Une tribune pour les luttes

Nouvelles acquisitions

Le Bulletin de la Médiathèque de Mille Bâbords n°7

Mai 2012

contact-biblio chez millebabords.org

Permanences : le lundi de 14 à 17 h / le jeudi de 15 à 19 h

Abonnement 8 euros (ou plus par soutien). Gratuit pour les adhérents à Mille Bâbords.

I. Nous avons reçus

II. Les précédents bulletins

III. Principe de fonctionnement de la médiathèque

pour voir le catalogue en ligne


Nous avons reçu...

Écologie politique

  • La décroissance : dix questions pour comprendre et débattre / Denis Bayon, Fabrice Flipo et François Schneider - La Découverte, 2012

La décroissance désigne une mouvance intellectuelle et militante qui estime que la crise climatique et les impasses du modèle capitaliste ne pourront être surmontées qu’au prix de l’abandon du modèle de développement productiviste et de ses fondements : le culte fétichiste de la croissance et la croyance aveugle dans les bienfaits des progrès technoscientifique. « Doux rêve », « dangereuse utopie », « projet réactionnaire », on a tout entendu à propos de la décroissance, qui suscite souvent une condescendance amusée ou une méfiance instinctive de la part du monde politique traditionnel ou du monde intellectuel.
Ce livre brise les malentendus et préjugés les plus répandus sur la décroissance, et s’efforce de faire naître un débat sérieux et argumenté à son propos.

  • Usurpations contre nature : Terre à terre / Ruth Stegassy - Actes Sud et France Culture, 2012

Un constat d’autant plus criant que nous nous refusons à ouvrir les yeux ! C’est pourtant « à l’œil nu », autour de nous comme partout ailleurs, que nous pouvons observer la dégradation de nos territoires. Aucun continent n’est épargné : trop de paysages uniformisés (cultures extensives, architectures-carcans), trop d’eaux raréfiées et domptées (barrages, berges ne retenant plus la végétation), trop de terres épuisées (déforestation, monocultures) et colonisées (parkings et échangeurs envahissants), trop de territoires empoisonnés (défoliants, pesticides, radioactivité), trop de zones contrôlées (approvisionnements centralisés) ou interdites (sites industriels, nucléaires et militaires), de ressources pillées (poissons, minerais…) et piratées (ressources végétales)…
Beaucoup de ces désastres humains, économiques, sanitaires sont peu, voire pas connus du public, et leurs origines, leurs modes opératoires et leurs conséquences souvent mal décryptés. Mais plus invisibles encore sont ceux qui, seuls ou en petits groupes, luttent contre ces atteintes.
A partir des entretiens qu’elle anime depuis 10 ans dans son émission « Terre à terre » (France Culture), Ruth Stegassy, avec ce 1er volume, propose une lecture cohérente, lucide et critique de nos territoires, des altérations qu’ils subissent et des déséquilibres de tous ordres qui se multiplient.

  • L’égalité animale expliquée aux humain-es / Peter Singer- Tahin Party, 2011

5e édition

Des milliards d’animaux sont tués chaque année en France, sous le simple prétexte de traditions culinaires.
Pourtant, puisque tous les animaux, humain-es ou non, peuvent souffrir et veulent l’éviter, ne serait-il pas juste de considérer également leurs intérêts à vivre et à vivre bien ? Cette égalité ne doit-elle pas concerner l’ensemble des être sensibles ?

Économie

  • Crises / Léon de Mattis - Entremonde, 2012

En octobre 2008, le système financier mondial a failli s’écrouler. Depuis, la crise financière s’est muée en une crise de la dette publique qui s’aggrave de semaines en semaines. Le fonctionnement de l’économie, à l’heure actuelle, repose la croyance en la capacité des États à maintenir la valeur de la valeur. Que cette croyance s’effondre et le système périt.
Crises saisit l’occasion de la crise pour poser une question que les économistes évitent toujours : pourquoi l’argent vaut-il quelque chose plutôt que rien ? Répondre à cette question c’est s’interroger sur les fondements de la valeur dans le capitalisme. À l’heure où beaucoup s’indignent de la situation actuelle en croyant naïvement que l’on pourrait revenir à l’économie « régulée » des lendemains de la seconde guerre mondiale, il faut rappeler que le rapport social capitaliste ne peut être combattu qu’en s’attaquant à sa racine.
Tant qu’il y aura de l’argent, il n’y en aura pas assez pour tout le monde.

  • Les SEL, une utopie anticapitaliste en pratique / Smaïn Laacher - la Dispute, 2003

Des monnaies locales (LETS anglo-saxons, nodos argentins, SEL français…) se sont développées depuis les années 1980 à l’initiative de collectifs qui les emploient pour échanger produits et services. Certes, le volume des échanges réalisés, le nombre d’individus qui les utilisent peuvent sembler dérisoires en regard des performances de l’économie officielle. Mais leur intérêt principal est ailleurs.
Smaïn Laacher, sociologue, chercheur au Centre d’étude des mouvements sociaux, présente l’aventure française des SEL, la compare aux expériences similaires, en analyse la signification. Les divers systèmes de monnaie locale possèdent des traits communs — au premier chef, le refus que l’argent commande l’ensemble des rapports humains — qui en font un monde « à part ». Ces systèmes n’en sont pas moins dépendants et partiellement conditionnés par les sociétés capitalistes développées où ils sont apparus.
C’est pourquoi, en plus des fonctions économique et politique de solidarité et de construction de nouveaux liens sociaux qu’ils remplissent pour leurs adhérents, ils agissent comme un révélateur sur nos sociétés. Ainsi, les politiques monétaires insolites qu’ils mettent en œuvre rendent patente la profondeur quasi physique de notre conditionnement par l’argent ; ainsi encore, les problèmes qu’ils posent à l’État et au droit dévoilent à un regard attentif certaines contradictions inavouables de ces institutions.

Histoire

  • La révolution des Asturies : octobre 1934 ; une révolution inconnue - Comités syndicalistes révolutionnaires, 2010

Socialistes, communistes,marxistes révolutionnaires, libertaires, syndicalistes révolutionnaires,…ont tous combattu, côte à côte, pour le même objectif : le Socialisme. L’objectif va être atteint. Pendant deux semaines, les organisations ouvrières gèrent les mines, les usines et les services. Elles ont tiré le bilan de l’échec du mouvement ouvrier allemand. Face à la décomposition du capitalisme, une lutte de vitesse s’est engagée entre le fascisme et le socialisme. Il faut donc frapper les premiers et tous ensemble. Aux Asturies, c’est grâce au Front Unique que les organisations ouvrières remportent la victoire. Ce Front Unique est issu d’un pacte d’Alliance Ouvrière Révolutionnaire, signé entre les deux centrales syndicales (UGT et CNT). Le PS, le PC, le Bloc Ouvrier et Paysan (marxistes révolutionnaires), la tendance syndicaliste révolutionnaire, les Jeunesses Libertaires se joignent à cette alliance.
Pendant plusieurs mois les Comités d’Alliance Ouvrières structurent les luttes dans chaque ville et bassin minier. Manifestations, grèves, meetings et débats s’organisent chaque jour. Le 5 octobre, les travailleurs partent donc au combat unis, formés et organisés.
Cette expérience exceptionnelle a été, au final, encerclée puis vaincue par l’armée de Franco. Car, dans les autres régions, la division entre les organisations syndicales va briser la dynamique révolutionnaire.
75 ans plus tard, cette Révolution des Asturies demeure très méconnue. Aucune étude en français ne lui a été consacrée, alors que jamais une révolution n’a été mieux organisée. Cette brochure se propose donc de combler ce vide politique. Car les combattants d’octobre 1934 nous montrent l’efficacité de la stratégie du Front Unique.

  • De la guerre civile espagnole à la rupture avec la Quatrième Internationale : 1936-1948 / G. Munis - Ni patrie ni frontières, 2012.

Ce tome I des œuvres choisies de G. Munis réunit des articles, des textes et des brochures datant de sa période trotskyste jusqu’à sa rupture officielle avec la Quatrième Internationale en 1948. Certains ont été écrits immédiatement après cette rupture. Quelques textes existaient déjà en français, d’autres, d’une grande importance politique et historique, viennent d’être traduits pour ce volume et sont donc inédits dans cette langue. Ils sont présentés par ordre chronologique, ce qui permet de mieux comprendre l’évolution des idées révolutionnaires de l’auteur, d’autant que les thèmes principaux de ce premier tome sont fondamentalement les mêmes : révolution espagnole, internationalisme, défaitisme révolutionnaire, nature de l’URSS, État ouvrier dégénéré, capitalisme d’État…

  • Histoire du drapeau rouge / Maurice Dommanget- le Mot et le reste, 2006

Dans l’Histoire du drapeau rouge, Maurice Dommanget analyse la symbolique de ce drapeau qui fut au départ, l’inverse d’un emblème séditieux : « Au début de la Révolution française, il était le drapeau de l’ordre porté à sa plus haute puissance puisque l’on ne le sortait que pour sauvegarder le pouvoir établi ». Ses recherches lui ont permis de nous donner à lire les évolutions de « cet étendard, non seulement de la subversion sociale mais de l’internationalisme ouvrier », qu’il a étudié jusqu’à la guerre de 1939–1945.

  • Journal de bord d’un négrier / Jean-Pierre, Plasse - le Mot et le reste, 2005

Ce journal de bord a été écrit en 1762 par Jean Pierre Plasse, tombé dans l’oubli depuis bien longtemps. Il a fallu la ténacité d’un de ses descendants, Bernard Plasse, pour que le manuscrit, déposé au Musée de la Marine de Marseille devienne un ouvrage enfin accessible au public.
C’est un récit par lequel nous pouvons entrer directement dans des modes d’appréhensions du réel, presque dans l’intimité d’un négrier... Car s’il est bon de savoir une chose, il est toujours intéressant de se la représenter avec les yeux des contemporains. Sans cela il n’est pas, il ne peut pas être de vraie histoire.

Histoire ouvrière

  • Mémoires d’un prolétaire / Norbert Truquin - le Mot et le reste, 2006

Norbert Truquin est né le 7 juin 1833 à Rozières, dans le département de la Somme. Autodidacte, il décide de raconter l’aventure de sa vie faite de gagne-pain divers et variés qui le mènent à travers le monde. Mémoire d’un prolétaire s’achève sur une date : avril 1887 et un lieu : Independencia au Paraguay ; on perd ensuite la trace de l’auteur.
Norbert Truquin a vécu la révolution de 1848 à Paris, a connu la prison, avant de tenter les mirages de la colonisation de l’Algérie. Il donne de la condition du paysan autochtone traité « à coup de sabre et d’eau bénite », un tableau très éloigné du « rôle positif de la France dans ses colonies ». De même sa description vécue de la condition des canuts en 1850 est un témoignage unique sur la vie du petit peuple de Lyon. Enfin, son exil au Paraguay pour tenter les expériences naissantes de communautés socialistes, ne sera pas exempt de misère ou d’esclavage. Auteur d’un seul ouvrage, emblématique de ce que l’on appellera plus tard la littérature prolétarienne, il exprime avec force le drame d’une vie qui, envers et contre tout, porte l’espoir d’un monde meilleur. À la manière d’un roman d’aventure, cet ouvrage est un témoignage impitoyable sur la difficulté d’une vie passée à être exploité, dans cette première mondialisation que fut l’avènement de la révolution industrielle du XIXe siècle.

  • Histoire du premier mai / Maurice Dommanget- le Mot et le reste, 2006

Maurice Dommanget développe ici une réflexion sur les luttes socio-politiques qui ont amené cette date à être la journée internationale des travailleurs à partir de 1889, puis la fête du travail, jour chômé. Un important travail de recherche lui a permis de nous donner à lire les heures sombres et glorieuses de ces manifestations, commémorations du 1er Mai sanglant de 1886 à Chicago. Au travers de cette réédition, c’est tout un pan de l’histoire sociale du XXe siècle qui se déroule sous nos yeux, jusqu’aux années soixante-dix.

Jeunesse

  • Aldo rêvait / Léna Elka et Marion Claeys - Éditions Chants d’orties, (coll. Les coquelicots sauvages), 2011.

Aldo rêvait d’une voiture. Il voyait des voitures partout, parlait voiture, mangeait voiture, s’habillait voiture, s’habillait voiture, lisait voiture, se brossait les dents voiture. « Quand j’aurai une voiture, je serai le plus heureux du monde ». Comme beaucoup d’enfants, Aldo veut des voitures, un garage, un circuit et même une ville. Poursuivi par ses obsessions, il se fait offrir tout ce qu’il désire. Peu à peu, sa chambre se remplit, mais Aldo reste toujours insatisfait. Submergé par tant d’objets, il finit par rêver d’une chambre vide.
Cet album, illustré selon la technique du collage, entend dénoncer la société de consommation.

  • Tout au bout de mon jardin / Thierry Maricourt et Anaïs Ruch - Éditions Chants d’orties (coll. Les coquelicots sauvages), 2010

« Elle passerait là. Tout au bout du jardin. Là. L’homme a montré du doigt. Pan sur les groseilliers, pan sur les framboisiers, pan sur les fleurs ! » Une petite fille s’inquiète. Que vont devenir les hérissons au fond du jardin si une autoroute vient à les chasser ?

  • Minusman et les 100 papiers / Nathalie Brisac - École des loisirs (coll. Mouche), 2007

Minusman, ses amis et la sorcière Yapa Plujuste réfléchissent aux moyens de libérer leur copain Kouik, arrêté par des policiers parce que sans-papiers.

  • La santé sans télé / Sophie Chérer - École des loisirs (coll. Mouche), 2004

Depuis le jour de la tempête du siècle, il n’y a plus de télé chez Mathilde. L’ouragan a arraché l’antenne et les parents ne comptent pas la remplacer. Mais voilà qu’un matin Mathilde trouve une télé sur le trottoir. C’est celle du voisin et elle fonctionne encore bien. « Je l’ai jetée parce qu’elle m’a fait du mal », lui dit le voisin. Tentée de récupérer le poste en cachette, Mathilde repense à cette phrase mystérieuse...

Médias et Propagande

  • Les journalistes : monographie de la presse parisienne / Honoré de Balzac - le Mot et le reste, 2012

Honoré de Balzac, observateur fin des hommes et de leurs entreprises, a dépeint il y a presque deux cents ans les mœurs de la presse française avec une grande justesse dans cette monographie. Il a d’ailleurs utilisé cette étude pour bâtir les personnages de plusieurs de ses romans, notamment les célèbres Illusions perdues (Lucien de Rubempré est exactement le sous-genre « Jeune Critique Blond » ici décrit dans la famille des critiques).
Aujourd’hui cette étude, avec ses variétés, genres et sous-genres de journalistes, et ses axiomes qui s’appliquent au système de la presse, n’a rien perdu de sa verve et de sa pertinence. Sa lecture permet, à l’heure d’Internet, des réseaux sociaux et des blogs, de reposer les questions des buts, des moyens et des métamorphoses de la presse, cette grande patronne de la modernité.

  • Désobéir à la pub / Les Désobéissants - le Passager clandestin, 2009

La publicité envahit tout, abîme les paysages, encourage la surconsommation, la frustration, l’ostentation, le sexisme, achète la liberté d’expression et limite celle de la presse. Face à ce totalitarisme soft, les actions légales ne suffisent plus à arrêter l’invasion.
Découvrez l’action des militants antipub et les nouvelles formes de résistance qu’ils mettent en œuvre pour désobéir à l’empire publicitaire.

Philosophie

  • Essais / Henry David Thoreau - le Mot et le reste, 2007

La publication du présent recueil d’essais, aux thématiques très diverses présente la variété des intérêts de Thoreau. Elle donne à voir l’évolution de sa pensée, son déplacement entre nature et société. Il faut entendre sa passion pour la nature, son refus d’adopter un comportement moutonnier, accueillir le questionnement qui est au cœur de sa résistance : peut-on subordonner la liberté à des considérations économiques ? La loi de la majorité est-elle démocratique et souhaitable ? La loi rend-elle nécessairement juste ? L’individu seul peut-il favoriser l’avènement de la justice ? Comment ne jamais abandonner sa conscience ?

  • De la servitude volontaire / Étienne de La Boétie - le Passager clandestin, 2010

Contient aussi : "Résister dans une époque obscure" : entretien avec Miguel Benasayag et "Un monde à venir" / entretien avec Cornelius Castoriadis

Dans « cet essai à l’honneur de la liberté contre les tyrans » (Montaigne), le jeune homme qu’est alors La Boétie montre, pour la première fois, que tout pouvoir, aussi injuste soit-il, ne perdure que du fait de la participation des dominés à leur domination. Ce texte est présenté ici par Miguel Benasayag. L’occasion pour l’ancien guérillero argentin de s’interroger sur les conditions de l’engagement dans une époque obscure. L’occasion aussi de souligner la différence de nature entre l’obéissance, essentiellement tacite et inconsciente, et la désobéissance, qui est à la fois un pari – parce qu’elle se fonde sur le doute plutôt que sur la connaissance des fins – et un acte créateur en soi

  • Qu’est-ce qu’une nation ? : Suivi de préface aux Discours et conférences et préface à Souvenirs d’enfance et de jeunesse / Ernest Renan - le Mot et le reste, 2007

Alors que certains philosophes définissent la nation selon des critères objectifs comme la race ou le groupe ethnique partageant des caractères communs tels que la langue, Ernest Renan la définit dans ce texte qui fut l’objet d’une conférence prononcée à la Sorbonne en 1882, simplement par la volonté de vivre ensemble. Un court texte lumineux sur le bon usage de l’histoire et de la cohabitation des différences.

Question sociale

  • Vive le feu ! : affable chronique des temps sarkoziques / Sébastien Fontenelle - le Chien rouge, 2009

Cet ouvrage rassemble des chroniques de Sébastien Fontenelle, issu de son blog " Vive le feu ", de 2007 à 2009.
Au fil des années, les billets, de deux à quatre pages, se suivent et ne se ressemblent pas, avec juste en commun, un sens du mot juste et une causticité à toute épreuve.

Revue

  • La philosophie malgré eux – Revue Agone, n° 48, 2012

Orienter ses efforts contre tout ce qu’il peut y avoir de prestigieux et d’ensorcelant dans certaines productions de l’intellect. S’appliquer avec une sorte de génie de la destruction à combattre toute espèce d’enthousiasme théorique et spéculatif. Parce que l’entendement humain est en quelque sorte perpétuellement malade de ses propres succès, il ne connaît le plus souvent que pour méconnaître, il ne produit guère de lumières qui ne finissent par le rendre quelque peu aveugle ni de solutions qui ne constituent en même temps des problèmes...

Sociologie

  • Sociologie du logement / Yankel Fijalkow - La Découverte, 2011

Des campements de sans-abri aux bâtiments vétustes, des cités de logement social aux lotissements pavillonnaires, la question du logement modèle profondément les villes.
Quelles sont les dimensions du besoin en logement ? Comment le logement est-il produit et distribué dans les différentes sociétés ? Comment est-il devenu une « marchandise » particulière, influant sur l’intégration sociale ? Comment est-il parvenu au statut de « problème public » mobilisant l’État et un appareil de normes architecturales et techniques ? Quel est le rôle des associations, des collectivités locales et des ménages ? Quelle est la fonction du logement social ? Que signifie l’incitation à l’accession à la propriété ? Comment les stratégies résidentielles des ménages, des acteurs économiques et des politiques nationales ou locales déterminent les transformations des quartiers urbains ? Que signifie « habiter » un logement et un espace urbain particulier ?

Théorie critique

  • Tout a failli, vive le communisme ! / Tiqqun - La Fabrique, 2009

La question communiste ne revient pas : elle ne nous a jamais quittés.
C’est l’homme occidental lui-même qui la porte partout, en portant partout sa folie d’appropriation. « Communisme » est le nom du possible qui s’ouvre chaque fois et en tout lieu où l’appropriation échoue — sur une grève sauvage, une planète ravagée ou un féminisme extatique. C’est dire si le sentiment de désastre qui nous hante naît d’abord de la difficulté que nous éprouvons à trouver le passage, à forger le langage, à embrasser le dénuement d’où nous parviendrons à saisir une tout autre possibilité d’existence. C’est dire si le communisme est peu affaire d’hypothèse ou d’Idée, mais une question terriblement pratique, essentiellement locale, parfaitement sensible.
Les textes rassemblés dans ce volume, et tout le travail de Tiqqun, ne font qu’explorer cette dimension de l’expérience que nous devinons tous sans savoir l’habiter. « La solution au problème que tu vois dans la vie est une façon de vivre qui fasse disparaître le problème. »

Théorie politique

  • Le suffrage universel et le problème de la souveraineté du peuple / Paul Brousse - le Flibustier, 2010

Le Suffrage universel et le problème de la souveraineté du peuple, publié par Paul Brousse en 1874, propose une critique radicale de la démocratie représentative en dénonçant la réduction de la souveraineté populaire au droit de vote accordé à tous. On prétend, nous dit-il, que puisque le peuple a le droit de voter, il est souverain. Certes, il ne gouverne pas lui-même, mais il désigne par les urnes ceux qui le représenteront et accompliront sa volonté. Mais qu’est-ce que « la volonté du peuple », demande Paul Brousse ? Que recouvre ce mot sur lequel se hissent les gouvernements ? Un peuple est toujours constitué de volontés individuelles, et celle que dégage le suffrage n’est jamais, au mieux, que la volonté d’une majorité ponctuelle. Aussi la représentation électorale du peuple, fondement de nos démocraties, est-elle une illusion. Mais cette illusion, poursuit-il, est en outre un piège pour le peuple. Car si le principe du suffrage contraint certes la minorité dirigeante à composer avec les électeurs, il forme aussi pour elle un garde-fou efficace qui la prévient des révolutions. C’est d’ailleurs pour cela que Paul Brousse condamne a priori tout effort de se constituer en parti d’opposition. L’opposition parlementaire, même sincère, nourrit inéluctablement le parti au pouvoir. Elle l’avertit des risques de soulèvements et offre au mécontentement populaire un exutoire inoffensif. Si l’on souhaite réellement que le peuple se gouverne, alors laissons-le agir. Laissons les individus s’organiser seuls, en associations, en corps de métiers, et ne leur imposons pas une démocratie creuse où leur souveraineté se résume simplement à déposer un bulletin de vote. Cette remise en cause de la représentation populaire par les urnes, on le voit, est plus que jamais d’actualité. Car depuis plus d’un siècle et demi que le suffrage universel a été instauré en France, il ne semble pas que le peuple soit tellement
représenté.

  • Le socialisme gourmand : Le bien-vivre ; un nouveau projet politique / Paul Ariès - La Découverte, 2012

Inutile de faire à nouveau le réquisitoire du capitalisme : il est déjà si lourd qu’il finit par nous assommer. Ce qui importe, c’est d’en finir avec les passions tristes au coeur du capitalisme, mais aussi de courants de gauche et de la décroissance du « ni droite ni gauche ».
Ce livre revient sur les expériences du mouvement ouvrier, passionnantes mais oubliées, comme les bourses du travail, le mouvement coopératif, le socialisme municipal ou le syndicalisme à bases multiples. Il témoigne aussi des « gros mots » qui s’inventent internationalement pour dire les nouveaux chemins de l’émancipation : buen vivir, vie bonne, jours heureux, vie pleine, convivialisme, etc. Il en appelle à une gauche maquisarde, buissonnière, prenant en compte l’antiproductivisme, les luttes écologiques et la joie de vivre.
Pour Paul Ariès, les gens n’ont pas besoin d’être éduqués : ils ne sont pas idiots mais angoissés, pas abrutis mais blessés dans leur sensibilité. Ce livre est un appel à favoriser les dynamiques de décrochage et les actes de « désadhésion », un appel à l’expérimentation et à l’insurrection des existences.

Théorie politique : Anarchisme

  • L’État, son rôle historique : et autres textes / Pierre Kropotkine - le Flibustier,2009

Dans les quatre textes regroupés ici (L’État, son rôle historique, L’Organisation de la vindicte appelée Justice, La Loi et l’Autorité et Les Droits politiques), Pierre Kropotkine entreprend une critique sans appel de l’État et de ses institutions. Dissipant l’illusion selon laquelle les hommes auraient librement consenti à s’en remettre à un pouvoir supérieur, seul moyen pour eux de se préserver d’une inévitable guerre de tous contre tous, l’auteur dénonce la structure étatique comme une organisation sociale fondée dans son essence même sur la domination. Substituant au principe fédératif de la libre initiative et de la libre entente, qui a prévalu pendant des siècles, le principe de la soumission à l’autorité, l’État centralise aux mains d’une minorité richesses et pouvoirs. Dès lors, la loi et les institutions qui la protègent — police, tribunaux, prisons —, prétendant garantir le droit des individus et les protéger de leurs semblables, se révèlent n’être que les instruments par lesquels le pouvoir conserve ses privilèges et maintient son autorité. L’égalité sociale, en ce sens, et l’émancipation des classes dominées ne sauront passer par l’appareil étatique, quelles que soient la forme de son gouvernement et l’idéologie au pouvoir. Ce n’est au contraire qu’en se libérant de l’État, en démantelant cette centralisation hiérarchisée et en renouant avec l’esprit communaliste et libertaire d’auto-organisation et de libre fédération que les hommes parviendront à réaliser une révolution sociale authentique.

  • Millénium / Hakim Bey - le Mot et le reste, 2012

En 1996, quelques années après T.A.Z. et les Sermons radiophoniques, Hakim Bey rédige une série de textes dans lesquels il revient sur la fin du 20e siècle, qu’il situe entre 1989 et 1995, au moment de la chute du bloc communiste et de avènement d’un monde néo-libéral, globalisé et standardisé ou en passe de l’être, ainsi que sur le commencement de ce nouveau millénaire, marqué par le règne d’un argent porteur de chaos, qui partout ou presque s’est libéré des religions, des frontières et des États.
Dans ce monde-là, la neutralité n’est pas une option envisageable, nous dit-il. D’ailleurs l’émancipation de l’individu via les zones d’autonomie temporaire est-elle suffisante pour lever un souffle révolutionnaire ? La culture et l’humain peuvent-ils survivre alors que nous nous acharnons à détruire le non-humain, à détruire la nature sauvage ce par quoi la culture se définit en creux ? Et les nationalismes, et les religions, quels effets exercent-ils ? Autant de questions qu’aborde Hakim Bey dans un flot qui lui est habituel, fluide, convoquant tour à tour les théoriciens anarchistes, le soufisme, le millénarisme et l’anthropologie. La lecture de Millenium apporte un éclairage original au spectacle désormais quotidien de la capitulation des États face au monde de la finance.


La liste des bulletins mensuels suit :

Bulletin n°1 de la médiathèque, décembre 2011

Bulletin n°2 de la médiathèque, janvier 2012

Bulletin n°3 de la médiathèque, février 2012

Bulletin n°4 de la médiathèque, mars 2012

Bulletin n°5 de la médiathèque, avril 2012

Bulletin n°6 de la médiathèque, spécial Education


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