’État, dans les sociétés primitives, n’équivaut pas à une absence du politique mais à une forme originale de sa présence : celle de l’effort constant que font ces sociétés sans État pour exorciser le pouvoir et mettre un frein à l’opposition qui existe entre les assujettis et ceux qui détiennent la force des armes et le pouvoir des mots clefs de la tribu.
Ce refus du clivage interne n’est cependant possible que parce qu’un autre clivage, une autre économie du symbolique s’imposent : la séparation radicale de la société d’avec le principe de son ordre. L’ordre social est soustrait à l’emprise des hommes et ceux-ci ne s’y conçoivent jamais comme les inventeurs de leur société. Si donc personne n’est soumis au pouvoir de l’un, c’est parce que tous sont soumis au grand autre

Histoire

  • Les ratonnades d’octobre : un meurtre collectif à Paris en 1961 / Levine, Michel, Auteur. - Paris : J.-C. Gawsewitch , impr. 2011. - 1 vol. (313 p.) : couv. ill. ; 23 cm. - (Coups de gueule) .

Octobre 1961. À Paris, en pleine guerre d’Algérie, Maurice Papon, préfet de police et grand manœuvre de la répression, instaure un couvre-feu pour les Algériens, citoyens français de seconde zone : chasse au faciès, interpellations systématiques, bouclages de quartiers, etc. Les conditions de vie deviennent infernales pour des milliers d’hommes et de femmes.
En protestation contre ces mesures qui rappellent l’occupation nazie, le F.N.L. organise le 17 octobre une manifestation pacifique. Papon planifie la répression. La machine à tuer est en marche…On retrouvera des cadavres dans la Seine.
Le crime commis, de la part des autorités et des médias, c’est le grand silence, le mutisme absolu qui durera 24 ans jusqu’à la publication en 1985 des Ratonnades d’octobre. Pour la 1re fois, un livre dévoile ce qui était ignoré de l’historiographie officielle ou soigneusement refoulé.

Théorie politique : Anarchisme

  • L’ autogestion : une idée toujours neuve. - Paris : Alternative Libertaire , DL 2010. - 1 vol. (115 p.) : ill. ; 18 cm

Qu’est-ce que l’autogestion ? Un aperçu des réalisations, des limites et des possibilités offertes par l’autogestion, que ce soit ans une période révolutionnaire (Russie 1917, Espagne 1936) ou dans la réalité des luttes actuelles (Lip 1973, Chiapas 1994, Argentine 2001, Québec 2003…)
Avec des analyses de Daniel Guérin, Franck Mintz, Charles Piaget, et de militant(e)s communistes libertaires et anarcho-syndicalistes du Canada, d’Italie, de France, d’Espagne, d’Argentine, de Suisse...

  • Les Conseils ouvriers / Pannekoek, Anton - Paris : Spartacus , DL 2010. - 1 vol. (260 p.) ; 21 cm. - (Les Conseils ouvriers ; 1)

« Conseils ouvriers, cela ne désigne pas une forme d’organisation fixe, élaborée une fois pour toutes et dont il resterait seulement à perfectionner les détails ; il s’agit d’un principe, le principe de l’autogestion ouvrière des entreprises et de la production... C’est une question de lutte pratique contre l’appareil de domination capitaliste. »

  • Qu’est-ce que l’anarchisme ?/ Berkman, Alexander, Puybonnieux, Aurélie, Traducteur. - Éd. revue et augmentée. - Montreuil : Éd. l’Échappée , DL 2010. - 1 vol. (391 p.) : couv. ill. ; 19 cm.

Cet ouvrage présente une explication de ce qu’est l’anarchisme . Dans un langage clair, Alexander Berkman activiste anarchiste, dénonce les grands maux de la société : travail salarié, gouvernement, guerre, religion, etc. Il montre comment le capitalisme et ses institutions d’oppression trouvent leur cohérence et endorment les consciences des populations qui les acceptent. Il expose les grands principes de l’anarchisme et décrit de manière rigoureuse le fonctionnement économique et politique d’une société libertaire. Ce livre permet à toutes et à tous de se faire une idée sérieuse et globale du pourquoi et du comment de l’anarchisme.

Théorie politique : Marxisme

  • Karl Marx : vie et oeuvre / Rühle, Otto - Genève : Entremonde , 2011. - 1 vol. (360 p.) ; 20 cm. - (Collection la Rupture ; 7) .

Otto Rühle (1874-1943) est une figure de proue de la gauche communiste, plus tard qualifiée de conseilliste, mais que Lénine préféra qualifier de maladie infantile du communisme pour son refus du parlementarisme et du syndicalisme. Ancien député social-démocrate, membre fondateur du Spartakusbund, puis délégué au conseil ouvrier et militaire de Dresde en 1918. Il s’opposa à Rosa Luxemburg sur la question des élections en s’affirmant pour l’auto-organisation du mouvement ouvrier et contre le parti.
Dans son Karl Marx (1928), Rühle retrace l’épopée intellectuelle et militante de Marx. Cette biographie est la parfaite introduction à Marx. Son œuvre philosophique, politique et économique y est largement citée, décortiquée et commentée. Rühle met en lumière les relations familiales et amicales parfois houleuses que Marx entretient avec les autres protagonistes du grand mouvement social du XIXe siècle.

Féminisme

  • Comment aider une victime de viol ou d’inceste : les conseils d’une écoutante / Nguyen, Swan. - Le Bouscat : l’Esprit du temps , impr. 2011. - 1 vol. (107 p.) : couv. ill. en coul. ; 21 cm. - (Santé mode d’emploi (Le Bouscat))

Emprunt d’une solide empathie, ce livre est un outil d’aide aux victimes de viol ou d’inceste pour des proches, parents ou amis. Les conseils et les attitudes sont très clairement expliqués pour permettre une aide efficace dans les moments si difficiles de l’après-traumatisme.
Le viol en France est encore trop fréquent, 75 000 femmes sont violées chaque année, que ce soit par des proches, des parents ou des inconnus et les structures d’aide sont trop peu accessibles. Ce livre est un maillon utile pour accompagner la victime vers une prise en charge nécessaire.

  • King Kong théorie / Despentes, Virginie - Paris : Librairie Générale Française , impr. 2007. - 1 vol. (151 p.) : couv. ill. en coul. ; 18 cm.

Dans cet ouvrage fortement autobiographique, Virginie Despentes poursuit son analyse entamée depuis "Baise-moi" ou encore "Les jolies choses", sur la place de la femme dans la société, sa difficulté à s’émanciper et des rôles (sclérosés) attribués aux hommes et aux femmes, à travers son propre vécu. Celui d’une punkette violée à l’âge de 17 ans par trois banlieusards qui la prennent en stop, prostituée occasionnelle sélectionnant ses clients sur minitel deux ans plus tard et enfin réalisatrice de Baise-moi qui connut les détracteurs et les censeurs. Mais aussi les réflexions inspirées par la lecture de grandes féministes américaines, méconnues en France, d’Angela Davis à Joan Rivière en passant par Gail Pheterson et Judith Butler Elle y explique comment "elle est devenue Virginie Despentes", tout en faisant voler en éclat les idées moralisatrices sur le viol, la prostitution ou la pornographie.

  • La place des femmes dans l’histoire : une histoire mixte. - Paris : Belin , DL 2010. - 1 vol. (415 p.) : ill. en noir et en coul., cartes, portr., graph., couv. ill. en coul. ; 29 cm. - (Guide Belin de l’enseignement) .

L’ouvrage propose une histoire des femmes et du genre dans le cadre des programmes scolaires d histoire.Chaque chapitre chronologique est composé d une première partie étudiant la place des femmes dans l époque étudiée ; une seconde partie est constituée de dossiers documentaires faisant le tour d une question liée à l histoire des femmes.

Mondialisation

  • Destruction massive : géopolitique de la faim / Ziegler, Jean - Paris : Éd. du Seuil , DL 2011. - 1 vol. (343 p.) ; 22 cm.

L’état de la faim dans le monde et des moyens de l’éradiquer par celui qui fut, pendant près de dix ans, en charge du dossier auprès du Secrétaire général de l’ONU.
Toutes les trois secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de malnutrition, tandis que des dizaines de millions d’autres, et leurs parents avec eux, souffrent de la faim et de ses terribles conséquences physiques et psychologiques. Et pourtant, nous le savons aussi, l’agriculture d’aujourd’hui serait en mesure de nourrir 12 milliards d’êtres humains. Nulle fatalité, donc. Mais comment en sortir ? D’abord, prendre conscience des dimensions exactes du problème : un état des lieux documenté, mais vibrant de la connaissance du terrain, ouvre le livre. Comprendre ensuite les raisons de l’échec des moyens mis en œuvre depuis la Deuxième Guerre mondiale pour éradiquer la faim. Puis identifier les ennemis du droit à l’alimentation. Enfin, bien comprendre les deux grands mécanismes à travers lesquels progresse la faim aujourd’hui : la production d’agro-carburants et la spéculation sur les biens agricoles. Mais l’espoir est là, qui s’incarne dans le travail quotidien de ceux qui, ici et là, dans les zones dévastées, occupent les terres et imposent le droit à l’alimentation à l’ordre du monde.

Théorie critique

  • La trahison des éditeurs / Discepolo, Thierry. - Marseille : Agone , impr. 2011. - 1 vol. (205 p.) : graph. ; 21 cm. - (Contre-Feux) .

La grande absente des analyses du rôle de l’industrie des relations publiques dans l’« éternel combat pour le contrôle des esprits » est sans doute l’édition. Pourtant, comme les autres médias, l’édition est depuis longtemps aux mains de grands groupes, souvent les mêmes. Et elle remplit la même fonction dans le maintien de l’ordre idéologique. Suivant la même logique de croissance par acquisition qui prépare la suivante, les grands éditeurs perpétuent l’existence d’un type d’acteur qui, du seul fait de sa taille et de son mode d’organisation, forge un monde social et économique face auquel les idées de changement ne pèsent pas grand-chose. La distinction artificielle entre « groupe de communication » et « groupe éditorial » dissimule le rôle de ces entreprises dans une société à caractère de masse : transformer les lecteurs en consommateurs et limiter la capacité d’agir du plus grand nombre.

  • Polémiques et antidotes : contre certains mythes et mantras "gauchistes" (2002-2010) /Ni patrie ni frontières . - Paris : Ni patrie ni frontières , 2011. - 467 p..

Ce volume présente des textes publiés dans la revue Ni patrie ni frontières entre 2002 et 2007. Les articles rassemblés dans ce recueil sont liés à des questions débattues dans les milieux d’extrème gauche, d’ultragauche, anarchistes ou libertaires : le citoyennisme, la laïcité, les mouvements antiguerre, les émeutes de 2005, le rôle des bureaucraties syndicales...

  • Divertir pour dominer : la culture de masse contre les peuples / Offensive libertaire et sociale, - Montreuil : Éd. L’échappée , DL 2010. - 1 vol. (268 p.) : couv. ill. en coul. ; 19 cm. - (Pour en finir avec)

Le développement de la culture de masse a entraîné l’érosion des formes autonomes de culture populaire et la dissolution des liens sociaux au profit d’un monde artificiel d’individus isolés, fondement de la société de consommation.
Le capitalisme ne peut donc être réduit à un système d’exploitation économique, il représente un « fait social total ». Il ne tient que sur l’intériorisation d’un imaginaire et grâce au développement d’une culture du divertissement permanent. Cette uniformisation des comportements et des aspirations se présente comme l’affranchissement de toutes les contraintes (sociales, spatiales, temporelles, etc.). Survalorisée et triomphante, la culture de masse (séries américaines, nouvelles technologies, football, jeux vidéos, etc.) trouve des défenseurs même chez les intellectuels dits contestataires. Il est donc urgent et nécessaire de mener une critique intransigeante du mode de vie capitaliste et de démontrer comment notre civilisation du loisir participe à la domestication des peuples.

  • Engagements : chroniques & autres textes, 2000-2010 / Accardo, Alain, - Marseille :Agone , impr. 2011. - 1 vol. (310 p.) ; 21 cm. - (Contre-Feux) .

Réunit des articles inédits ou parus précédemment dans diverses revues et publications, 2000-2010

Cet ensemble de textes – dont certains sont déjà parus (notamment dans La Décroissance ou Le Sarkophage), d’autres inédits ou introuvables – constitue à la fois un exercice d’analyse de l’actualité politique entre marxisme et sociologie critique, une critique des médias comme instruments de propagande, une socio-analyse des classes moyennes et de leur fonction dans la reproduction de l’ordre social. Pour l’auteur, cette démarche prend sa source au moment de la guerre d’Algérie, alors qu’en jeune étudiant en philo il rencontre Pierre Bourdieu et participe à sa première enquête de terrain.

  • Un futur sans avenir : pourquoi il ne faut pas sauver la recherche scientifique / Oblomoff, - Montreuil : Éd. l’Échappée , DL 2009. - 1 vol (126 p.) : couv. ill. en coul. ; 19 cm. - (Pour en finir avec (Paris. 2005)) .

« Nous appelons à établir les liens encore possibles entre toutes les personnes qui, issues ou non du milieu scientifique, entendent résister en acte à l’avancée de la technoscience. La question n’est pas de rapprocher la science du citoyen, mais de casser la logique de l’expertise, de dénoncer le mensonge de la neutralité de la recherche et d’empêcher la science contemporaine de contribuer, au jour le jour, à détruire la politique en la transformant en une affaire technique. »

Histoire ouvrière

  • L’ émancipation des travailleurs : une histoire de la Première Internationale / Léonard, Mathieu, Auteur. - Paris : la Fabrique éd. , impr. 2011. - 1 vol. (411 p.-[8] p. de pl.) : ill. ; 20 cm. En appendice, choix de documents - Bibliogr. p. 405-411 .

Huit ans : c’est ce qu’a duré l’Association internationale des travailleurs, plus connue sous le nom de première Internationale. Une vie brève donc, et pourtant c’est tout un monde qui change avec la Commune de Paris pour pivot. Entre le meeting fondateur au St Martin’s Hall de Londres en septembre 1864, et le congrès de la scission, à la Haye, en septembre 1872, on passe d’un timide réseau d’entraide ouvrière à une organisation internationale qui parle ouvertement de révolution sociale. En partant d’un conglomérat hétérogène de syndicalistes anglais, d’artisans mutuellistes français et de communistes allemands, on voit surgir en chemin de grandes figures du mouvement ouvrier comme le Belge César De Paepe et le Français Eugène Varlin, et l’on assiste à la formation des courants marxistes, anarchistes et sociaux-démocrates. Pour finir, les épisodes se succèdent dans la lutte entre les « autoritaires » autour de Karl Marx et les « anti-autoritaires » autour de Michel Bakounine, lutte qui finira par faire éclater l’Internationale.
Bien des questions qui sont les nôtres sont déjà posées dans les congrès de la première Internationale, dans les luttes qu’elle a menées et dans les querelles dont elle a fini par mourir.

Présentation-débat du livre

  • La grève généralisée en France : mai-juin 68 / Informations correspondance ouvrières, - Paris : Spartacus-Les Amis de Spartacus , impr. 2007. - 1 vol. (110 p.) ; 21 cm. - (Spartacus. Série B ; 172)

Cette brochure a été écrite à chaud par des militants ayant choisi depuis des années de mettre en commun leurs expériences de la lutte de classe dans l’entreprise et les réflexions qu’elles leur inspiraient.
Après une brève description de la France de l’époque, ils donnent des exemples des formes d’actions et d’organisation qu’ont adoptées les étudiants et les salariés, montrent ce qu’elles pouvaient avoir d’éphémère, mais aussi annoncer comme tendances durables.
Ils mettent également en lumière ce qu’ont été les stratégies des principaux syndicats, ce qu’elles révèlent de leur rôle réel dans la société.
Enfin, ils montrent ce que sera le débouché inévitable d’une grève générale prolongée dans un pays où l’essentiel de la production est désormais assurée par des salariés : ceux-ci, pour maintenir en activité les services qui sont nécessaires à leur existence quotidienne, pour assurer leur ravitaillement et celui de la population en générale, seront conduits à remettre en route les entreprises, à leur façon et selon leur propre organisation.

Syndicalisme

  • IWW : le syndicalisme révolutionnaire aux Etats-Unis / Portis, Larry, Auteur. - [2ème édition]. - Spartacus, 2003. - 1 vol. (173 p.) : ill., couv. ill. ; 21 cm. - (Spartacus. Série B ; 166) .

C’est en 1905 que naquirent les Industrial Workers of the World, une fédération syndicale fondée sur le regroupement par branche. Les I. W. W. adoptèrent des principes syndicalistes-révolutionnaires, comparables à ceux de la Charte d’Amiens, et des méthodes d’action directe – grève ou sabotage si nécessaire – plutôt que négociation entre responsables syndicaux et patrons. Pendant plus de dix ans, ils animèrent de très nombreuses luttes à travers les États-Unis.
Internationalistes convaincus, ils s’opposèrent à la participation des États-Unis à la Première guerre mondiale et se heurtèrent alors à une répression meurtrière. Même s’ils existent encore, les I. W. W. n’ont depuis lors plus pu mobiliser un nombre significatif de travailleurs, mais leurs principes – un seul syndicat pour tous les salariés – et les formes qu’ils ont données à leurs actions ont continué à influencer les luttes sociales aux États-Unis.

Sociologie

  • Le petit-bourgeois gentilhomme : sur les prétentions hégémoniques des classes moyennes /Accardo, Alain - Édition augmentée et actualisée. - Marseille : Agone , impr. 2009. - 1 vol. (152 p.) ; 21 cm. - (Contre-Feux) .

L’immense majorité semble communier spontanément dans une culture où le marketing des désirs solvables a substitué à tout autre devoir celui de se faire plaisir. En d’autres termes, le système capitaliste ne fonctionne pas seulement par l’exploitation et l’oppression mais aussi par l’adhésion de la plupart au système qui les exploite, les spolie et les opprime, c’est-à-dire qu’il fonctionne à l’aliénation psychologique et morale, entretenue par des espérances de succès individuel le plus souvent fallacieuses. Nos luttes ne doivent pas se livrer seulement aux niveaux politique et économique mais doivent s’accompagner d’un autre combat, tout aussi nécessaire, dont l’enjeu est la réappropriation par chacun de sa propre subjectivité. On peut appeler ce travail une « socioanalyse », en ce sens qu’il a pour objet la mise à jour et la maîtrise de l’« inconscient social » que notre socialisation a incorporé et qui conditionne notre adhésion spontanée à l’ordre établi.

Écologie

  • Petit traité de la décroissance sereine / Latouche, Serge, Auteur. - [Paris] : Éd. Mille et une nuits , impr. 2007. - 1 vol. (171 p.) : couv. ill. en coul. ; 15 cm. - (Les Petits libres ; n°70) .

« La décroissance n’est pas la croissance négative. Il conviendrait de parler d’"a-croissance", comme on parle d’athéisme. C’est d’ailleurs très précisément de l’abandon d’une foi ou d’une religion (celle de l’économie, du progrès et du développement) qu’il s’agit.
S’il est admis que la poursuite indéfinie de la croissance est incompatible avec une planète finie, les conséquences (produire moins et consommer moins) sont encore loin d’être acceptées. Mais si nous ne changeons pas de trajectoire, la catastrophe écologique et humaine nous guette. Il est encore temps d’imaginer, sereinement, un système reposant sur une autre logique : une "société de décroissance"

Société

  • Partie remise : le mouvement social de l’automne 2010. - Paris : Éd. d’Alternative libertaire , DL 2011. - 1 vol. (107 p.-XVI p. de pl.) : ill. en n. et bl., couv. ill. en coul. ; 18 cm.

Le mouvement social de l’automne 2010 fut parmi les plus forts de ces dernières années. Portant le fer sur les retraites, il a réussi à poser des questions aussi centrales que celles du blocage de l’économie, de la grève générale et de la redistribution des richesses.
S’appuyant sur des actions directes de masse : blocages de dépôts de carburant, solidarité physique sur les piquets de grève, barrages d’axes de communication, encerclements de zones industrielles…, ayant vu des convergences interprofessionnelles locales se dessiner, ce mouvement, malgré la défaite, est riche d’opportunités et de perspectives ouvertes pour les collectifs militants. Sont rassemblés dans ce recueil les analyses et articles produits et diffusés par les militantes et militants d’Alternative libertaire pendant le mouvement de l’automne 2010, ainsi qu’une chronologie des événements et de nombreux textes inédits."

DVD

  • Disparaissez les ouvriers !/ Thépénier, Christine ; Priester, Jean-François. - Arcueil : Iskra ; Garanti sans pigeon, 2011. - 89min.

Durant plus de 150 jours, les ouvriers de Legre-Mante, ont occupé " !eur" usine leader sur le marché mondial d’acides tartriques pour dénoncer une liquidation frauduleuse, manifester leur colère et réclamer justice. Ils n’ont rien obtenu de ce qu’ils demandaient et ont perdu aussi le procès en appel de la décision du tribunal de commerce qui avait prononcé la liquidation judiciaire.
Pourtant, quand on voit l’état d’abandon des bâtiments et des ateliers, pas besoin de beaucoup d’explications pour comprendre dans quelles conditions travaillaient les ouvriers de Legre-Mante. Pas besoin non plus de beaucoup de preuves pour penser que cette fermeture était planifiée depuis longtemps et cela pour des questions de profit à court terme (en l’occurrence la vente du terrain idéalement situé face à la mer au pied du futur parc des calanques à Marseille).
Dans cet incroyable "décor" les ouvriers apparaissent soudain comme les derniers survivants d’un monde que les spéculateurs voudraient voir disparaître.

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