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CODEDO

Philippe Rey, préfet des Pyrénées-Atlantiques, n’aime pas qu’on lui parle de Vichy, et… qu’on affiche le sort fait aux sans-papiers

Article mis en ligne le samedi 24 octobre 2009

Avec les photyos et les liens

http://codedo.blogspot.com/2009/10/...

Vendredi 23 octobre 2009

Philippe Rey, préfet des Pyrénées-Atlantiques, n’aime pas qu’on lui parle de Vichy, et… qu’on affiche le sort fait aux sans-papiers

On connaissait la propension du préfet des Pyrénées-Atlantiques à porter plainte pour outrage contre les citoyens qui comparent la politique du gouvernement et du ministre Besson vis-à-vis des sans-papiers avec celle qui avait cours aux temps du régime de Vichy.

Voici que le vétilleux préfet, soutenu par le Bloc identitaire (groupuscule d’extrême droite), s’en prend [article Sud Ouest] à une fresque en faveur des sans-papiers reconduits à la frontière, peinte sur le mur des anciennes pissotières publiques de Billère (64). Le préfet, dénonçant le manque de neutralité du maire PS Jean-Yves Lalanne, a demandé au tribunal administratif de Pau de cacher à la vue du public le "mur des expulsés". Le juge des référés lui a donné tort. Mauvais joueur, le préfet Rey [qui vient de faire une entrée remarquée sur le site du webmestre du Codedo] a de nouveau saisi le tribunal.


Avec toutes les photos :

http://www.educationsansfrontieres.org/article22194.html

Inauguration d’ « un mur des expulsés » à Billère, Pyrénées-Atlantiques.

Le maire de Billère, ville de 14 000 habitants de la banlieue de Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, a pris la décision de faire réaliser par des peintres une fresque murale extérieure destinée à rappeler le souvenir des enfants expulsés du département avec leurs parents étrangers en situation irrégulière.

Cette fresque a été inaugurée samedi 5 septembre en fin de matinée sous un magnifique soleil, devant une foule nombreuse de plusieurs centaines de personnes sensibilisées au sort de ces familles par le réseau éducation sans frontières du département. De nombreux élus de plusieurs communes étaient présents ainsi que des représentants d’associations, de syndicats et de partis politiques.

Toute la presse locale, écrite, parlée et télévisuelle était présente et a rendu compte largement de cet événement.

Trois interventions ont présenté le contexte et la raison de la commande de cette fresque : Isabelle Larrouy, porte parole de RESF 64, la députée-maire socialiste de Pau, Martine Lignières-Cassou, et le maire de Billère, Jean-Yves Lalanne.

Le local de la Police Aux Frontières est installé sur le territoire de sa commune…

Un quarteron de nazillons identitaires venus de Bordeaux (210 kilomètres) a tenté de troubler la cérémonie. Ils ont été rapidement réduits au silence.

Cette initiative est remarquable. Elle n’exonère pas les élus municipaux (il ne s’agit pas de J.Y. Lalanne qui agit aussi par ailleurs en liaison avec RESF) de se montrer plus actifs dans la défense de leurs jeunes concitoyens étrangers chassés des écoles et du pays par une politique indigne.

RESF 64

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2 Messages

  • Le 24 octobre 2009 à 11:25, par Christiane

    Intervention de Police aux Restos du Coeur

    « Les lieux où sont soignés, alimentés, hébergés les personnes en situation de détresse, ne sauraient être la cible d’une politique de contrôle et d’interpellation » - Allocution aux associations apportant une aide humanitaire aux étrangers en situation irrégulière de Monsieur Eric Besson, le 17 juillet 2009.

    Malgré ces engagements, les forces de police sont intervenues sur un des sites de distribution de rue des Restaurants du Cœur le mercredi 14 octobre 2009, place des Emmurés à Rouen où elles ont procédé à partir de 20h45 au contrôle et à l’interpellation d’une dizaine de bénéficiaires.

    Comme chaque jour de la semaine, les bénévoles des Camions du Cœur de Rouen étaient arrivés sur place vers 20h30 afin de procéder à la distribution de repas et de produits d’hygiène et de protection contre le froid.

    Comme nous ne cessons de l’expliquer aux autorités gouvernementales, ces interventions policières ont des conséquences désastreuses car elles sapent le travail de milliers de bénévoles et de professionnels œuvrant tous les jours pour garantir le minimum vital des personnes à la rue.

    Pire, l’intervention de la police sur des sites humanitaires risque de briser le lien avec les personnes les plus vulnérables en les éloignant de l’aide humanitaire.

    Cinq jours après les faits, les Restaurants du Cœur regrettent vivement le silence du Ministre de l’Immigration auquel ils ont fait part de leurs doléances.

    Les Restaurants du Cœur en appellent une nouvelle fois au Gouvernement pour qu’il respecte définitivement ses engagements afin de sanctuariser les lieux d’aide humanitaire sur le territoire national.

    • Le 24 octobre 2009 à 14:47, par

      Les mots ont un sens, par Napakatbra

      Sans-papiers : Les Restos du Coeur pris pour cible

      21 octobre 2009

      Affamés, ils étaient venus manger. Ils sont repartis menottés dans un fourgon de police. Mercredi dernier, une dizaine de sans-papiers ont été interpellés sur un site de distribution des Restos du Coeur, à Rouen.

      Des Afghans renvoyés par avion dans leur pays, en guerre. Des Français (de parents français) déchus de leur nationalité. Des sans-papiers arrêtés par leur banquier. Des enfants enfermés par dizaines. Des citoyens poursuivis pour "aide au séjour irrégulier". La saga continue...

      Selon un communiqué des Restos du Coeur, mercredi 14 octobre 2009 à 20h45, place des Emmurés à Rouen, alors que les bénévoles de l’association commençaient à distribuer repas et autres produits d’hygiène et de protection contre le froid, les forces de police ont débarqué. Elles ont procédé au contrôle et à l’arrestation d’une dizaine de bénéficiaires sans-papiers.

      L’aide humanitaire en question

      "L’intervention de la police sur des sites humanitaires risque de briser le lien avec les personnes les plus vulnérables en les éloignant de l’aide humanitaire [...] Cinq jours après les faits, les Restaurants du Coeur regrettent vivement le silence du Ministre de l’Immigration auquel ils ont fait part de leurs doléances" a déclaré l’association, qui en appelle "une nouvelle fois au Gouvernement pour qu’il respecte définitivement ses engagements afin de sanctuariser les lieux d’aide humanitaire sur le territoire national". Car ce n’est malheureusement pas la première fois que des sites d’aide humanitaire sont pris pour cible (aux Restos du Coeur ou chez les compagnons d’Emmaüs).

      Promesses non respectées

      "Les lieux dans lesquels est apportée l’aide humanitaire doivent être en quelque sorte sanctuarisés, afin de bien marquer le caractère inconditionnel de cette aide. Les lieux où sont soignés, alimentés, hébergés les personnes en situation de détresse, ne sauraient être les cibles d’une politique de contrôle et d’interpellation pour les forces de police et de gendarmerie" avait pourtant solennellement affirmé le 17 juillet 2009 le ministre de l’immigration, Eric Besson.

      L’humanisme attendra...

      "Aujourd’hui, c’est la chasse à l’ours. Où cours-tu le lapin ? Tu ne risques rien ! - Eh, t’es con ! J’ai pas mes papiers !" Coluche, reviens ! Ils sont devenus fous...

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