Une tribune pour les luttes

Comité boycott du 13

Pour un boycott actif de la présidentielle 2022

Article mis en ligne le dimanche 27 février 2022

L’abstention, les votes blancs et nuls augmentent ces dernières années à toutes les élections et battent des records. Ils ne sont pas le signe du désintérêt des citoyens pour la « chose politique », mais la manifestation de leur refus du système institutionnel en place. Ils n’acceptent plus l’homme (ou la femme) providentiel qui promet tout et ne fait rien de ce qu’il avait promis durant la campagne.
De nombreux citoyens ont désormais conscience que le peuple est privé de sa souveraineté. Ils ne veulent plus cautionner par leur vote un système non démocratique qui ne prend pas en compte les besoins du plus grand nombre.
Le boycott de l’élection présidentielle permettra à chacun de participer à un acte collectif, politique et responsable, face à la situation institutionnelle, économique, sociale et ouvrira une perspective pour construire une démocratie réelle.
Objectif : délégitimer le président élu et le système présidentialiste, s’engager dans un processus constituant de reconquête démocratique.
Moyen : obtenir que le total des abstentions, des blancs et des nuls soit supérieur au nombre de voix obtenues par le président élu.
Conséquences probables  : le président élu serait empêché de gouverner s’il était mis en minorité dans la composition de l’Assemblée nationale élue en juin 2022. Le rapport de forces politiques s’inverserait alors entre un président, élu légalement, et un peuple légitime dans sa marche pour la reconquête de la souveraineté. Des conditions beaucoup plus favorables s’offriront à ceux qui veulent changer de régime politique et débattre d’une nouvelle constitution reposant sur la mise en œuvre des droits naturels et universels : emploi, salaires, environnement, sécurité, santé…
Assez du système présidentialiste qui ronge la démocratie !
Le système présidentialiste repose sur quatre piliers : l’élection du président de la République au suffrage universel direct  ; la Constitution vingt-quatre fois révisée depuis 1958 dont vingt-deux fois sans référendum, donc sans le peuple ; les pouvoirs exorbitants du président de la République lorsque les majorités présidentielle et législative coïncident avec le quinquennat auquel s’ajoute l’inversion du calendrier électoral qui affaiblissent le Parlement.
Ce sont ces quatre piliers que le boycott de l’élection présidentielle va contribuer à scier. En outre, le système des parrainages est filtré pour évacuer les candidats qui refusent le système en place.
Assez d’un président qui est aussi Premier ministre, chef de parti, chef de la majorité parlementaire, omniprésent et Monsieur je-sais-tout !
Assez de la pollution du débat sur les idées, remplacé par le débat sur les personnes.
Assez du rôle trop important joué par les grands médias qui sont la propriété des forces de la finance et de l’armement, et aux sondages, survalorisant les modes passagères, les postures et les impostures, les « petites phrases », la théâtralisation de la vie politique, pour sous-valoriser les questions de fond.
Assez d’encourager les émotions chez les électeurs, l’attrait des effets de manche et des gesticulations chez les candidats, les apparences, le verbe.
Assez du culte de la personnalité, de l’individualisme, de la transformation des citoyens en supporteurs de tel ou tel candidat qui rend la fonction présidentielle grotesque.
Assez de cette courtisanerie et de l’esprit de soumission au sauveur présidentiel.
Assez de la personnalisation, du centralisme, de la confiscation du débat démocratique, de la concentration du pouvoir.
Assez de cette absence de recul des présidents qui n’apparaissent plus au-dessus de la mêlée comme force de régulation, d’orientation, d’arbitrage.
Le présidentialisme est incompatible avec la souveraineté du peuple
Boycotter la présidentielle c’est :
Rompre avec cette forme infantile de la politique. Les expériences de ces dernières décennies, depuis la trahison de François Mitterrand en 1982, jusqu’aux prestations pathétiques de Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron, en démontrent l’urgence.
Refuser de participer à une mascarade car l’élection présidentielle de 2022 est déjà quasiment jouée, M. Macron a toutes les chances d’être réélu, malgré la détestation dont il est l’objet par une grande partie de la population.
Ne pas se laisser piéger par la menace d’une extrême droite fabriquée pour servir de repoussoir au second tour afin de favoriser le candidat réputé le moins pire.
Il nous appartient donc, citoyens de notre pays, d’organiser collectivement un boycott populaire de l’élection présidentielle. C’est le seul moyen pour ouvrir la voie à une nouvelle constitution permettant d’en finir avec la politique de chômage, de précarité, de négation des droits des salariés, de destruction du code du travail, d’élimination des retraites, de la Sécurité sociale et de la fonction publique, de disparition de la France en tant que Nation.
Signez l’appel au boycott de l’élection présidentielle et rejoignez le comité boycott de votre département !

Un comité boycott de la présidentielle des Bouches-du-Rhône a été créé
Le boycott que nous prônons doit être large et trans-partisan. Il s’attachera à construire un nouveau rapport de force politique, plus favorable au peuple. Les conditions seraient alors réunies pour l’émergence de forces politiques nouvelles travaillant à la reconquête démocratique. Cette reconquête passera par la mobilisation des citoyens aux législatives de 2022 et par la désignation de candidats constituants pour élaborer une nouvelle constitution.
Le premier acte de cette reconquête démocratique ne passe par l’élection d’un nouveau monarque quel qu’il soit, il consiste à signer et faire signer l’appel au boycott.
Un site dédié au boycott va voir le jour ou figurera.l’appel à signer , qui est pour l’instant sur la site de la Dynamique Populaire Constituante :
https://la-dynamique.fr/appel-a-boycotter-lelection-presidentielle/

Une Coordination Nationale de Boycott Présidentiel a été créée pour renforcer l’action des comités départementaux de boycott.
Le Comité boycott du 13 se manifestera sous différentes formes : tractages, affichages, pétitions, réunions publiques, publications sur les réseaux sociaux…

Une première réunion-débat sur ces questions se tiendra le jeudi 24 mars à 19h au théâtre de l’Oeuvre, 1 rue Mission de France, 13001 Marseille

Pour le Comité boycott du 13, Jean-Louis Brunati

Adresse mail : CDBP13 chez protonmail.com

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13 Messages

  • Le 28 février à 19:03, par Philippe

    Sans vouloir faire de mauvais esprit, je signale juste à Mille Bâbords qu’un appel au boycott de l’élection présidentielle (ou de toute autre élection) est bel et bien ancré dans une logique électorale.
    Or, il m’avait semblé que MB refusait toute participation au processus démocratique et électif....?
    Juste pour rappel, le refus réellement révolutionnaire de participation aux élections ne se justifie pas par un manque de démocratie ou par un défaut ou un rejet des élites.
    Ce n’est pas parce que les postulants ne nous satisfont ou ne nous représentent pas que nous refusons d’y participer, c’est parce que le vote est un rouage de fonctionnement du système capitaliste, dans sa forme moderne et démocrate. Là-bas la schlague, ailleurs la terreur, ici le vote démocratique, chaque système a sa logique et tous font partie du même mode de production qui couvre et domine 100% de la planète.
    Le vote n’est qu’un détail de leur histoire, de leur logique.
    Il faut arrêter d’utiliser le mot "démocratie" comme un terme positif.
    La démocratie, c’est simplement la forme que prend le mode de production capitaliste ici et maintenant.
    Tout est à eux, rien n’est à nous !

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    • Le 28 février à 21:10, par Philippe
    • Le 1er mars à 22:41, par Jean Louis Brunati

      1) Vous dites "le vote est un rouage de fonctionnement du système capitaliste".
      Vous avez une conception étrange du capitalisme, comme si ce dernier était un système extérieur à nous avec ses rouages, comme une machine en fait, le vote étant un de ces rouages, comme le sont en fait tous les outils des institutions, qu’elles soient administratives, judiciaires, médiatiques, syndicales etc. Bien sûr il y a dans toute institution un coté appareil, un coté mécanique, automatique, inhumain, mais ce sont des humains qui sont pris dans le système capitaliste comme dans tout système social, des humains qui sont à l’intérieur de la "machine" et pas à l’extérieur, des humains qui peuvent s’opposer entre eux, être solidaires, se confronter à des pouvoirs hiérarchiques, etc. Sans toutes ces luttes, ces compromis, ces moments de divisions...les institutions ne pourraient jamais "fonctionner". Les institutions que le capitalisme s’est donné et qui ont assuré sa domination (c’était fait pour ça !) sont actuellement vacillantes même si elles restent très puissantes.
      Historiquement le vote est bien plus ancien que le capitalisme ; on votait chez les Grecs, très souvent, chez les Romains, dans les assemblées villageoises du Moyen-Age ( et les femmes votaient !). Puis on est passé au vote censitaire puis au "suffrage universel masculin", puis au suffrage vraiment universel avec le droit de vote des femmes, etc. L’histoire est faite de progrès et de régressions. Nous vivons actuellement une période de régression sans pareille,nous en pâtissons et subissons les conséquences, au niveau du vote comme des partis, de l’école comme de la justice, des idées comme de l’alimentation. Ce n’est pas pour autant que nous allons supprimer par principe toute école, toute justice, toute idée... Pour le vote c’est pareil, ce serait une folie de s’en priver systématiquement.
      Par le boycott présidentiel nous voulons justement montrer, par le refus de ce vote-là, que nous ne rejetons pas le principe du vote mais que nous voulons marquer le coup, opérer une rupture complète avec un système qui verrouille toute opposition du peuple pour le grand bien des puissances d’argent.
      Le vote est un droit, et du fait que tout droit n’est pas une obligation, on a le droit de voter ET le droit de ne pas voter.

      2 ° Si vous êtes opposé à la démocratie que proposez-vous à la place ? Comment changez-vous, et par quel processus, le mode de production capitaliste et par quel mode de production le remplacez-vous ?

      3° Marx a montré qu’il fallait effectivement distinguer démocratie formelle et démocratie réelle, la 1ère étant le faux nez de l’exploitation capitaliste mais il n’a jamais dit qu’il ne fallait pas se servir des opportunités que cette démocratie formelle pouvait donner aux exploités pour conquérir des droits nouveaux. je pourrai vous citer pas mal de textes où il exhorte les ouvriers à se saisir de toutes les libertés permises à un moment donné pour combattre les capitalistes et à lutter pour conquérir des droits formels nouveaux, c’est d’ailleurs ce qui s’est passé depuis les débuts du capitalisme industriel.

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      • Le 2 mars à 00:03, par Philippe

        Je ne vais pas entrer ici dans un débat de fond sur ce que serait un monde sans démocratie, bien que le sujet reste passionnant.
        Je voulais juste signifier ici que si on prétend être révolutionnaire, on ne peut pas proposer des améliorations, des réformes même très radicales du mode de production capitaliste. Les usines, le travail, la politique, la police, la culture, l’armée, la famille sont des institutions qui ont servi de fondement historique au passage de l’esclavage au servage puis au salariat et à la domination réelle du Capitalisme. Je fais partie d’un courant qui traverse l’histoire et qui se propose d’abattre ce système, dans son ensemble, et pour cela de détruire TOUTES ses composantes, pas de les réformer, de les autogérer, de les faire dominer par les prolétaires.....
        Pour résumer cette vision de l’histoire moderne, j’aime assez ce texte de Yuval Harari (pas vraiment un marxiste !) :

        “…Partout surgirent des souverains et des élites qui se nourrirent du surplus des paysans et leur laissèrent juste de quoi subsister.

        Ces surplus de nourriture confisqués alimentèrent la vie politique, la guerre, l’art et la philosophie, permettant de bâtir palais, forts, monuments et temples.

        Jusqu’à la fin des Temps modernes, plus de 90 % des hommes et des femmes étaient des paysan(e)s qui se levaient chaque matin pour cultiver la terre à la sueur de leur front.

        L’excédent produit nourrissait l’infime minorité de l’élite qui remplit les livres de l’histoire : rois, officiels, soldats, prêtres, artistes et penseurs.

        L’Histoire est une chose que fort peu de gens ont faite pendant que tous les autres labouraient les champs et portaient des seaux d’eau."

        Fondamentalement, la mécanique capitaliste est restée la même en plus sophistiquée et systématique, une fois les pauvres transformés en prolétaires....

        Aujourd’hui, il s’agit de renverser cette histoire, pas de la gérer au "mieux"des intérêt du peuple !

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  • Le 1er mars à 15:40, par Bébert

    ...C’est le seul moyen pour ouvrir la voie à une nouvelle constitution permettant d’en finir avec la politique de chômage, de précarité, de négation des droits des salariés, de destruction du code du travail, d’élimination des retraites, de la Sécurité sociale et de la fonction publique, de disparition de la France en tant que Nation...

    phrase qui n’apparait pas dans l’Appel de la dynamique populaire constituante

    ...Des conditions beaucoup plus favorables s’offriront à ceux qui veulent changer de régime politique et débattre d’une nouvelle constitution reposant sur la mise en œuvre des droits naturels et universels : emploi, salaires, environnement, sécurité, santé...

    Donc, j’appelle à boycotter cet appel marseillais qui ajoute de la confusion à la confusion et qui sous un faux nez propage le nationalisme père de toute les guerres et arme des capitalistes pour maintenir leurs pouvoirs et leurs privilèges.

    Bébert, attristé de voir que que M.B. ne soit pas plus attentif à la propagande nationaliste et passe des textes sans une mise en garde du comité de rédaction.

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    • Le 1er mars à 21:22, par Jean Louis Brunati

      La référence à la nation n’apparait pas en effet dans le premier appel lancé par la Dynamique Populaire Constituante, il a été ajouté dans le nouveau argumentaire sur le site spécialement dédié au boycott présidentiel parce que nous réfléchissons vous voyez, nous discutons entre nous et amendons nos textes tout simplement. Allez vérifiez, ce n’est pas une initiative marseillaise mais bien nationale. Renseignez vous un peu plus avant de partir bille en tête dans ce qui me parait être vos obsessions.

      https://boycottpresidentielle.fr/wp-content/uploads/2022/02/Synthese-argumentaire-boycott-presidentielle.pdf

      Sur le fond de la question si vous pensez que parler de nation c’est être "nationaliste", c’est un peu court mais je vous laisse après tout libre de le penser. Ce n’est pas du tout mon avis. Je suis néanmoins internationaliste mais contre la fin des nations voulues par les mondialistes impérialistes . Je pense au contraire que discréditer l’idée de nation au nom de la lutte contre le nationalisme, c’est faire le jeu des capitalistes et de leurs agents. Il y a plusieurs internationalisme, le mien apparemment n’est pas le votre C’est au nom de votre conception de l’internationalisme que lors de la 2ème guerre mondiale certains courants d’extrême-gauche (heureusement isolés) ont appelé à ne pas résister aux nazis, quand ces derniers occupaient avec la douceur que l’on sait notre pays, parce que soi-disant c’était nos frères ! des "prolétaires comme nous" !!
      Mon père était résistant, il a passé 2 ans en camp de concentration à Dachau dont il est sorti vivant par miracle, alors le nationalisme le vrai, celui qu’il faut combattre, le le connais bien, depuis tout petit et je ne laisserai personne me traiter de nationaliste dans le sens que vous suggérez un peu lourdementr. Argumentez s’il vous plait au lieu de procéder par imputations et allégations péremptoires, en cherchant des poux à tous ceux qui ne pensent pas exactement comme vous.
      Je m’arrêterai là pour rester dans la modération.

      Jean-Louis Brunati
      Membre de la coordination nationale du boycott présidentiel
      Membre du comité départemental de boycott des BdR

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      • Le 2 mars à 09:22, par Philippe

        Pas besoin d’utiliser l’adjectif "nationaliste" comme péjoratif.
        La nation, quelle que soit son acception, est une notion capitaliste, contre révolutionnaire (si ce terme veut encore dire quelque chose), comme la patrie par exemple.
        Il n’y a pas de concept positif ou alternatif de la nation.
        "tout considérer du point de vue de l’universel"

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  • Le 3 mars à 20:12, par Thibaut JVGNT

    Pour les constats, je suis d’accord. Le système capitaliste qu’il faut abattre, le vote qui est biaisé de toutes façons, les dénis démocratique atroce, fais dans l’indifférence médiatique, le silence politique et le bruit des bottes des flics quand on essaye de changer ça par la rue.
    J’ai fais beaucoup de manif Gilets Jaune entre le 24 novembre 2018 et avant la pandémie. Je croyais changer les choses par le rapport de force de la rue.

    Naïf que j’étais ...

    Une machine médiatique bien aux ordres et bien huilée, un président qui se fout de nos gueules et peut légalement le faire (il est tout puissant et irresponsable) et des flics bien dressé à obéir et réprimer quand on le leur ordonne.
    Changer le système par la rue ? Pour ma part, cet espoir c’est éteint avec les 25 éborgnés, 5 mains arrachés, 2 mort dues aux forces de l’ordre (Zineb Redouane et Steve Maia Caniço). Quand un président vous emmerde en direct à la télé par dessus tout, et que vous avez vécu tout ça, vous croyez encore que la rue va le faire plier "si on s’y met réellement tous" ?!!

    Pourquoi Macron ne nous écoute pas ? Parce qu’il le peut.
    Pourquoi boycotter l’élection présidentielle va foirer ? Parce que nulle part dans la constitution est présent le pourcentage d’abstention pour la rendre caduc.

    Construire un rapport de force c’est bien. S’abstenir personnellement pour des raisons politique comme ici, c’est respectable et compréhensible. En faire LA SEULE STRATEGIE POUR GAGNER, c’est juste suicidaire et dangereux !
    Si votre stratégie arrive à terme, voilà ce qui va se passer :

    Un second tour avec des candidat bien de droite (à part Mélenchon, je vois mal Jadot, Hidalgo ou Roussel ou notre camarade Artaud passer au second tour) et d’extrême droite. On refait une 2017, et tout ceux à droite de Macron (si ce n’est lui même) est président.e
    Puis vient les législatives, et il faut aussi boycotter ce système qui n’est pas démocratique n’est-ce pas ? Donc les législatives aussi ? Sachant que le plus souvent le président élu obtient sa majorité à l’assemblée du fait du calendrier proche des 2 élections, et bravo ! Un président de droite et une opposition fantoche à l’assemblée, si tenté qu’il y ai suffisamment d’élu "d’opposition".

    L’avenir en commun, la France Insoumise et Jean Luc Mélenchon, on en pense ce qu’on veut et ils ont des défauts, mais là vous voyez qui d’autres pour commencer à inverser le rapport de force ?

    Le seul vote JLM n’apportera pas de changement magique, et il faudra l’accompagner et continuer de lutter pour appuyer un autre système via la 6ème République, l’arrêt de la casse de notre modèle social, de nouveaux droits effectifs ...

    Oui, on arrive au bout de ce système, mais avec Macron, j’ai compris que c’était tout ce que je pouvais faire, avant que le pays sombre dans une lutte armée où ni lui, ni moi, y sommes prêt.

    Alors abstenez-vous tant que vous voulez, mais PAR PITIE, ne faites pas perdre le peu d’espoir que des gens peuvent avoir via cette minuscule fenêtre, difficile d’accès et semée d’embuche, qu’est l’élection présidentielle.

    Je militerai contre vous, je retirerai vos stickers dans mes rues ou je les recouvrirai par d’autres, mais le mythe d’un changement pacifique et du boycott, d’autant plus fait par des révolutionnaires du dimanche, j’ai donné merci.

    Je me sers du plus d’armes que j’ai à ma disposition. Ca passe par la rue, ça passe par le vote, ça passe par la création, mais juste boycotter et attendre que le prochain monarque soit "gentil" et cède (sans que rien légalement l’oblige) à la pression populaire, j’y ai cru une fois, mais je n’y croit plus.

    PS : La démocratie pleine et entière, ça laisse la place à tous les citoyens, et ça n’aime pas trop la censure. J’espère que ce message ne le sera pas. Vous avez mon mail, je suis prêt à discuter stratégie de changement de système avec vous.
    A bon entendeur ... camarades

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    • Le 3 mars à 21:18, par Philippe

      Sympa Thibaut mais on ne peut vraiment discuter de façon constructive qu’entre gens en accord sur l’essentiel.

      Je ne crois pas qu’on doive échanger ici sur l’existence du Père Noël, la rotondité de la terre, l’existence de Dieu, la centralité de la lutte des classes, la domination masculine sur toute la planète ou la pertinence d’aller voter.
      A mon avis....

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      • Le 4 mars à 11:00, par

        Si on ne doit discuter qu’avec des gens en accord sur l’essentiel, autant fermer l’assemblée nationale et toutes les instances humaines où il y a des désaccord. Des gens qui sont d’accord sur tout et qui s’évincent quand ils ne sont pas d’accord, à défaut d’appeler ça une dictature, c’est assez loin d’une démocratie :/ !!
        Ta technique de l’épouvantail est assez grossière. Mettre dans le même panier des espoirs enfantin, des théories complotistes et des réflexions politiques de fond, je trouve ça extrêmement malhonnête et pauvre en terme de rhétorique.
        Je cherche tes contre-arguments dans ta réponse, mais je n’en trouve pas. Peux-tu m’éclairer ?

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        • Le 4 mars à 18:56, par Philippe

          Je crois m’être expliqué sur le fait que je ne veux pas discuter d’éléments qui pour moi sont des évidences mais je ne botterais pas en touche sur l’argumentaire.
          Pour faire le plus bref et le plus clair possible :
          La planète est dominée ENTIEREMENT par le mode de production capitaliste. Il y a ici et là quatre chasseurs cueilleurs qui ont échappé à la catastrophe mais ils ne comptent pour rien dans la dynamique mondiale, malheureusement.
          Ce mode de production est constitué de centaines de millions de lieux de productions de marchandises, de l’artisan à la gigantesque usine mais le but de ce monstre est le même PARTOUT : produire un supplément de valeur par rapport au capital investi, en extorquant du temps de travail sans contrepartie de façon à réinvestir cette plus-value dans le système… et c’est reparti à un niveau supérieur.
          Ce mode de production s’est développé partout et partout de façon particulière, selon les lieux géographiques, les milieux, les histoires, les résistances… mais le but est le même partout : produire de la plus-value.
          Et pour cela, dans chaque succursale géographique, qu’on peut aussi appeler « Pays », il y a aujourd’hui un groupe de gestionnaires qu’on appelle « Etat ». Il a pour fonction la formation de la force de travail (l’école), sa réparation (le système de santé), son contrôle par la police et la justice, sa répression par la police et l’armée, son divertissement par la culture, etc, etc.
          QUI QUE CE SOIT aux manettes, la fonction de l’Etat est la même ; et non pas cette gentille fiction d’une instance qui se glisserait entre la société et le marché pour le réguler, l’amortir, l’humaniser. L’Etat EST un rouage du MPC (mode production capitaliste). Tu peux mettre le plus gauchiste des présidents, il fera ce qu’il a à faire, à deux réformettes locales près (qui peuvent se révéler préférable à des modes de gestion plus durs, bien sûr. Mais fondamentalement, tu ne changes pas la marche du monde pour autant…)
          De la même façon, tous les commerçants, de l’artisan à Amazone en passant par la boutique et le super marché apportent leur écot au gigantesque maelström des flux de marchandises, car il faut qu’elles soient vendues pour que le monstre fonctionne. Il est donc tout à fait dérisoire de promouvoir telle forme de commerce et d’en boycotter telle autre, de même qu’il est dérisoire de choisir tel ou tel Keynésien pour faire tourner le monstre.
          Tu vois donc qu’après tout cela, on est bien loin de la république, l’assemblée nationale, la nation et tutti quanti.

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          • Le 4 mars à 20:08, par

            Ok Bakounine !!
            J’ai compris la grande tirade de renverser le capitalisme ! Le constat je l’ai compris. L’utopie (qui n’est qu’un futur souhaitable pas encore réalisé) je l’ai compris aussi. La cause je l’ai compris aussi.
            J’embrasse une bonne partie de ton discours (à quelque détails près, mais parce que je ne suis pas assez imprégné de la culture anarchiste).

            Moi je te parle de la METHODE !

            Tu ne pense pas qu’un Mélenchon au pouvoir y réfléchirai à 2 fois avant d’envoyer les flics sur une ZAD ?
            Tu ne pense pas qu’il serait contre, sous prétexte que ce n’est pas dans son programme, passer le SMIC à 2000 plutôt que 1400€ si c’est possible ?
            Tu ne penses pas que, même si ce n’est pas le monde que tu veux mettre en place, ta lutte sera plus vivable, plus entendue et plus relayer sous Mélenchon que sous Macron ou Zemmour ?!
            Les Anars et les Trotskistes sont la fenêtre d’Hoverton à gauche, l’arrière garde qui sera là pour guider une potentielle révolution. Ce sont eux qui rappellent aux candidats moins de gauche ce qu’est vraiment la gauche. Vous servez d’accélérateur du Socialisme (un monde sans classe et utopique, pas le parti socialiste on s’entends bien !). Il propose une 6ème République, un référendum révocatoire et des citoyens qui écriront eux même la constitution. T’y crois ou pas, mais une fois élu s’il ne le fait pas, pourras le mettre devant le fait accompli, comme Macron aujourd’hui avec ses mesures de "gauche" prévue en 2017 mais jamais abouties.

            Ta responsabilité en tant que militant, qui plus est idéologue (au sens où tu réfléchis sur le sens et les mots de ta lutte) c’est de permettre que ta cause et ta lutte se fasse. Tous les moyens ne sont pas forcément bons, mais tu peux améliorer les conditions de celle-ci en faisant des compromis, ou, à défaut, ne pas te tirer une balle dans le pied par fanatisme et idéologie pure justement !

            Je t’ai dit ce qu’il se passerai probablement si une telle stratégie était appliquée et "marchait". Sauf si tu as je ne sais quelle stratégie magique à me faire part. Autrement, soit tu t’obstine et la réalité se présentera brutalement à toi comme elle s’est présentée à tous les GJ depuis 2018, soit tu changes d’avis.
            Je ne vois pas d’autres solutions probables. Mais peut-être y as-tu réfléchis ?

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            • Le 5 mars à 10:11, par Philippe

              On va arrêter de privatiser cette page de MB.

              "Anarchiste" est surement l’étiquette la moins infamante qui soit.
              Mais, pour ton information, le courant théorique dont je me revendique est plus marxien.
              Avec comme origine l’anarchisme en effet mais aussi l’ultra gauche, le situationnisme.
              Ce qu’on appelle en ce moment la communisation.
              Si tu veux voir à quoi cela ressemble, va sur un des blogs de ce courant, http://dndf.org/

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