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Vendredi 23 octobre 2009
Philippe Rey, préfet des Pyrénées-Atlantiques, n’aime pas qu’on lui parle de Vichy, et… qu’on affiche le sort fait aux sans-papiers
On connaissait la propension du préfet des Pyrénées-Atlantiques à porter plainte pour outrage contre les citoyens qui comparent la politique du gouvernement et du ministre Besson vis-à-vis des sans-papiers avec celle qui avait cours aux temps du régime de Vichy.
Voici que le vétilleux préfet, soutenu par le Bloc identitaire (groupuscule d’extrême droite), s’en prend [article Sud Ouest] à une fresque en faveur des sans-papiers reconduits à la frontière, peinte sur le mur des anciennes pissotières publiques de Billère (64). Le préfet, dénonçant le manque de neutralité du maire PS Jean-Yves Lalanne, a demandé au tribunal administratif de Pau de cacher à la vue du public le "mur des expulsés". Le juge des référés lui a donné tort. Mauvais joueur, le préfet Rey [qui vient de faire une entrée remarquée sur le site du webmestre du Codedo] a de nouveau saisi le tribunal.
Avec toutes les photos :
http://www.educationsansfrontieres.org/article22194.html
Inauguration d’ « un mur des expulsés » à Billère, Pyrénées-Atlantiques.
Le maire de Billère, ville de 14 000 habitants de la banlieue de Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, a pris la décision de faire réaliser par des peintres une fresque murale extérieure destinée à rappeler le souvenir des enfants expulsés du département avec leurs parents étrangers en situation irrégulière.
Cette fresque a été inaugurée samedi 5 septembre en fin de matinée sous un magnifique soleil, devant une foule nombreuse de plusieurs centaines de personnes sensibilisées au sort de ces familles par le réseau éducation sans frontières du département. De nombreux élus de plusieurs communes étaient présents ainsi que des représentants d’associations, de syndicats et de partis politiques.
Toute la presse locale, écrite, parlée et télévisuelle était présente et a rendu compte largement de cet événement.
Trois interventions ont présenté le contexte et la raison de la commande de cette fresque : Isabelle Larrouy, porte parole de RESF 64, la députée-maire socialiste de Pau, Martine Lignières-Cassou, et le maire de Billère, Jean-Yves Lalanne.
Le local de la Police Aux Frontières est installé sur le territoire de sa commune…
Un quarteron de nazillons identitaires venus de Bordeaux (210 kilomètres) a tenté de troubler la cérémonie. Ils ont été rapidement réduits au silence.
Cette initiative est remarquable. Elle n’exonère pas les élus municipaux (il ne s’agit pas de J.Y. Lalanne qui agit aussi par ailleurs en liaison avec RESF) de se montrer plus actifs dans la défense de leurs jeunes concitoyens étrangers chassés des écoles et du pays par une politique indigne.
RESF 64
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