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Une femme sur trois a recours à l’IVG au cours de sa vie,
deux IVG sur trois concernent une femme utilisant une méthode contraceptive.

Une partie de plaisir comme pensent certains...
La douleur physique reste mal prise en charge.

Article mis en ligne le dimanche 19 mai 2013

http://www.drees.sante.gouv.fr/IMG/pdf/er804.pdf

Une femme sur trois a recours à l’IVG au cours de sa vie et deux IVG sur trois concernaient une femme utilisant une méthode contraceptive

Après avoir légèrement augmenté entre le milieu des années 1990 et 2006, « le nombre d’interruption de grossesse s’est stabilisé autour de 210.000 IVG par an en métropole », selon les statistiques de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). En 2010, on comptait 225.000 IVG en France, dont 212.000 en métropole. La Drees note aussi que « l’évolution quasi parallèle du nombre d’IVG et du nombre de naissance observée depuis vingt ans se poursuit, traduisant une relative stabilité de la propension à interrompre une grossesse sur cette période ».

Une stabilité qui ne doit pas cacher la relative fréquence de l’événement pour une femme donnée. On estime en effet, qu’une femme sur trois aura recours à l’IVG au cours de sa vie. L’Inspection générale des affaires sociales, dans un rapport d’octobre 2009, concluait ainsi que « l’IVG n’est donc pas un événement exceptionnel, elle constitue une composante structurelle de la vie sexuelle et reproductive et doit être prise en compte en tant que telle. »

D’après l’enquête de la DREES sur les femmes ayant eu recours à l’IVG
en 2007, deux IVG sur trois concernaient une femme utilisant une méthode contraceptive avec un échec dû à un oubli ou un accident

Une partie de plaisir comme pensent cerains...

La douleur physique reste mal prise en charge.

Les deux tiers des femmes qui subissent une interruption volontaire de grossesse déclarent avoir ressenti une douleur physique lors du geste.

Anesthésiste et coordinateur de l’enseignement de la douleur à la faculté de médecine de Nîmes (Gard), le Pr Éric Viel est étonné de l’intensité de la douleur décrite par deux femmes sur trois ayant subi une IVG : « Une douleur cotée 6 ou 7/10, ce n’est pas rien, remarque-t-il, avant de pondérer cette découverte. Ceci étant, c’est souvent le cas avec d’autres gestes de chirurgie ambulatoire (sans hospitalisation, NDLR), comme, par exemple, l’intervention pour arthrose du pouce ou 30 à 40 % des opérés disent souffrir de douleurs sévères. »

La méthode médicamenteuse, disponible en France depuis 1988 à l’origine sous le nom de RU-489 et désormais sous celui de Mifegyne, permet des IVG jusqu’à 9 semaines d’aménorrhée (absence de règles). Elle est autorisée en dehors de l’hôpital depuis 2004, et, désormais, un avortement sur huit à lieu ainsi. Les IVG médicamenteuses, hôpital plus ville, ont pris le pas sur les IVG chirurgicales. Elles représentent 54 % du total des IVG. La méthode chirurgicale peut être employée jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée.

Les risques d’échec de l’IVG médicamenteuse sont évalués entre 1,3 et 7,5 %, ce qui rend obligatoire la visite de contrôle destinée à vérifier que l’expulsion a été complète. Des saignements prolongés sont aussi possibles, dans environ 5 % des cas, parfois abondants, jusqu’à 12 jours après l’IVG. Les contractions utérines sont très fréquentes et nécessitent un bon protocole contre la douleur, aussi bien pendant le geste qu’avant et après.

PDF - 1.7 Mo
Les interruptions volontaires de grossesse en 2010

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