Une tribune pour les luttes

Rassemblement à Marseille à l’appel du collectif Solidarité Maghreb aujourd’hui samedi 22 Janvier 2011

Soutien aux luttes du peuple algérien

Forte répression de la manifestation de ce matin à Alger.

Article mis en ligne le samedi 22 janvier 2011

Très importantes forces de police ce matin à Alger devant le siège du RCD.

De nombreux manifestants ont été blessés par les coups de matraques, d’autres ont été interpellés et conduits dans les différents commissariats d’Alger.

Voir diaporama et vidéo sur El Watan

http://www.elwatan.com/actualite/em...

Dès vendredi soir, les autorités avaient pris des dispositions pour quadriller la capitale après que le RCD eut confirmé son intention de manifester malgré l’interdiction décrétée par la wilaya (préfecture) d’Alger. En milieu de nuit, des dizaines de véhicules blindés étaient déjà en position dans le vieux centre historique.
_Des barrages ont aussi été érigés à l’entrée est de la ville et au moins trois bus transportant des manifestants de Kabylie ont été bloqués dès vendredi soir, selon des témoins cité par le quotidien El-Watan mais déterminés "à continuer à pied".
Sur la place de la Concorde, dans le centre, des dizaines de véhicules blindés étaient stationnés et des centaines de membres de la protection civile et de la police étaient postés dans la matinée. Devant le palais présidentiel, sur les hauteurs d’Alger, une douzaine de véhicules blindés armés de canons à eau veillaient également.
Dans le ciel, un hélicoptère surveillait la situation.

L’Algérie a vécu au début de janvier cinq jours d’émeutes contre la vie chère qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés. Le mouvement s’est arrêté après l’annonce par le gouvernement de mesures baissant les prix des produits de première nécessité.
Voir Mille Bâbords 16178
et 16303


Rassemblement à Marseille à l’appel du collectif Solidarité Maghreb

Soutien aux luttes du peuple algérien

Un mouvement social d’une grande ampleur a secoué la Tunisie, pendant plus d’un mois et l’Algérie durant deux semaines. Même si la situation dans les deux pays diffère à plus d’un égard (structures du pouvoir, politique économique, étendue et durée du mouvement en cours, ampleur de la répression, etc.), les causes du mécontentement à l’origine de ce mouvement sont similaires : échec des politiques des pouvoirs en place depuis des décennies, chômage massif des jeunes, augmentation des prix des produits de large consommation, dégradation des conditions de vie, absence de libertés, refus de prendre en compte les aspirations démocratiques de la société, corruption à grande échelle, main basse sur les richesses nationales accaparées par les clans et les familles proches du pouvoir. Ces maux qui rongent les deux pays furent les principales causes de ce soulèvement populaire.
Au lieu de reconnaître leur échec et d’entendre les revendications légitimes de leurs populations, les pouvoirs s’enferment dans le déni de la réalité et persistent dans la voie qui a conduit au soulèvement. Pour justifier la répression et les tirs à balles réelles qui ont fait une centaine de victimes, le régime tunisien ira jusqu’à accuser les média étrangers et imputer à des « mouvements extrémistes » et à des « terroristes » la colère légitime de tout un peuple. Cet entêtement, conjugué à la détermination du mouvement populaire a précipité la chute de Benali qui n’avait alors le choix que de prendre la fuite.
Le même entêtement caractérise encore la position du régime algérien : au lieu de tirer les leçons de ce qui vient de se passer en Tunisie, en ouvrant les espaces d’expression, il accentue la répression en opérant des arrestations préventives dans les milieux syndicaux et militants, il interdit les manifestations de rue pourtant demandées par des organisations politiques légales et déploie enfin un dispositif de répression sans précédent croyant ainsi fléchir les algériennes et les algériens dans leur quête de liberté. Cette attitude irresponsable du régime algérien risque de provoquer une explosion échappant à toute médiation sociale et qui sera porteuse de réels dangers pour le pays.

- Pour exprimer notre solidarité avec la lutte du peuple algérien pour le travail, la liberté, la dignité et la démocratie

- Pour exiger du gouvernement algérien la prise en compte des revendications légitimes de la population, une meilleure « répartition des richesses », la « fin de la corruption et du népotisme », la libération de toutes les personnes arrêtées dans le cadre de ce mouvement et la poursuite des responsables de la répression

- Pour mettre en garde le pouvoir algérien contre tout réflexe répressif contre les manifestations légitimes prochainement prévues à Alger et dans d’autres villes du pays

- Pour demander aux autorités françaises et européennes d’exiger du gouvernement algérien qu’il honore ses engagements internationaux concernant le respect des droits humains et de tenir compte des aspirations légitimes de la société.
 
-  Pour maintenir une mobilisation vigilante et une solidarité accrue avec le peuple Tunisien dans sa démarche souveraine de la mise en place d’un processus démocratique loin de toute ingérence régionale ou internationale

Les organisations signataires appellent à

RASSEMBLEMENT Samedi 22 Janvier 2011 à 14h30

Aux mobiles en haut de la Canebière

Premiers signataires : Alternative Libertaire Marseille (AL) – Association des Travailleurs Maghrébins de France(ATMF) – Association des Tunisiens en France (ATF) - ATTAC Marseille – Cap Méditerranée - Collectif Solidarité Maghreb (CSM) - Confédération Nationale du Travail (UL CNT13) – Europe Ecologie - Fédération pour une Alternative Ecologique et Sociale (FASE) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) - Femmes en noir - Gauche Unitaire - Ligue des Droits de l’Homme (L.D.H.13) – Mouvement ETTAJDID de Tunisie - Mouvement contre le Racisme pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP 13) - Nouveau Parti Anticapitaliste (N.P.A.13) – Parti Communiste Français (PCF13) - Parti de Gauche (PG) - Parti des Indigènes de la République (P.I.R Marseille) – Quartiers Nord/Quartiers Forts (QNQF) - Rassemblement pour une Algérie Progressiste (RAP Marseille) – Radio Kalima – Rouge Vif 13 – Solidaires 13 – Survie13

Contact : solidarite.maghreb chez gmail.com

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2 Messages

  • Le 22 janvier 2011 à 11:15, par Robert

    Simplement : et le danger intégriste ? Car il ne faut pas le nier (le nier serait idiot et faire montre d’une méconnaissance totale des forces en présence dans cette partie de l’Afrique). Je n’ai pas envie de joindre ma voix, ma colère et mon espoir avec ces fous de dieux ; le peuple tunisien, le peuple algérien, tous les peuples méritent mieux. Il y a d’autres choix que la dictature ou le moyen-âge et il faut le dire et le crier pour marginaliser définitivement les intégristes.

    Robert.

  • Le 22 janvier 2011 à 13:01, par

    http://www.elwatan.com/actualite/em...

    Empêchement de la marche du RCD : Des blessés devant le siège du parti à Alger

    22.01.11

    A 11h, la place du 1er Mai est entre les mains de la police, qui contrôle tous les accès. De nombreux manifestants sont bloqués à la rue Didouche Mourad où des affrontements sont signalés au niveau du siège du parti.

    On nous signale une dizaine de blessés, dont à la tête, parmi les militants du RCD qui se trouvent au siège du parti. Le chef du groupe parlementaire Athmane Mazouz a été évacué à l’hopital.

    Le président du RCD et des dizaines de militants et de sympathisants sont bloqués au siège du parti à la rue Didouche Mourad, encerclé par des centaines de policiers anti émeutes.

    Des petits groupes de manifestants ont tenté de marcher vers la rue Hassiba-Ben-Bouali, mais ont été dispersés par la police.

    Rien n’a été laissé au hasard par le pouvoir pour empêcher les algériens de marcher et de répondre à l’appel du RCD. Tous ceux qui tentent de rejoindre la place du 1er mai sont, soit arrêtés, soit refoulés.

    (...)

    Les services de police n’ont lésiné sur aucun moyen. Le pouvoir a fait sortir tout son arsenal répressif pour ne laisser aucune chance à tout mouvement de protestation. Camions à jet d’eau, forces antiémeute, policiers en civil… sont visibles dans beaucoup d’endroits de la capitale.

    Les dizaines de policiers sont postés en différents lieux sensibles de la capitale. Sur la place du 1er Mai, lieu d’où devait démarrer la marche, un nombre important de camions des brigades antiémeute est déjà sur place.

    Les accès menant vers la place du 1er Mai, que veulent atteindre les manifestants, sont hermétiquement filtrés par de nombreux barrages, à l’est d’Alger. Le pouvoir a, même, suspendu les navettes des trains de banlieue.

    Des hélicoptères survolent le ciel d’Alger.

    Selon le parti de Said Sadi, le député Athmane Mazouz a été arrêté ce samedi matin à Alger. Il a été relaché quelques heures plus tard, avec des blessures. On apprend en outre que des affrontements ont éclaté aux Isser dans la wilaya de Boumerdès entre les forces de sécurité et des manifestants qui se rendaient à Alger.

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