Une tribune pour les luttes

Compte rendu de la réunion UCIJ du 27 novembre 2007

Article mis en ligne le lundi 27 novembre 2006

L’objet de cette réunion demandée par la Cimade est de « passer une nouvelle étape afin d’assurer un fonctionnement plus « normal » à l’intérieur de l’UCIJ

Il y a eu des incidents lors de la dernière manifestation de sans papiers du 15 novembre. L’organisation de la manifestation, les problèmes de formation du cortège avec des coups donnés aux porteurs de la banderole de l’UCIJ par des collègues du SO de la CGT et enfin la prise de parole interdite à RESF à la fin de la manifestation ont été mal vécus par un grand nombre de militants sur place.

Il s’agit pour l’UCIJ de retrouver l’unité afin que chacune des composantes se retrouve à égalité. La régularisation restant l’objectif numéro 1.

Les collègues de SUD - Solidaires prennent la prole car ils ont assisté à la réunion de bilan de cette manif. La CGT a condamné vigoureusement ces incidents et annoncé qu’elle modifierait son mode de fonctionnement (notamment le service d’ordre). Le service d’ordre ne serait plus obligatoirement confié à la CGT mais serait préparé collectivement.

M Mavridès (PC) : pose des questions sur le rôle de l’UCIJ et celui du Comité Sans Papiers ? Y a-t-il rivalité entre les deux collectifs ?

M. Dieudonné au nom de la LdH rappelle que la Ligue s’est petit à petit retirée de l’organisation du Comité SP car elle n’était pas d’accord avec certaines manipulations. Il tient à préciser que ces incidents n’étaient que l’aboutissement de plusieurs dysfonctionnements. La LdH demande une véritale unité au moment de l’organisation des manifestations.

Plusieurs prises de paroles réclament un retour à l’unité, au respect.

Krimo (CSP13) répond qu’il n’y a pas eu de manipulation. Le CSP était chargé de faire son propre service d’ordre afin de protéger les SP. Les SP regrettent ces incidents.

Christiane Ruffel se pose la question de la nécessité absolue d’un service d’ordre (elle n’évoquait pas celui des sans-papiers). Elle rappelle que le collectif UCIJ a organisé 3 manifestations depuis le printemps dernier et qu’un très grand nombre d’organisations sont partie prenante de l’UCIJ.

J-P Cavalié Cimade précise que les associations des droits de l’homme et des étrangers assument l’animation de l’UCIJ et ont souhaité dès le départ une animation collégiale en son sein. Il ne regrette pas de n’avoir pas participé à la réunion de débriefing.

Kader CSP rappelle que ce sont les SP qui décident de leurs décisions et qu’ils ne sont pas conduits par la CGT. Il ressent le « besoin » d’unité afin que le combat des sans-papiers finisse par aboutir.

Krimo rappelle que la prise de pouvoir ne l’intéresse pas, ce qu’il attend ce sont des régularisations. Il a besoin de soutien et d’unité et soutient que les sans papiers ne sont la propriété de personne.

Plusieurs prises de parole pour évoquer ce second collectif intersyndical qui ferait doublon. A la proposition de la collègue de Sud Education d’envoyer un représentant UCIJ à cette intersyndicale, Denis (Espace) répond que ce n’est pas possible étant donné le grand nombre d’organisations représentant déjà l’UCIJ et faisant dejà pour certaines, partie des organisations syndicales .

Sud-Solidaires rappelle que « l’essentiel est tout de même les bagarres que nous menons. »

Il est rappelé que lors de toutes les réunions à l’UCIJ il y a eu des représentants de la CGT. On a un mouvement qui existe et certains demanderaient la création d’un nouveau cercle décisionnel ce qui ne srait pas compatible avec une recherche d’unité et d’efficacité.

M Mavridès se souvient qu’il existait auparavant un CSP et un comité de soutien aux CSP. Elle se désole que ce comité at perdu plusieurs de ses soutiens.

Le CSP13 organise le 29/11 une réunion unitaire à 17H 30 à la Bourse du Travail.

Jean-Marie pense que nous sommes à un moment particulièrement difficile pour les sans papiers, probablement le pire depuis très longtemps. Et qu’il n’est pas dans l’intérêt de ceux que nous soutenions de nous diviser, d’émietter nos forces et d’afficher des divergences de forme puisque la régularisation des sans-papiers constitue notre objectif commun. L’UCIJ semble être cette maison commune où chacun a sa place, au prix d’un effort mutuel certain ( mais aussi de l’espoir de gagner ces combats tous ensemble).

Françoise Rocheteau : L’ambition du mouvement est de permettre à chacun d’apporter ses propositions vers une prise de conscience sur des notions comme celles de « Pas de travailleur jetable, pas d’immigré jetable. » Lors de la création de l’UCIJ, l’invitation a été faite pour que chacun puisse apporter sa pierre.

Il s’agit maintenant de retrouver ce qui a fait l’essence de l’UCIJ et refaire exister ce mouvement.

Kader pour le CSP répond que la réunion du 29 novembre entre dans cette dynamique.

JP Cavalié : l’objectif de l’UCIJ est un mouvement provisoire qui a pour but de lutter contre la loi CESEDA et de préparer l’alternative. Il rappelle également le travail effectué par l’UCIJ actuellement autour des trois groupes de réflexion constitués récemment : Groupe frontières & Conscientisation - Elections - Comité de vigilance Canet

AGENDA

Réunion unitaire à 17H 30 le mercredi 29 novembre à la Bourse du Travail à l’appel du CSP.

Groupe Vigilance Canet 17h30 le mardi 5 décembre

Prochaine réunion à 18h30 le mardi 12 décembre.

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