Une tribune pour les luttes

une victoire d’Edward Snowden

LDH Toulon

Article mis en ligne le mardi 13 août 2013

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article5521

lundi 12 août 2013

L’annonce par Barack Obama de mesures visant à “encadrer” les programmes de surveillance du gouvernement américain constitue une sorte de victoire pour Edward Snowden. Par ses déclarations, l’ancien consultant des services secrets américains, actuellement réfugié en Russie, avait révélé l’étendue de la surveillance et de l’enregistrement de données de communication qui ont été mis en place, en violation de l’article 12 de la Déclaration universelle des droits de l’hommme :

« Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes. »

De nombreuses organisations ont exprimé leur appui à Edward Snowden :

- la Ligue des droits de l’Homme lui a apporté son soutien dans une lettre ouverte adressée à François Hollande ; elle a, avec la FIDH, déposé une plainte contre X, et lancé une pétition demandant que la France lui accorde l’asile ;
- Amnesty International a dénoncé les pressions des États-Unis visant à empêcher Edward Snowden d’obtenir l’asile ;
- Human Rights Watch a demandé que les dénonciateurs d’abus dans le domaine de la sécurité nationale soient protégés ;
- le prix Whistleblower (lanceur d’alerte) 2013 lui a été décerné.

Mais rien ne sera acquis si l’opinion ne s’associe pas à sa démarche. C’est pourquoi nous reprenons ci-dessous une partie de ses déclarations à l’aéroport de Moscou en juillet dernier. A la suite : l’éditorial de Pierre Tartakowsky, dans le bulletin LDH-Info de juillet 2013.
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article5521

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3 Messages

  • Le 14 août 2013 à 22:49, par


    Le procès de Bradley Manning est toujours en cours

    Son procès en cour martiale pour haute trahison débute ce lundi 3 juin 2013 pour 12 semaines à huis clol. Samedi, quelques dizaines de supporters du prévenu ont manifesté aux abords de la prison, dénonçant des conditions de détention extrêmement dures, voire dégradantes (isolement et nudité forcée), visiblement motivées par le ressentiment de l’establishment militaire à l’encontre d’un jeune homme, naïf et idéaliste, considéré comme un félon. « Libérez Bradley ! », « Bradley Manning : arrêté pour avoir révélé des crimes de guerre », pouvait-on lire sur les panneaux brandis par la foule de sympathisants.

    Manning, spécialiste en informatique originaire de l’Oklahoma, est ­affecté en 2009 aux services de renseignement militaire en Irak et se trouve rapidement exposé à des rapports troublants de GI décrivant des crimes gratuits commis en Irak, notamment l’assassinat de civils, parmi lesquels deux journalistes de Reuters, dans les rues de Bagdad, en juillet 2007, par un équipage d’hélicoptère Apache. Refusant d’être rendu complice de tels actes injustifiables, étouffé par une institution « semblant n’attribuer aucune valeur à la vie humaine », Manning affirme avoir été traversé de sentiments contradictoires, avant de se décider à agir. Il avait reconnu en février sa culpabilité dans dix des 22 chefs d’accusation retenus contre lui, qui pourraient lui valoir vingt ans de détention, dans l’hypothèse peu probable d’un jugement clément.
    Emprisonné depuis trois ans derrière les barreaux de la prison de l’US Marine Corps (USMC), à Quantico (Virginie), virtuellement coupé du monde extérieur, Manning confessait avoir bel et bien « détourné des documents confidentiels » mais niait être un « ennemi de l’État » ayant cherché par ses actions à « déclencher un débat national sur le rôle de l’armée et de la politique étrangère en général, par rapport à l’Irak et l’Afghanistan ». « Il importe, écrivait-il dans une déclaration lue face à la juge Denise Lind, de réévaluer notre volonté de nous embarquer dans des opérations de contre-terrorisme et de contre-insurrection, sans nous soucier au préalable des sentiments complexes affectant les individus qui en sont partie prenante. »

    Avec 150 témoins attendus à la barre, il s’agit de la cour martiale la plus importante jamais organisée depuis la traduction en justice des soldats accusés du massacre des habitants du village de My Lai (Vietnam), en 1968.
    Manning, qui reconnaît avoir pesé le risque et néanmoins décidé d’aller de l’avant, devrait pour sa part tenter de prouver qu’il ne cherchait nullement à « causer du tort » aux États-Unis. « Il a agi ainsi pour ne plus être associé à ces abus, insiste Nathan Fuller, l’auteur d’un documentaire intitulé « We Steal Secrets : The Story of WikiLeaks ». Pour certains, il est un héros, pour d’autres, il est tout le contraire. Je pense que c’est juste un jeune homme qui, à peine sorti de l’adolescence, a fait des choses extrêmement braves et d’autres incroyablement naïves. Mais il pensait profondément que ce qu’il a fait était juste. »

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    • Le 14 août 2013 à 23:02, par Christiane

      Des représentants du comité Nobel, à Oslo, ont indiqué lundi avoir reçu une pétition réclamant que le Prix Nobel de la paix soit accordé au soldat Bradley Manning. Quelque 100 000 personnes auraient signé la pétition.

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  • Le 16 août 2013 à 11:04, par Christiane

    Glenn Greenwald, le blogueur derrière les révélations sur les écoutes de la NSA

    Par Martin Untersinger

    LE MONDE | 09.08.2013

    http://www.lemonde.fr/international...

    "Glenn Greenwald avoue aujourd’hui que le premier courriel que lui envoie Edward Snowden, en décembre, n’était pas sa "priorité". Le journaliste-blogueur, qui confie également ne pas être un expert en informatique, est rebuté par la demande de M. Snowden d’utiliser un logiciel de cryptographie pour protéger leurs échanges. Mais une conversation par messagerie instantanée, en mai, alors que M. Snowden a déjà fui les Etats-Unis pour Hongkong, change la donne. "Il m’a envoyé environ 20 documents, extrêmement secrets et extrêmement importants. J’ai su qu’il était digne de confiance."

    Glenn Greenwald s’envole alors pour Hongkong, où il est rejoint par plusieurs journalistes du Guardian avec lesquels il signera la première salve d’articles sur la NSA. Il y récupère également "plusieurs milliers de documents" auprès d’Edward Snowden. Un matériau qu’il n’a pas cessé d’exploiter depuis."

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