Une tribune pour les luttes

Nouvelles acquisitions

Le Bulletin de la Médiathèque de Mille Bâbords n°10

octobre 2012

contact-biblio chez millebabords.org

Permanences : le lundi de 14 à 17 h / le jeudi de 15 à 19 h

Abonnement 8 euros (ou plus par soutien). Gratuit pour les adhérents à Mille Bâbords.

I. Ce mois-ci nous avons reçu

II. Les précédents bulletins

III. Principe de fonctionnement de la médiathèque

pour voir le catalogue en ligne


Nous avons reçu...

Amérique Latine

  • Hautes terres = Os Sertões : la guerre de Canudos / Euclides da Cunha -Métailié , 2012

Correspondant de guerre, Euclides da Cunha raconte la répression, en 1896-1897, du soulèvement de Canudos conduit par son chef mystique Antonio Conselheiro, et il construit un mythe fondateur des plus complexes. Dans ce livre inclassable où le paysage, le climat et la flore sont des acteurs fondamentaux de la guerre, il fait passer le souffle de l’épopée et renvoie dos à dos deux barbaries : le mysticisme retardataire et la modernité aveugle...

  • Homme de maïs. Coeurs de braise : Cultures indiennes et rébellion au Mexique - L’Insomniaque, 2002

Depuis 1994 avec le succès tactique des escarmouches zapatistes, les Indiens du Mexique sont entrés en effervescence.
Cette réaction de défense des communautés a fait tache d’huile, s’appuyant sur la tradition, comme sur l’utopie, échappant presque toujours aux carcans idéologiques.
Des voyageurs séduits par ce mouvement, contre l’ordre marchand, laissent conter les hommes et les femmes de maïs qui sont la poésie et la sagesse mêmes. La machette hors du fourreau, ces partisans de la communauté humaine réfutent en actes le nihilisme marchand d’un monde-machines qui s’obstine de plus en plus et partout à traquer la vie !

BD politique

  • Subversion : l’art insoumis d’Eric Drooker / Eric Drooker, Mumia Abu-Jamal et Chris Lanier - L’Échappée, 2007

« Les images d’eric Drooker évoquent des situations bien plus universelles que particulières. Elles ne se contentent pas de raconter l’histoire d’un lieu donné, mais bien celle d’un combat entre forces vitales et forces destructrices. Entre quelques verres, cet artiste de rue bien déjanté et très radical m’a sidéré avec ses récits des soulèvements et des émeutes qui ont secoué le quartier du Lower East Side (New York), dont l’histoire politique déjà bien dense était clairement aussi sa propre histoire. Drooker m’a décrit ce qui s’était passé là il y a quinze ans, il y a un siècle, comme si c’était en train de se dérouler à nouveau sous ses yeux. » Joe Sacco, auteur de Palestine. une nation occupée.

Colonialisme / Néo- colonialisme

  • L’or noir du Nigéria : Pillages, ravages écologiques et résistances / Xavier Montanyà - Agone, 2012

Dans la riche zone pétrolière du delta du Niger, Shell ou Total opèrent en dehors de tout respect des droits humains. Après cinquante ans d’exploitation sauvage et de marées noires, l’air, les sols et les cours d’eau sont empoisonnés. Les nombreuses résistances, pacifiques ou armées, des populations locales privées de leurs terres et de leurs moyens de subsistance se heurtent à une sanglante répression menée par les compagnies pétrolières et l’armée nigériane.
Le Nigeria, premier partenaire commercial de la France en Afrique subsaharienne, est un cas extrême mais exemplaire pour saisir l’ampleur du désastre engendré par l’extraction intensive des ressources naturelles dans les pays africains, et identifier ses causes, ses acteurs et ses enjeux. Pour l’écrivain nigérian Wole Soyinka « Le monde doit comprendre que le combustible qui fait fonctionner ses industries est le sang de notre peuple. ».

  • Petite histoire de la conquête des Amériques / Hans Koning - L’Échappée, 2010

Ce livre raconte la tragique histoire de la conquête d’un continent, l’Amérique, et de l’implacable dévastation des cultures et des peuples qui y vivaient. C’est aussi, de fait, le récit de leurs résistances, de Túpac Amaru à l’American Indian Movement. De la conquête espagnole et des faits d’armes des Cortés et autres Pizarre, jusqu’à la colonisation totale de l’Amérique du Nord et l’importation des guerres du vieux continent, de la confiscation des terres des Indiens jusqu’aux interventions militaires actuelles, le pillage et la mort n’ont cessé d’être semés par les colons européens et leurs descendants. Avidité, égoïsme, démesure, soif de conquête et volonté de puissance en constituent les causes. Les débuts de ce qu’on appellera plus tard mondialisation n’auguraient rien de bon...

Écologie politique & critique du productivisme

  • A la recherche du nouvel ennemi : 2001-2025 : rudiments d’histoire contemporaine / Pièces et main d’oeuvre - L’Échappée, 2009

C’est un lieu commun que dans toute société, l’ordre repose sur le sacrifice de moutons noirs, brebis galeuses et boucs émissaires, désignés à l’unanimité violente par la population. D’où l’intérêt de connaître le nouvel ennemi de la Sécurité globale, cible des stratèges de la Rand Corporation et des « livres blancs » du gouvernement.
Après l’« écoterrorisme », ennemi à peu près imaginaire, produit du FBI et de l’écrivaste Jean-Christophe Rufin (Le parfum d’Adam) ; après le « bioterrorisme », ennemi bien réel issu des laboratoires de l’État – comme démontré par l’affaire de l’« anthrax » en 2001 – voici le mauvais Terrien. Réfractaire au « Green New Deal », aux « écotechnologies » ; nanotechnologies, géo-ingénierie, nucléaire et informatisation de la « planète intelligente », cyberville globale où chacun se plie aux règles de la survie technifiée. Sauf à devenir le nouvel ennemi de l’« humanité élargie » : post-humains, transhumains, cyborgs, « Successeurs », « hommes bioniques », « augmentés » et autres « Singularités », qu’on nous assigne désormais comme notre futur inéluctable et désirable.
Huit ans après, le fin mot de la « World War on Terrorism ». Ce qu’elle a permis. Ce qui a changé. Ce qui a été perdu sans retour. Et l’avènement de l’Ordre Vert dans un monde en contraction où s’effondrent les frontières entre local et global, intérieur et extérieur, temps de paix et temps de guerre.

  • Marx écologiste / John Bellamy Foster - Éd. Amsterdam, 2011.

Marx écologiste ? L’opinion courante est que Marx et le marxisme se situent du côté d’une modernité prométhéenne, anthropocentrée, qui ne considère la nature que pour mieux la dominer et l’exploiter, selon une logique productiviste qui fut celle tant du capitalisme que du socialisme historiques. L’écologie, comme discipline scientifique et comme politique, aurait ainsi à se construire en rupture avec l’héritage marxiste ou, du moins, au mieux, en amendant considérablement celui-ci pour qu’il soit possible de lui adjoindre des préoccupations qui lui étaient fondamentalement étrangères
Qu’en est-il vraiment ? Dans Marx écologiste, John Bellamy Foster, textes à l’appui, montre que ces représentations constituent sinon une falsification, du moins une radicale distorsion de la réalité : des textes de jeunesse aux écrits de la maturité, inspirés par les travaux de Charles Darwin et de Justus von Liebig, le grand chimiste allemand, fondateur de l’agriculture industrielle, Marx n’a jamais cessé de penser ensemble l’histoire naturelle et l’histoire humaine, dans une perspective qui préfigure les théories les plus contemporaines de la « coévolution », et a offert à la postérité une des critiques les plus vigoureuses de la rupture par le capitalisme de « l’interaction métabolique » entre la nature et les sociétés humaines.

  • Le soleil en face : rapport sur les calamités de l’industrie solaire et des prétendues énergies alternatives / Frédéric Gaillard - L’Échappée, 2012

Depuis le «  choc pétrolier  » de 1973, et plus encore depuis les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima, les énergumènes qui nous gouvernent sont à la recherche d’«  énergies alternatives  »  : géothermie, biomasse, éolien, hydrogène, etc. Mais le véritable Graal de cette quête d’un combustible inépuisable et à vil prix reste l’énergie solaire qui, sauf imprévu, nous alimente pour encore 4,5 milliards d’années.
Le complexe scientifico-industriel s’est lancé dans une course éperdue aux technologies solaires les plus puissantes, les plus rentables, les plus complexes, les plus centralisées, les plus destructrices. En France, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA-EA) mène cette course. Et voilà comment les pillards de pétrole et d’uranium s’accaparent maintenant le soleil. C’est dire que les rêves d’énergie solaire artisanale et individuelle, à la mode de L’an 01 sont déjà cuits. Le soleil ne brillera pas pour tout le monde.
Après les sacrifiés à l’idole nucléaire, voici ceux du nouveau culte solaire  : expropriés des «  terres rares  », des terres agricoles, des steppes et déserts réquisitionnés pour les centrales solaires, victimes des ravages environnementaux de cette nouvelle industrie. Les cobayes du laboratoire planétaire, eux, devront toujours leur énergie à une techno-caste spécialisée et toute-puissante.

  • Le téléphone portable gadget de destruction massive / Pièces et main d’oeuvre - L’Échappée, 2008

C’est le plus foudroyant développement technologique de l’Histoire. En dix ans le téléphone portable a colonisé nos vies, avec l’active participation du public, et pour le bénéfice de l’industrie. Ce déferlement signe la victoire du marketing technologique contre les évidences. Non seulement les ravages - écologiques, sanitaires, sociaux, psychologiques - du portable sont niés, mais il n’est pas exclu que sa possession devienne obligatoire pour survivre à Technopolis. À l’échelle planétaire (déchets électroniques, massacres de populations et d’espèces menacées), nationale (surveillance, technification des rapports sociaux, bombardement publicitaire), locale (pollutions, pillage des ressources et des fonds publics) et individuelle (addiction, détérioration de la santé et autisme social), découvrons ce gadget devenu fléau absolu.

Économie

  • Désobéir à l’argent / Les Désobéissants- Éd. le Passager clandestin , 2009

Le mouvement hégémonique de la finance mondiale s’en prend désormais aux derniers bastions de la gratuité et du bien commun encore soustraits aux logiques du marché. L’argent est partout. Il détermine jusqu’aux aspects les plus privés de notre vie familiale ou affective. Création de monnaies alternatives, solidaires ou fondantes, abolition de toute monnaie, troc, systèmes d’échanges locaux, zones de gratuité… Des résistances originales s’organisent pourtant, qui sont autant de façons de désobéir à l’argent.

  • La musique assiégée : d’une industrie en crise à la musique équitable / Charlotte Dudignac et François Mauger - L’Échappée, 2008.

Concentration des maisons de disques, disparition des disquaires, numérisation des supports, précarisation des musiciens, etc. La musique assiégée retrace l’histoire d’une industrie musicale aujourd’hui en pleine crise. En détaillant les conditions actuelles de production et de diffusion, ce livre montre comment une poignée de multinationales a fait main basse sur le secteur tandis que les « supermarchés culturels » étouffaient les points de vente indépendants.
L’industrie musicale est-elle inéquitable par définition ? Les musiciens sont-ils condamnés à être manipulés par un système financier qui les dépasse ? En s’appuyant sur les pratiques et les idées du commerce équitable, les auteurs donnent des pistes qui dessinent un avenir plus juste pour la musique.
Au-delà de ce secteur, ce livre pose des questions fondamentales quant au devenir de la culture à l’heure où des pôles techno-industriels se sont emparés de ce qu’ils nomment entertainment.

Éducation

  • Les arbres de connaissances / Michel Authier et Pierre lévy - La Découverte, 1996

Le système des « arbres de connaissances », créé par Pierre Lévy et Michel Authier, constitue un dispositif totalement novateur d’acquisition et de validation des connaissances, tant pour la période scolaire que pour la formation professionnelle. Véritable alternative aux diplômes, ce système de reconnaissance des savoirs et des compétences, radicalement nouveau et profondément démocratique a été conçu pour faire retrouver l’estime de soi à ceux dont on prétend qu’ils « ne savent rien », améliorer l’adaptation des formations à l’emploi, mobiliser au mieux les compétences des entreprises et des organisations, ouvrir enfin la perspective d’une nouvelle citoyenneté centrée sur l’apprentissage et l’échange des connaissances. Depuis sa création en 1992, le logiciel des arbres de connaissances (Gingo) a été expérimenté et mis en oeuvre dans de nombreuses organisations, expériences dont les auteurs rendent compte ici dans une postface inédite.

  • Le maître qui apprenait aux enfants à grandir : un parcours en pédagogie Freinet vers l’autogestion / Jean Le Gal - Ed. libertaires, 2007

Qui aurait pu imaginer que cet enfant, né au fin fond de la Bretagne, d’un milieu pauvre et analphabète, allait devenir un instituteur militant engagé ainsi qu’un chercheur reconnu dans le monde de l’enseignement et des droits de l’enfant ? La destinée hors du commun de Jean Le Gal nous montre qu’à nul enfant, à nul homme, rien n’est impossible. C’est entre XXe et XXIe siècle que nous suivons ici la trajectoire individuelle d’un homme au cœur d’une aventure collective, celle du mouvement Freinet. Nous y partageons de manière directe son cheminement personnel et professionnel au cours des évènements politiques du siècle : la naissance d’un militant, ses premiers pas en pédagogie Freinet, son engagement dans l’Ecole Moderne, une coopération intime avec Elise et Célestin Freinet,... Son travail inlassable pour la reconnaissance des droits de l’enfant et la recherche d’une organisation démocratique au sein de l’école s’impose, tant en France qu’au niveau international. L’enjeu fondamental au cœur de cette aventure humaine repose sur l’enfant, le jeune, dans une perspective d’homme autonome et apte à prendre sa vie en main, d’homme libre et responsable, d’homme apte à agir en coopération.
L’école de demain ne peut être qu’une école laïque, populaire, moderne et libératrice. C’est à travers ses multiples expériences et engagements que Jean Le Gal nous fait vivre son parcours de la classe coopérative jusqu’à son aventure autogestionnaire dans laquelle nous pouvons resituer la dimension d’éducation sociale et politique de la pédagogie Freinet. Cette destinée, à la fois individuelle et collective, ouvre des portes essentielles pour repenser l’éducation, l’Ecole de demain dans un objectif d’émancipation et de formation de futurs citoyens critiques et responsables.

Philosophie

  • L’hypothèse communiste / Alain Badiou - Nouvelles éd. Lignes, 2009. 

Dans son livre, « De quoi Sarkozy est-il le nom ? » Alain Badiou proposait de nommer « hypothèse communiste » ce qui, depuis la Révolution française, a animé les politiques révolutionnaires, ou politiques d’émancipation. Le jugement que l’histoire officielle tente d’imposer est que toutes les tentatives de réalisation de cette hypothèse s’étant soldées par de tragiques échecs, l’hypothèse elle-même serait invalidée par l’Histoire.
Le présent volume veut envisager directement la fameuse preuve historique de cet « échec », à travers trois exemples fondamentaux qui le caractérisent - la Commune de Paris, la Révolution culturelle et Mai 68. Il pose que, pas plus en matière de politique qu’en matière de science, l’échec local d’une tentative n’autorise à éluder le problème dont elle proposait une solution ; que de nouvelles solutions doivent être aujourd’hui imaginées pour résoudre les problèmes sur lesquels cette expérimentation a buté. C’est ce que fait le dernier texte de ce livre, prononcé à Londres, en mars 2009, lors d’un important colloque précisément intitulé « L’Idée de communisme ».

Question sociale

  • Les luddites en France : résistance à l’industrialisation et à l’informatisation / Cédric Biagini ; Guillaume, Carnino - L’Échappée, 2010.

Alors que la révolution industrielle s’apprête à bouleverser tous les rapports sociaux, bris de machines, incendies et émeutes se multiplient dans les manufactures. Des artisans refusent de faire le deuil de leurs savoir-faire et de migrer vers les villes. Ils déclarent la guerre aux « machines préjudiciables à la communauté » qu’ils détruisent à coups de masse. Si les luddites anglais sont passés à la postérité, leurs homologues français briseurs de machines - « primitifs » selon les uns, « réactionnaires » selon les autres - avaient été jetés aux oubliettes de l’histoire.
Ce livre entend les réhabiliter et leur redonner leur juste place dans une histoire du socialisme jalonnée de grandes batailles durant lesquelles ils se sont illustrés : de la Révolution française aux récentes résistances à la tyrannie technologique, en passant par les journées de juillet 1830, la révolution de 1848 et même les combattives années 1970, les briseurs de machines ont, depuis les débuts de la société industrielle, toujours existé.
Cette histoire méconnue du luddisme à la française nous révèle des mouvements souvent peu organisés et parfois spontanés, mais farouches défenseurs de l’égalité sociale et de la liberté quotidienne. Contrairement aux idées reçues, on arrête parfois le progrès...

  • La nostalgie de l’Occupation : peut-on encore se rebeller contre les nouvelles formes d’asservissement ? / Bertrand Méheust - La Découverte, 2012

La « nostalgie de l’Occupation », c’est avant tout le sentiment d’une perte, peut-être irrémédiable. Le monde meilleur dont les membres du Conseil national de la Résistance avaient jeté les bases n’a-t-il été qu’une courte parenthèse ? Peut-on encore se dresser efficacement contre ces nouvelles forces qui se sont déchaînées et menacent l’humanité dans son existence même ?
Ce livre ne traite donc pas de l’Occupation allemande, il dresse le portrait de cette « Occupation » d’un genre inédit sous laquelle nous semblons destinés à vivre. Il cherche à comprendre les raisons pour lesquelles toutes les issues semblent bouchées. Pourquoi les grands moments d’effervescence qui ont scandé la vie des sociétés et permis le renouvellement de leurs structures semblent-ils se raréfier et perdre leur puissance transformatrice ?
Comme toutes les sociétés, la nôtre cherche à persévérer dans son être. Elle a donc développé des technologies qui tentent de maintenir la température du groupe en dessous du seuil à partir duquel le changement devient possible. Pourra-t-on encore dévier l’histoire d’un cours qui semble inéluctable ?

  • Petit manuel de désobéissance civile à l’usage de ceux qui veulent vraiment changer le monde / Xavier Renou - Syllepse, 2009

Faucheurs d’OGM, démonteurs de panneaux publicitaires, clowns activistes, dégonfleurs de 4x4 de ville, inspecteurs citoyens de sites nucléaires, intermittents du spectacle, activistes écologistes, hébergeurs de sans-papiers : tous pratiquent des formes différentes de désobéissance civile non violente.
Ces nouvelles formes d’action politique se multiplient, s’amplifient, se diffusent, notamment par le biais du collectif des Désobéissants. Connus pour leurs coups médiatiques, les Désobéissants organisent depuis trois ans des stages de désobéissance civile à destination de militants de toute sorte d’organisations (associatives, politiques, syndicales).
Ce manuel est issu de ces stages : pratique et clair, c’est un guide de formation. Il comporte une dimension théorique, avec des réflexions, toujours abordables, sur la désobéissance et la non violence ; les aspects pratiques des actions sont également détaillés, de leur organisation à leur réalisation ; enfin, deux parties sont consacrées aux médias (comment communiquer efficacement) et à la justice (évaluation des risques, guide juridique). Toutes ces parties sont illustrées par des exemples d’action et des photographies.

Surveillance et Contrôle

  • Terreur et possession : enquête sur la police des populations à l’ère technologique / Pièces et main d’oeuvre - L’Échappée, 2008

En 1921, Victor Serge écrit « Il n’est pas de force au monde qui puisse endiguer le flot révolutionnaire quand il monte, et que toutes les polices, quels que soient leur machiavélisme, leurs sciences et leurs crimes, sont à peu près impuissantes… »
Mais quand l’Histoire, pour l’essentiel, est devenue l’histoire des sciences et techniques, la moindre des choses est d’examiner en quoi celles-ci affectent les anciennes vérités. C’est ce que ce livre s’applique à faire en cinq généalogies qui remontent et démontent l’enchaînement de nos désastres : inventions de la Théorie du complot, du sécuritaire, du contrôle, de la possession technologique, via dispositifs et implants corporels, afin de nous priver de notre libre arbitre au sens le plus physique et matériel, et d’aboutir à la « Société de contrainte » ou techno-totalitarisme.

Théorie politique : Anarchisme

  • Philosophie de l’anarchie : théories libertaires, pratiques quotidiennes et ontologie ; Actes du Colloque de Lyon, [12-15] mai 2011- Atelier de Création libertaire, 2012

Ce colloque s’inscrit dans un contexte marqué par les deux phénomènes suivants. D’une part, depuis au moins deux décennies, c’est-à-dire depuis la disparition du prétendu « socialisme réel », on assiste à la réaffirmation de pratiques sociales et politiques et d’expérimentations quotidiennes se revendiquant ouvertement de l’anarchisme ou pouvant en être rapprochées. D’autre part, depuis plusieurs années, on a vu se multiplier dans de nombreux pays des recherches nouvelles, pointues et approfondies, sur les pensées et les pratiques libertaires, qu’il s’agisse de prendre en considération des auteurs qui ont souvent été méprisées par le monde académique ou de rendre compte d’expériences sociales et historiques qui, d’une manière ou d’une autre, s’en sont réclamé.

L’objectif de ce colloque est de faire le point sur ces recherches, récentes ou en cours, en réunissant les personnes qui y sont impliquées. Pour cela, il nous a semblé nécessaire d’ouvrir un espace pour une double confrontation. Entre les savoirs et les pratiques d’abord : le choix de se focaliser sur l’anarchie et non sur l’anarchisme doit permettre de ne pas seulement prendre en compte la dimension de l’anarchisme théorique au travers de ses grandes figures historiques, mais aussi de voir dans quelle mesure les théories sont toujours connectées à une pratique, qu’elles accompagnent, fondent, critiquent ou expriment. C’est à ce titre qu’est convoquée la notion d’ontologie, « science de l’être en tant qu’être » pour les philosophes, reprise en ethnométhodologie pour interroger à la fois le mode d’existence des pratiques quotidiennes et les théories auxquelles elles donnent lieu. Confrontation entre philosophie et sociologie d’autre part, où il s’agira de dessiner les contours des pratiques d’émancipation et des formes de contestation radicale de la domination vers lesquelles les théories libertaires font signe.

  • Village alternatif, anticapitaliste et anti-guerres : Annemasse, contre les saigneurs du G8, 28 mai-3 juin 2003, expériences libertaires -Monde Libertaire, 2003 

Fin mai début juin 2003, les chefs des 8 États les plus riches du monde se réunissent à Évian...
À quelques kilomètres de là, à Annemasse, un village alternatif, anti-capitaliste et anti-guerres (VAAAG) rassemble, en autogestion, plusieurs milliers de personnes venues de toute la France (et d’ailleurs) mettre en actes leurs révoltes contre ce monde cannibalisé par les saigneurs du G8...
Un événement : c’est à l’appel de l’ensemble du mouvement libertaire (individus, collectif autonomes, organisations spécifiques et syndicats...) qu’a lieu ce rassemblement pluraliste et unitaire des "rouge et noir"...
Un livre porte aujourd’hui témoignage de cette expérience unique : contributions collectives ou individuelles, photos en couleurs...

Travail

  • Les aventuriers du RMI / Jérôme Akinora, - L’Insomniaque, 2004

"C’est très satisfaisant de devenir riche quand on a d’abord été pauvre : on a le sentiment que la terre tourne enfin dans le bon sens. Georges Wesson, lui, est né riche, il a grandi riche, puis il est devenu pauvre, un peu par accident, un peu par curiosité. A son grand étonnement, il découvre que la terre continue de tourner dans le même sens qu’avant, indépendamment de ce qu’il lui arrive. Ce constat plutôt rassurant l’amène à tout observer avec amusement : ses peurs, ses paniques, celles des autres, les services sociaux dans leur splendeur et leurs ignorances, les bonnes surprises de l’existence - sans parler des grands thèmes de notre époque, considérés d’un point de vue érémistique : le sexe, l’argent, la liberté, la voiture, la télévision..."

Univers carcéral

  • R.I.P. Jacques Mesrine / Alèssi Dell’Umbria, - Pepitas de calabaza, 2011

Dans ce court texte, l’auteur démonte beaucoup de propos mal appropriés que l’on a déversés sur Jacques Mesrine. En évitant l’admiration béate, il passe en revue certaines des actions de celui qui fut "l’ennemi public n°1" en France pendant les années 70 et examine quelques questions auxquelles doit faire face tout hors-la-loi.


La liste des bulletins mensuels suit :

Bulletin n°1 de la médiathèque, décembre 2011

Bulletin n°2 de la médiathèque, janvier 2012

Bulletin n°3 de la médiathèque, février 2012

Bulletin n°4 de la médiathèque, mars 2012

Bulletin n°5 de la médiathèque, avril 2012

Bulletin n°6 de la médiathèque, spécial Education

Bulletin n°7 de la médiathèque, mai 2012

Bulletin n°8 de la médiathèque, juin 2012

Bulletin n°9 de la médiathèque, septembre 2012


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