Une tribune pour les luttes

Les organisations signataires de Guadeloupe, Guyane et Martinique disent NON à la répression coloniale en Kanaky et exigent la libération immédiate des jeunes et des militant-e-s politiques Kanak emprisonné-e-s

Article mis en ligne le vendredi 5 juillet 2024

Dans un communiqué daté du lundi 24 juin 2024, les organisations signataires de Guadeloupe, Guyane et Martinique réitèrent leur soutien total envers les militantes et militants arrêtés de manière arbitraire par les autorités répressives du colonialisme français, appelent à la mobilisation de tous les militants et exigent la libération immédiate et sans conditions de tous les militant-e-s et prisonnier-e-s politiques kanaks, dénoncent les méthodes d’extermination et de génocide perpétrés par l’état français à l’encontre du peuple Kanak, relevant d’un crime contre l’Humanité, soutiennent la lutte du peuple Kanak pour son droit inaliénable à la pleine souveraineté et à l’indépendance.

Communiqué à lire sur Karibean newsweek ici
ou en version PDF

Dans un communiqué de presse daté du lundi 24 juin 2024, l’UPLG appelle à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques kanaks, ainsi qu’à la fin de toute forme de répression et d’occupation coloniale en Kanaky. L’UPLG exisge le respect des droits humains fondamentaux des patriotes Kanaks et les soutenons dans leur lutte légitime pour l’autodétermination et la dignité.

Communiqué de l'UPLG à lire ici
ou en version PDF


Halte à la criminalisation de la CCAT et du mouvement indépendantiste Kanak
mercredi 19 juin 2024

Ce matin à Nouméa, une descente des forces de l’ordre a eu lieu dans le local de l’Union calédonienne (UC) à Magenta et les principaux responsables de la CCAT (Cellule de coordination des actions de terrain) ont été interpelés alors qu’ils se rendaient à une conférence de presse. Une perquisition a eu lieu et onze membres de la CCAT dont la plupart sont aussi des responsables politiques et syndicaux ont été placés en garde à vue sous plusieurs chefs d’inculpation très graves, relevant de la criminalité organisée, pour une durée de 96 heures (4 jours).

Ce 19 juin au matin à Nouméa, une descente des forces de l’ordre a eu lieu dans le local de l’Union calédonienne (UC) à Magenta et les principaux responsables de la CCAT (Cellule de coordination des actions de terrain) ont été interpellés alors qu’ils se rendaient à une conférence de presse. Une perquisition a eu lieu et onze membres de la CCAT dont la plupart sont aussi des responsables politiques et syndicaux ont été placés en garde à vue sous plusieurs chefs d’inculpation très graves, relevant de la criminalité organisée, pour une durée de 96 heures (4 jours).

Alors que les tensions baissaient dans le pays et que les appels au calme n’ont cessé de se multiplier, y compris celui de l’Union calédonienne juste après les interpellations, l’État français persiste dans ses méthodes d’intimidation et son recours à la manière forte, loin de prôner la désescalade, jette à nouveau de l’huile sur les braises.

Dans le contexte électoral actuel, la criminalisation de la CCAT et les perquisitions menées dans les locaux de l’UC cherchent à discréditer le mouvement indépendantiste kanak dans son ensemble au risque d’aggraver davantage une situation très chaotique.

Nous dénonçons la brutalité de ces méthodes et ces arrestations abusives qui répondent une fois encore aux attentes des « loyalistes » les plus radicaux. Ces derniers n’ont d’ailleurs jamais été inquiétés malgré les propos haineux tenus lors de manifestations et l’appel « à foutre le bordel » lancé par Sonia Backes, la présidente de la Province Sud et ex-secrétaire d’État à la Citoyenneté sous le gouvernement Borne. De plus, plusieurs élus anti-indépendantistes n’ont jamais été interpellés bien qu’ayant été vus et reconnus comme responsables de milices pro-françaises, racistes et armées, à l’origine d’exactions sur la jeunesse kanak, à Nouméa et sa banlieue. Pour eux, l’impunité semble totale.

- Nous exigeons la libération immédiate des responsables politiques kanak arrêtés ainsi que de l’ensemble des personnes interpellées, victimes de la répression depuis ces dernières semaines.

- Nous exigeons la levée de toutes les poursuites visant les responsables de la CCAT, et l’ensemble du mouvement indépendantiste Kanak.

- Nous appelons à une visite urgente d’une mission des Nations Unies, et une enquête indépendante pour que soient établies vérité et la justice pour les personnes assassinées et les blessées ces dernières semaines.

Solidarité avec l’ensemble du mouvement indépendantiste Kanak !

Le Collectif Solidarité Kanaky

Lire sur le site du Collectif Solidarité Kanaky ici

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