Une tribune pour les luttes

dimanche 18 avril 2021

MARSEILLE

15 h

ATTENTION : 15H Porte d’Aix, 13001

CADSA Marseille

Avril 2001-Avril 2021, il y a 20 ans le pouvoir algérien a assassiné 127 jeunes en Kabylie

Rassemblement Hommage

18 avril 2001 - 18 avril 2021, il y a 20 ans, jour pour jour, le jeune GUERMAH Massinissa est tué d’une rafale de kalashnikov dans les locaux de la brigade de la gendarmerie nationale à Beni Douala en Kabylie.
Au lieu de prendre immédiatement les mesures qui s’imposent (suspension des éléments de cette brigade, ouverture d’une enquête, ..) Le pouvoir de Bouteflika par la voix de son Sinistre de l’Intérieur, Mohamed Lyazid Zerhouni, déclara le lendemain de ce crime que le jeune Massinissa était un voyou qu’on venait d’arrêter, alors que la victime était un élève d’une classe de Terminale qui préparait assidûment son examen de baccalauréat.
Cette provocation a déclenché une vague de manifestations à travers toute la Kabylie. Et la réponse du pouvoir fut la mitrailleuse lourde et les balles explosives. 127 jeunes manifestants furent tués par balles et on dénombre plus de 1000 blessés dont la plupart sont devenus des handicapés à vie.
La commission d’enquête diligentée par Bouteflika et présidée par le juriste feu Mohand Issaad dont le rapport fut remis au Président a documenté, entre autres, les deux points importants suivants :
1) L’expertise balistique indique que la plupart des victimes ont reçu des balles dans la partie supérieure du corps et dans le dos.
2) Même si on ne connaît pas l’identité du responsable qui a donné l’ordre d’ouvrir le feu sur tout le territoire d’une région équivalente en superficie à la région PACA, mais aucun responsable de l’État Algérien n’a donné l’ordre de cesser le feu devant la multiplication du nombre de victimes
Le rapport de la commission Mohand Issaad est mis aux oubliettes. Les responsables ne furent nullement inquiétés. Le Sinistre de l’Intérieur, Mohamed Lyazid Zerhouni et le commandant en chef de la Gendarmerie Nationale Le Genéral - Major Ahmed Boustila ont quitté ce bas monde plusieurs annés après la répression de ce qui est convenu d’appeler le printemps noir. Ils furent enterrés avec les honneurs de la République.
La propagande du pouvoir a fait que le vent de révolte soulevé par ce massacre fut contenu essentiellement en Kabylie.
20 ans après, le pouvoir demeure toujours le même. Mais un soulèvement populaire sur tout le territoire algérien ébranle la citadelle de ce pouvoir que nous croyons invincible. Les revendications du mouvement populaire en cours en Algérie furent déjà consignées dans la plate forme élaborée à l’époque par le mouvement citoyen de Kabylie.
Notre désir est l’aboutissement du soulèvement populaire en cours pour enfin rendre justice aux victimes du printemps noir.

Pour commémorer ce triste anniversaire, pour l’articuler au vent de contestation qui souffle à présent en Algérie, le Collectif pour une Alternative Déocratique en Algérie (Cadsa-Marseille) appelle à
RASSEMBLEMENT - HOMMAGE
DIMANCHE 18 AVRIL À 15H
RENDEZ-VOUS À LA PORTE D’AIX

Et tous les vendredis, de 18h à 20h, le Hirak sur Radio Galère, 88.4 fm.

P.-S.

cadsa.marseille chez gmail.com
https://www.facebook.com/algeriecadsamarseille

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