Une tribune pour les luttes

Avec les femmes dans la Syrie révolutionnaire

Syrie : Seeing the women in revolutionary Syria

Article mis en ligne le mercredi 23 avril 2014

Texte paru sur Tahrir-ICN, repris du site OpenDemocracy sous Commons Attribution-NonCommercial 3.0 licence.

http://tahriricn.wordpress.com/2014/04/13/syria-seeing-the-women-in-revolutionary-syria/

http://www.opendemocracy.net/arab-awakening/razan-ghazzawi/seeing-women-in-revolutionary-syria

La lutte pour la libération des femmes syriennes est multi-facettes ; et de l’expérience immédiate, nous apprenons juste comment les modes d’oppression inter-sectionnels sont souvent eux-même utilisés pour saper le pouvoir.

"Ils nous amenèrent en bus. Nous étions un large groupe de camarades, hommes et femmes. Je rappelle que nous étions attachés, et un sentiment de peur grandissait et me submergeait alors que nous étions sur le point d’atteindre cet endroit, l’interrogatoire attendu, la rencontre face à Mudar que je pensais présent là-bas, et celle de tous les camarades. Un mélange de peur et d’anticipation et de désir et... Mais tout commença à disparaître en route et alors que j’approchais la ville que j’aimais et que j’aime encore, je n’ai pas ressenti la longueur de la route ou le temps qui s’était écoulé... Damas surgissait devant nous."

- Amira Huweija, membre du Parti communiste du travail, de son temps à la prison de Douma, 1987-1991.

Ce compte-rendu essaiera de donner une vue d’ensemble du rôle des femmes à la base du soulèvement syrien dans une tentative de mettre en évidence les angles qui n’ont pas été largement couverts par les médias conventionnels, arabes ou internationaux. Ils ne sont pas non plus très représenté dans les récits de l’opposition politique syrienne extérieure. En fait dans tous ces récits, les femmes sont plutôt systématiquement exclues de tout compte-rendu de décision politique concernant ce pays et dans cette phase historique. Les femmes et les jeunes sont très peu présents dans les rangs de leurs conseils locaux ou de la Coalition Nationale Syrienne. Donc, qu’en est-il des femmes de Syrie qui ont joué un rôle essentiel dans toutes les phases du soulèvement, un rôle qui a changé au cours du temps pour s’adapter à la violence accrue et les développements rapides sur le terrain ?

Pas de droits politiques, pas de droits des femmes

Étudier la situation des femmes en Syrie, que ce soit maintenant ou avant l’éclatement de la révolution, sans tenir compte de la structure politique du gouvernement, basé sur les membres du renseignement et des dizaines d’appareils de sécurité secrets, est une impasse si nous souhaitons comprendre comment les droits des femmes sont directement affectés par la politique interne du gouvernement.

Comme femme qui a vécu la plupart de sa vie d’adulte en Syrie, je n’aurais pas essayé de lancer un magasine féminin, par exemple, dans mon université, sans être sous la supervision d’une institution gouvernementale. Le parti Baath au pouvoir avait une Union Nationale Étudiante (UNE) dans chaque université, qui non seulement sabotait toute initiative indépendante des étudiants, mais qui servait aussi comme corps de renseignement, qui surveillait et enregistrait de près tout étudiant qui essayait de soutenir ou d’organiser n’importe quelle activité sur des causes telles que la guerre en Irak ou le conflit palestinien - bien que le gouvernement se vantait d’être le seul défenseur des droits palestiniens et attaquait constamment l’invasion US en Irak. Ce qu’avait parfaitement compris le régime, est que tout initiative spontanée, même le soutient à la Palestine ou l’Irak, pourrait ouvrir la voie à un soutient plus spécifique aux groupes actifs locaux.

Je rappelle au lecteur que nous parlons d’un gouvernement qui possédait et occupait l’espace publique d’un pays, avec tout ce que cela implique, pendant plus de quarante ans. Les citoyens étaient éduqués à ne pas prendre d’initiative, à ne pas penser ni même oser rêver défier un système qui était finement structuré aux niveaux politique, social, militaire et économique. Sans oublier également que le gouvernement avait largement disséminé une culture de peur parmi ces citoyens par des massacres tel que celui de Hama de 1982 et plus tard plusieurs campagnes d’arrestations d’intellectuels, de gauchistes et d’islamistes, de Syriens et de Palestiniens, ce qui se traduit pour un dissident par 20 ans de prison, sans accès à un avocat ou aux visites de sa famille. Ainsi pour être clair, ce qui constitue l’obstacle majeur à sécuriser et renforcer le droit des femmes en Syrie était simplement l’absence de démocratie. L’échec à soutenir les tentatives révolutionnaire du peuple, au niveau officiel ou au niveau des décisions internationales des organisations des droits humains, est en fait un clair et systématique abus des droits humains et pas seulement ceux des femmes.

Le politicien et le patriarche

Le régime se vante d’être le champion des droits des femmes en Syrie alors que plusieurs exemples suggèrent plutôt son hypocrisie. Pour en citer quelques uns, le règne de Bashar a été renforcé par une alliance avec l’élite conservatrice, les femmes de Qubaysiyyat à Damas, ce qui selon le journal Al-Hayat, mena à la construction de 80 écoles à Damas seule, accueillant plus de 75.000 filles. Mais le régime a échoué à réformer le statut personnel dans la loi et a maintenu les ministres féminins dans des positions insignifiantes. Un exemple parfait, qu’on pourrait ajouter, sur la manière dont l’intersectionalité pourrait être envisagé comme moyen d’interpeller un groupe de défense des droits humains sur ces abus, se voit lorsqu’on examine l’institution gouvernementale, l’Union Générale des Femmes. Le corps gouvernemental, en l’occurrence, n’a pas institué les "crimes d’honneur" en un scandale urgent et national à dénoncer, mais au contraire a requis des sentences pour meurtre d’un minimum de six mois, comme stipulé par l’article 548 du code pénal - terminologie adapté du code français de 1810. De nombreuses jeunes filles furent tuées au nom de "l’honneur" basé sur cet article. Ironiquement, ce ne fut qu’après l’éclatement des révolutions tunisienne et égyptienne de 2011 que Bashar Al-Assad lui-même pris le premier décret législatif de 2011 pour remplacer cette loi par une sentence maximale de 5 ans d’emprisonnement pour le meurtrier.

Un tel décret fut perçu par de nombreux Syriens autour de moi à cette époque comme une pathétique tentative pour apparaître comme le protecteur et le sauveur de "l’intérêt des femmes", spécifiquement sur ce sujet à la mode en occident comme pour les femmes.

Parce que le changement en Syrie ne pourrait passer que par le gouvernement en place, en particulier par le président lui-même et de ses cercles proches, il n’y a absolument aucune opportunité pour le peuple de mettre en pratique son droit à l’autodétermination.

La révolution et de nouveaux espaces

Il est toujours important de rappeler au lecteur que la première personne qui osa défier publiquement le président Bashar Al-Assad en lui demandant de démissionner était en fait une femme, et de la communauté minoritaire : les Druze. Muntaha Al-Atrash, fille du Sultan Atrash, leader de la prétendu "Grande Révolte Syrienne" de 1925. Le 12 avril 2011, dépassant la peur, les manifestations en Syrie eurent lieu principalement pour demander des réformes et non pour renverser le régime. Atrash, dans un interview téléphonique pour le journal Al-Shark Al-Awsat, appela Assad à s’écarter devant les manifestations pacifiques.

En 2011, Razan Zaitounah fut avec d’autres, l’une des principales sources à tenir informer le peuple sur les manifestations de Damas et de sa banlieue. Les femmes commencèrent à occuper la rue aux côtés de leurs camarades masculins et furent déterminantes dans le processus : Doha Hassan qui est palestinienne, Nura Al- Ghamian, Hanadi Zahlout, Rima Flehan, Mai Skaf, Lina Mohammad et beaucoup d’autres en Syrie que je ne peux nommer pour leur protection. Il est important de souligner ici que bien que les hommes sont plus ciblés que les femmes par le régime dans les raids massifs et par la détention, la détention et la prison sont souvent plus dures pour les femmes que pour les hommes. Bien que généralement les femmes échappent à des traitements aussi violents que ceux des hommes en prison, l’emprisonnement des femmes leur impose souvent une stigmatisation sociale, sans mentionner la question des abus sexuels.

Toutefois en temps utile, les femmes commencèrent à s’organiser par elles-même, comme les Femmes Syrienne pour l’Intifada Syrienne (Syrian Women for the Syrian Intifada – SANAD) dont j’eus le privilège de rencontrer deux de ses membres. Les principales activités du groupe sont de soutenir les familles des martyres comme celles des détenus. Les activités de SANAD s’élargirent plus tard à tous les activistes sur le terrain soit qu’ils perdirent leur travail, à cause de leurs positions politiques, soit qu’ils furent obliger de se cacher quand ils apprirent qu’ils étaient recherchés par le régime. Le régime arrête souvent les gens sur leur lieu de travail. Le groupe réunirait des fonds dans des cercles proches et soutiendrait les activistes dans leur œuvre par de l’aide, par de la médiatisation ou de l’assistance médicale.

Peu de groupes sont aussi bien formés et structurés que celui mentionné ci-dessus. En fait, SANAD a été particulièrement fructueux à créer une vison, des buts et des activités spécifiques, car ses membres étaient plus âgéEs et plus expérimentéEs dans l’organisation. Au contraire d’autres groupes d’activistes enthousiastes plus jeunes, qui à terme disparurent du fait de leur incapacité à maintenir leurs nombreuses activités, SANAD essaya de rester en dehors de l’œil scrutateur des renseignements étatiques. Toutefois, l’émergence de groupes comme SANAD aurait été impossible sans la révolution et l’espace qu’elle fournit aux citoyenNEs. A ces derniers, il était refusé le droit de s’organiser même si illes le firent en secret pendant plus de quarante ans.

Pour donner un autre exemple, la plupart des quartiers qui se révoltèrent contre le régime regroupes des classes ouvrières et rurales. Elles sont habituellement conservatrices et les femmes de ses endroits qui travaillent avec des hommes "étrangers" sont habituellement des doctoresses, des infirmières ou des femmes âgées. Voilée ou non, ces femmes activistes qui viennent de communautés différentes, également des classes supérieures, travaillaient main dans la main avec les dirigeants masculins de leurs communautés ouvrières : en organisant des manifestations, en sécurisant les banderoles, en imprimant les banderoles, les drapeaux (vu qu’ils étaient tous faits à la main) et en organisant les soins et les équipements comme les smartphone ou Internet par la 3G [1].

De telles interactions sociales, hors des relations classiques employé-client dans les institutions gouvernementales, furent une réelle innovation et amena à ébranler et dissiper quelques stéréotypes dans ces communautés. Des interactions similaires survinrent massivement entre Palestiniens et Syriens lors du soulèvement. En 2012, le camp de Yarmouk fut le principal accueil pour les familles déplacées au sein du pays et fut un point de collecte de soins vital pour les autres villes environnantes. Je me souviens très nettement de la mère palestinienne à qui on enseigna très tôt les premiers soins au cas où le camp serait bombardé. Ce fut en fait la révolution qui offrit aux citoyenNes de nationalités, ethnies, communautés et aux contextes socio-économiques différents la place pour s’unir, interagir et organiser la base du mouvement face à un ennemi commun : le régime.

Cependant, ces nouveaux espaces qui apparurent les deux premières années de la révolution, commencèrent graduellement à se réduire avec l’accroissement de la brutalité du régime sur son propre peuple ce qui entraîna la militarisation de la révolution. Les femmes révolutionnaires, qui travaillaient basiquement sur un front pacifique et non-violent, commencèrent à faire face à une nouvelle réalité, la guerre. Face à ceci, elles eurent à trouver rapidement de nouvelles techniques pour préserver la liberté de parole qui était apparu dans et grâce au soulèvement.

Le front militarisé de la révolution et le rôle des femmes

2012 est à mon point de vu le pic du rôle essentiel des femmes dans la révolution. Ceci était du à ce que les raids systématiques et les arrestations du régime ciblés particulièrement les hommes pacifistes révolutionnaires. En conséquences, les femmes révolutionnaires eurent à s’organiser elles-même en cellules pour combler l’écart. Elles utilisèrent avantageusement l’idéologie sexiste de "sexe faible" à leur encontre pour passer les contrôles du régime. Elles passèrent clandestinement médicaments, nourriture et aussi amenèrent les premiers soins dans des quartiers assiégés et bombardés. En fait, les femmes révolutionnaires des communautés traditionnelles minoritaires utilisèrent aussi la classification sectaire imposée par le régime pour aider clandestinement les quartiers assiégés. Parfois, les barrages du régime découvraient quelques uns de ces réseaux et commençaient à relever les identités et de nos jours encore, ils se concentrent sur les femmes non-voilées ou issu d’une communauté minoritaire.

Ce pic du rôle actif et essentiel des femmes au support et au soulagement, parmi d’autres opérations, des quartiers assiégés de Damas et de sa banlieue en 2012, commença à diminuer en 2013 quand le régime devint plus brutal, avec la quantité flagrante des massacres et le manque de capital humains parmi les révolutionnaires capables de répondre aux crises humanitaires. Par conséquent, la croyance parmi les jeunes hommes, et même parmi quelques révolutionnaires pacifistes, fut que le seul moyen de renverser le régime était de s’armer. Cette conclusion joua un grand rôle dans le renforcement du front militarisé de la révolution. Et ce développement affecta directement le rôle des femmes au sein de la révolution.

Les femmes révolutionnaires avaient l’habitude de visiter d’autres villes pour former des médias amateurs et pour couvrir les histoires inconnues des personnes sous les bombardements. Elles sont maintenant face à de nouveaux obstacles en plus des barrages du régime et de ses bombardements : des zones entières - principalement celles assiégées ou bombardées - passent sous hégémonie masculine. Jusqu’ici, tant les femmes activistes traditionnelles que les résidentes dans les zones "libérées" sapent de tels espaces masculins par leur simple existence : des femmes comme Marcel Shehwaro,une blogueuse d’Alepp, Razan Zeitounah et Samira Khalil de Douma, et d’autres femmes activistes traditionnelles que je ne peux nommer pour leur propre sécurité. La simple existence de ces femmes et de leur œuvre font que ces zones mettent directement en cause l’hégémonie masculine grandissante en temps de guerre.

Une telle interférence féminine dans la dynamique guerrière ne peut être niées aux femmes des zones libérées, comme Om Khaled de Kafranbel et beaucoup de ses semblables dans l’Est de Ghouta, banlieue de Damas. Om Khaled a fondé le premier centre des femmes non seulement à Kafranbel, mais le premier à Idlib. Le centre se nomme Mazaya et a été ouvert du fait d’un besoin urgent pour les femmes de Kafrandel de se rencontrer et de discuter de leur situation en temps de guerre. Le centre propose des ateliers libres pour les premiers soins, la coiffure, le tricot et aussi des cours d’anglais. Le centre possède également une grande bibliothèque qui prête des livres aux femmes. A nouveau, Om Khaled est un exemple brillant de comment les femmes locales récupèrent leurs voix grâce aux espaces créés par le soulèvement populaire. Malgré le front militarisé grandissant du soulèvement et l’accroissement de l’hégémonie masculine, les femmes sont encore capable de reprendre leurs paroles et le rôle qui leur fut volé il y a longtemps par le régime.

Razan Zeitounah : institutionnaliser les droits humains

Dans la médiatisation dominante des femmes syriennes aujourd’hui, on ne peut s’empêcher d’avoir l’impression que les femmes ont forcément "violées", "abusées sexuellement" ou "déplacées". La nécessité de documenter toutes sortes de violations commises à l’encontre des citoyens est indiscutable. Le manque d’effort en revanche à dépeindre les femmes en Syrie sur le terrain en tant que participantes actives à la révolution, comme écrivaines, comme avocates, doctoresse, enseignantes ou politiciennes, alors qu’elles sont profondément engagées dans de telles activités, est réellement pervers, spécifiquement quand ceci a construit une image des femmes syriennes qui n’a pas changé d’un iota ces trois dernières années.

Razan Zaitounah est un nom qui est devenu connu au cours des trois années écoulées. Zaitounah est toujours vraisemblablement disparue, kidnappée par un groupe armée inconnu de Douma, banlieue de Damas, ainsi que son mari, Wael Hammada et deux de ses collègues, Samira Khalil et Nazem Hammadi du Centre de documentation des violations (?) (Violation Documentation Center-VDC). Zaitounah est la co-fondatrice du Comité de Coordination Local (CCL), une agence d’informations laïque qui apparut en 2011 pour tenir à informer le monde des manifestations de masses à travers la Syrie. L’importance du groupe vienst d’abord et surtout d’être un réseau de femmes, et puis d’être la première simili-organisation à lancer une agence d’information un tant soit peu professionnelle, crédible et durable, reprise et citée par des média internationaux et régionaux. Zaitounah est aussi la co-fondatrice de VDC qui est la seule plate-forme en Syrie à répertorier la liste des martyrs syriens, des détenus, des civils kidnappés, et répertorie également les violations venant de tous les groupes armés aux côtés de l’armée du régime.

En tant qu’avocate, Zaitounah a défendu des prisonniers sous les Assads, père et fils pendant plus de 10 ans. Je l’ai rencontrée une fois lorsqu’elle était venu visiter la famille d’un prisonnier politique en 2010. Peu d’avocats osent suivre la voie de Zeitounah sans craindre la répression du régime. Elle avait l’habitude de visiter les familles des détenus, et de les défendre au tribunal - ce que beaucoup de Syriens à cette époque n’auraient osé faire. Zeitounah diffusait les décisions au public en les informant de la situation du détenu et du manque de transparence du système judiciaire Syrien. Zeitounah fut interdit de sortir du territoire en 2002 et reçut plusieurs menaces de l’appareil sécuritaire à cause de son travail sur les droits humains bien avant que la révolution ne commence. Même depuis l’éclatement de la révolution, Razan travaillait clandestinement depuis deux ans à Damas, changeant de lieu, pour s’établir en "zone libérée" à Douma. Ce ne fut que là qu’elle fut kidnappée avec ses collègues par un groupe armée, également du fait de son travail sur les droits humains.

Bien qu’elle vive constamment sous les bombardements, une survivante des attaques chimiques et en dépit de ces circonstances extraordinaires, Zeitounah a survécu à la vie clandestine pendant deux ans entiers. Ses efforts pour co-fondre et développer CCL comme agence d’information crédible, et VDC comme un centre de documentation transparent sur les violations des droits humains, et tout comme d’autres groupes à l’intérieur de Douma, à soutenir les femmes du coin, à sécuriser les emplois des citoyens ici, sont les tentatives déterminées d’institutionnalisation de l’œuvre révolutionnaire en Syrie, afin d’établir et de maintenir des résultats professionnels.

Zeitounah, qui est une avocate expérimentées en droits humains de par son travail antécédent à la révolution, a très bien compris que pour que le pays puisse atteindre une construction paisible et une justice de transition, les avocats des droits humains devraient documenter de manière transparente ce qui se passe. Sur ces bases il y a une opportunité de reconstruire l’état du future. Bien que Zeitounah est kidnappée aujourd’hui, l’œuvre des deux organisations, CCL et VDC, continue. Ceci est l’héritage de ses efforts à créer une institution décentralisée plutôt qu’elle soit soumise à sa seule supervision. De tels efforts sont rares parmi les groupes révolutionnaires aujourd’hui.

Conclusion

Ceci doit servir de point de vu d’ensemble du rôle des femmes dans la révolution, qui prend en considération les obstacles historiques et politiques aux quels on du faire face tant les camarades féminines que masculins. Nous ne pouvons espérer couvrir en toute justice l’immense travail fait par les femmes ces 3 dernières années. Je suis une de ces nombreuses femmes de Syrie qui ont des points de vu et des intérêts différents sur ce sujet. Mais j’espère sincèrement que mes semblables, mes camarades féminines ont eu elles aussi l’opportunité de s’exprimer et de documenter leurs opinions.

Rote Fabrik
Mars 2014

P.-S.

le texte original en anglais n’est pas très bien écrit. Ce qui fait encore plus mal après traduction. J’ai fait de mon mieux.

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Notes

[1Note du traducteur, un peu geek sur les bords : Internet et la 3G sont 2 réseaux complètement différents dans leur principe. Cela reviendrait à mettre sur le même plan zappatistes et bolchéviques.

[2Note du traducteur, un peu geek sur les bords : Internet et la 3G sont 2 réseaux complètement différents dans leur principe. Cela reviendrait à mettre sur le même plan zappatistes et bolchéviques.

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