Une tribune pour les luttes

26 avril 1986 - 26 avril 2011, 25 ans de Tchernobyl :
25 ans de mensonge de l’industrie nucléaire, de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et des autorités.

1 million de victimes

Changeons d’ère Sortons du nucléaire
Fukushima, Tchernobyl, plus jamais ça !

Article mis en ligne le mardi 26 avril 2011

En ce printemps 2011, alors que la catastrophe de Tchernobyl dure depuis 25 ans maintenant, un nouveau désastre nucléaire majeur est en cours au Japon.
Depuis 25 ans, les autorités nient les conséquences du drame de Tchernobyl sur la santé des populations. Aujourd’hui, alors que l’histoire se répète, ne laissons pas la machine à désinformer se remettre en marche.
En solidarité avec les victimes de Tchernobyl, en solidarité avec les Japonais qui subissent la catastrophe de Fukushima, faisons la lumière sur les ravages et les risques liés à l’industrie nucléaire, partout dans le monde.
Aujourd’hui plus que jamais, rappelons que les alternatives au nucléaire existent, rappelons que partout dans le monde, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables progressent plus vite que l’atome, et n’attendent que d’être enfin soutenues.
Pour éviter un nouveau Tchernobyl, pour dire "Fukushima, plus jamais", faisons entendre notre voix.
Mobilisons-nous ensemble pour sortir du nucléaire !


DOSSIER DE PRESSE

(...)

Tchernobyl en chiffres


Selon l’ambassade d’Ukraine à Paris, en 2005 :

- 3, 5 millions d’habitants, dont 1,3 millions d’enfants
ont été irradiés par l’accident de Tchernobyl
- 169 999 Ukrainiens ont été évacués et 89,85% d’entre eux sont malades.
Parmi ceux qui vivent encore
dans les zones contaminées, 84,7% sont malades. Le
suivi médical montre que la proportion des malades
augmente année après année.
- En 2004, 94,2% des liquidateurs étaient malades.
- L’Ukraine dénombre 2 646 106 citoyens ukrainiens
victimes de l’accident.

— -


Un déni de mémoire.

Comment
comprendre autrement la double
annonce du déplacement à Kiev ces
18 et 19 avril 2011 du Premier Ministre, François Fillon, et de la ministre de l’Environnement, Nathalie
Kosciusko-Morizet, pour assister à la
commémoration des 25 ans de
Tchernobyl et au Sommet sur
«  l’utilisation sûre et innovante de
l’énergie nucléaire »
... Alors que les
accidents nucléaires dramatiques,
qui se reproduisent au Japon 25 ans
après ceux qui ont frappé l’Europe,
démontrent pourtant que sûreté et
nucléaire sont deux termes inconciliables, le gouvernement français
persiste à nier l’évidence. Rappelons-la.

— -


Tchernobyl, 1 million de victimes

En décembre 2009, l’Académie des Sciences de
New-York
publie un ouvrage sur les conséquences sanitaires et environnementales de la catastrophe de Tchernobyl. Il s’agit de l’analyse et du
recueil le plus complet de données émanant de
sources scientifiques non-gouvernementales du
monde entier. Les auteurs estiment qu’entre
1986 et 2004, 985 000 décès à travers le monde
sont imputables aux retombées de Tchernobyl.

Parmi les 830 000 « liquidateurs » intervenus sur
le site après l’explosion, 112 000 à 125 000 sont
morts. Les experts dressent la liste des pays les
plus touchés : la Biélorussie, l’Ukraine et la Russie.

Ces résultats sont à comparer aux estimations
fournies conjointement, en 2002, par l’Organisa-
tion Mondiale de la Santé (OMS) et l’Agence Inter-
nationale de l’Énergie Atomique (AIEA) : d’après
elles, à peine 50 morts parmi les liquidateurs et 4
000 décès, à terme par cancer, découleraient de
la catastrophe de Tchernobyl... Comment expliquer un tel fossé entre les conclusions de ces
différentes institutions ?

Le principal élément de réponse réside dans l’ac-
cord WHA 12-40 signé le 28 mai 1959 entre l’OMS
et l’AIEA qui prévoit que les recherches menées
par l’OMS sur la radioactivité sous l’angle de la
santé publique doivent être soumises à l’agrément de l’AIEA. Il est possible de douter fortement de l’indépendance de l’agence sanitaire,
d’autant que la profession de foi de l’AIEA en faveur du nucléaire civil est sans équivoque : son
objectif est de «  hâter et d’accroître la contribution de l’énergie atomique à la paix, la santé et la
prospérité dans le monde entier
 ».
Les travaux
publiés par ces deux organismes relèvent bien
plus de l’opération de communication et de désinformation des populations que de la démarche
scientifique. La complaisance avec laquelle l’OMS
délivre encore actuellement des bons points à
l’industrie nucléaire représente un obstacle majeur à la prise de conscience des vraies conséquences de l’activité nucléaire sur la santé.

Selon Alexei Nesterenko, physicien ukrainien, le
principal risque pour les populations vivant en
zones contaminées reste l’ingestion de radioéléments incorporés aux aliments d’origine locale. La
tradition agricole et la modestie des revenus des
populations autochtones poussent en effet une
partie d’entre elles à cultiver un potager et collecter en forêt baies et champignons. « Les familles
qui pouvaient se le permettre ont déménagé au
début des années 90, mais beaucoup sont restées,

explique-t-il. Certains de ceux qui étaient partis
sont également revenus, par difficulté à s’insérer
ou retrouver une situation professionnelle stable
dans leur nouvelle ville. Déplacer toute la population vivant dans ces zones est impossible ; faute de
mieux, il faut permettre à ceux qui y vivent de
s’alimenter correctement avec des produits importés et non irradiés. Cela induit un coût que beau-coup de familles ne peuvent supporter
 ».

L’espérance de vie en Ukraine était de 79 ans à la
fin de l’ère soviétique. Selon les projections, elle
passerait à 55 ans en 2020 ; la moitié des Ukrainiens n’atteindront pas l’âge de la retraite.

— -

(...)

Dossier-de-presse-25ans-Tchernobyl2

http://lejour-et-lanuit.over-blog.c...


Le Sacrifice Wladimir Tchertkoff (2003,
prix du meilleur documentaire scientifique et d’environnement.

A voir absolument en entier
Dans les mois qui suivirent la catastrophe de Tchernobyl,un million de liquidateurs ont été réquisitionnés pour tenter de confiner le réacteur en feu. Le témoignage de quelques-uns d’entre eux d’année en année, la mort de la plupart dans l’indifférence générale.

http://video.google.com/videoplay?docid=-2643496351524645529#

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