Une tribune pour les luttes

L’intersyndicale des organisations de retraité.e.s communique :

Pour la mise en place d’un Pôle public du médicament

Article mis en ligne le dimanche 21 février 2021

Il n’est pas acceptable qu’une société comme Sanofi, qui a largement bénéficié de subventions et d’aides de l’État pour développer la recherche et vu ses profits augmenter de 340 % en 2020, annonce en pleine pandémie la suppression de 1700 emplois, dont 400 de chercheurs. Et ce, après avoir reçu la visite du Président de la République et même ses félicitations quand, en même temps, elle continuait de distribuer généreusement des dividendes à ses actionnaires. Le gouvernement doit intervenir pour préserver le potentiel de recherche de cette société en l’obligeant à revenir sur cette décision, affirment les retraité-es qui demandent qu’un Pôle public du médicament soit mis en place.

Sous le titre "Un vaccin disponible pour toutes et tous le plus tôt possible", l’intersyndicale rappelle que, dans le contexte particulièrement anxiogène généré par la pandémie, la découverte et la production de vaccins, surs et efficaces, contre la Covid 19 sont vécues comme le seul espoir de voir la situation s’améliorer. Au-delà des débats sur la nature et l’efficacité de chacun des vaccins, c’est la campagne de vaccination qui nous inquiète gravement.
Il semble que la stratégie de « vaccination progressive » annoncée par le gouvernement, masque une situation dramatique de pénurie d’approvisionnement des vaccins. Nos organisations, dans les départements, nous rapportent en effet les difficultés rencontrées tant par les salariés assurant des missions essentielles de service public, particulièrement les personnels de santé, que par les retraité·e·s âgé.e.s de plus de 75 ans qui le souhaitent, pour obtenir des rendez-vous et, a fortiori, pour se faire vacciner.
• Il est de la responsabilité du gouvernement de créer les conditions d’un approvisionnement suffisant en vaccins pour l’ensemble de la population.
• Il nous paraît également indispensable de multiplier les centres de vaccination et de les doter de personnels qualifiés suffisants afin que l’accès soit possible pour les personnes âgées isolées et éloignées des lieux de vaccination.
Face à une épidémie mondiale qui ne pourra être surmontée que si l’ensemble des pays bénéficient de la vaccination, il apparaît que les pays les plus riches ont préempté 90 % de la production des vaccins agréés de l’année 2021.
• Le gouvernement doit agir afin que les brevets attachés aux vaccins contre la Covid 19 soient considérés comme des biens publics internationaux afin qu’ils puissent être produits en France et dans tous les pays où cela est possible et répartis équitablement.
Par ailleurs, il n’est pas acceptable qu’une société comme Sanofi, qui a largement bénéficié de subventions et d’aides de l’État pour développer la recherche et vu ses profits augmenter de 340 % en 2020, annonce en pleine pandémie la suppression de 1700 emplois, dont 400 de chercheurs. Et ce, après avoir reçu la visite du Président de la République et même ses félicitations quand, en même temps, elle continuait de distribuer généreusement des dividendes à ses actionnaires.
• Le gouvernement doit intervenir pour préserver le potentiel de recherche de cette société en l’obligeant à revenir sur cette décision.
• Nous demandons qu’un Pôle public du médicament soit mis en place. Dans cette situation de pénurie, les différentes générations sont mises en concurrence, y compris par les pouvoirs publics, et les retraité·e·s sommé.e.s de renoncer à leur espérance de vie. C’est inacceptable, insoutenable moralement et dangereux pour la cohésion sociale.
Pour éviter cette perspective dramatique, la pénurie de vaccins et les dysfonctionnements de l’organisation des campagnes de vaccination doivent être surmontés au plus vite.
Paris, le 16 février 2021
il n’est pas acceptable qu’une société comme Sanofi, qui a largement bénéficié de subventions et d’aides de l’État pour développer la recherche et vu ses profits augmenter de 340 % en 2020, annonce en pleine pandémie la suppression de 1700 emplois, dont 400 de chercheurs. Et ce, après avoir reçu la visite du Président de la République et même ses félicitations quand, en même temps, elle continuait de distribuer généreusement des dividendes à ses actionnaires.
• Le gouvernement doit intervenir pour préserver le potentiel de recherche de cette société
en l’obligeant à revenir sur cette décision.
• Nous demandons qu’un Pôle public du médicament soit mis en place.
Dans cette situation de pénurie, les différentes générations sont mises en concurrence, y compris par les pouvoirs publics, et les retraité·e·s sommés de renoncer à leur espérance de vie. C’est inacceptable, insoutenable moralement et dangereux pour la cohésion sociale.
Pour éviter cette perspective dramatique, la pénurie de vaccins et les dysfonctionnements de l’organisation des campagnes de vaccination doivent être surmontés au plus vite.
Paris, le 16 février 2021

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