Une tribune pour les luttes

(in)Justice à deux vitesses : Dorsaf et Walid ont été condamnés par le tribunal de Grasse !!

Article mis en ligne le jeudi 20 juin 2013

Le délibéré du procès du 22 mai a été rendu ce lundi 17 juin : Dorsaf et Walid ont été condamnés à 4 mois de prison avec sursis et 150 euros de dommages et intérêts, pour des mots qu’ils auraient prononcés… soit une peine presque équivalente à celle de l’un des policiers condamnés pour la mort de Abdelhakim Ajimi !

Environ 25 personnes étaient présentes au tribunal pour les soutenir.
Notons que plusieurs hommes se sont vus refuser l’accès à la salle d’audience parce qu’ils étaient vêtus de panta-courts et portaient des tongs !! Que le jugement a été prononcé de manière délibérément inaudible. Et comme si cela allait suffire à calmer le jeu, que cette condamnation ne donnerait pas lieu à une inscription au casier judiciaire.

Dorsaf et Walid ont décidé de faire appel. Le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi les soutient entièrement dans cette décision, et lancera sous peu un appel à soutien financier.

En criminalisant des militants parmi nous, ils pensent pouvoir nous faire taire, mais au contraire, nous allons d’autant plus nous mobiliser : la lutte continue !!

Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi


Affaire Ajimi 3ème round : le procès des militants

Parce que en France le droit n’est pas la Justice !

17 juin 2013 à Grasse, une fois de plus la justice est prise d’assaut par les rouages d’un système inique.

Hakim Ajimi est mort sous les coups de policiers de la BAC lors d’une interpellation musclée à Grasse. Reconnus coupables les policiers écopent de peines de prison avec sursis... Dérisoires au vue du préjudice de la perte d’une vie !

Dorsaf Briki et Walid Klai décident de s’investir au nom de la solidarité pour soutenir la famille Ajimi et s’impliquent de toute leur énergie pour une juste application du droit. Ils assureront tout le long de l’affaire la paix sociale en maintenant un dialogue de proximité avec la jeunesse grassoise. Reconnus coupables d’outrage à la police ils écopent de peines de prison avec sursis... Démesurées au vue de l ’absence de preuves ! Immorales au vue de l’idéal de justice qu’ils aspiraient à atteindre !

Qui a parlé dans cette décision ? La Justice ?
Certainement pas ! Elle ne saurait s’enorgueillir de pareille calamité !
Le politique ? Le système ? Certainement !
La cour de justice en l’espèce s’est voulue diplomate en donnant quelques rounds à cette police qu’elle a eu l’audace de condamner !
Ce système gangréné jusqu’à l’os, en condamnant Walid et Dorsaf a voulu donner une leçon au corps militant : Gardez vos distances ! Contentez vous de brasser de l’air mais gardez vous de brasser des vérités !

Ce militant, qui agit comme une lanterne éclairant le peuple volontairement assigné à l’obscurantisme , il leur faut le bâillonner. On le dénigre, on l’accuse, on l’enferme, on le précarise, on le tue, pour dénigrer, accuser, enfermer, précariser, pour tuer la lutte !
Monsieur le système vos méthodes sont déplorables. Mais permettez moi cette observation : en plus d ’être déplorables vos méthodes sont inutiles !

La lutte n’est pas faite que de militants de chair et d’os .La lutte est faite de détresse, de faim, de galère, de colère, d’absence de logement, de besoin de travail, de rage, de dégout de tout... Vous pouvez tout enlever à un militant mais tant que vous ne trouverez pas la formule génétique pour nous enlever nos tripes il faudra compter avec NOUS !

Alors à très bientôt Mr le système. On se retrouvera nombreux la rage au ventre en soutien à Walid et Dorsaf pour l’appel de cette décision d’injustice qui plonge nos institutions dans le ridicule le plus abject !

Stop à la hagra !

Vérité et Justice pour toutes les victimes de violences policières !

Honte aux khobzistes et « gamelleurs » de tout bord !

Honneurs aux lutteurs ! 

Soraya Chekkat, assoiffée de Justice en colère !

PS : Le 17 juin 2013 au tribunal de Grasse Dorsaf et Walid ont été condamnés à 4 mois de sursis et 300 euros d’amende pour outrage à la police.Nous ferons suivre prochainement des communiqués afin de vous tenir au courant des appels à mobilisation et solidarité dans cette affaire puisque Dorsaf et Walid ont decidé de continuer le combat en faisant appel de la décision... Il conviendra de prévoir une caisse de soutien pour les frais d’avocat afin que cela ne repose plus sur la famille Ajimi ainsi que des actions de résonance auprès de votre entourage afin que nos amis ne soient pas isolés. « C’est ensemble et qu’ensemble que nous vaincrons ! »(GA)


Scandaleux !

Quatre à six mois de sursis requis contre Walid et Dorsaf, membres du comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi
Solidarité avec Walid et Dorsaf

Lundi 17 juin à 14h sera rendu le jugement du procès de Dorsaf et Walid.
Ce procès a eu lieu suite à une plainte pour "outrage et insulte à dépositaires de l’autorité publique" provenant de deux policiers Grassois. La Procureur a requis 4 à 6 mois de prison avec sursis pour Walid et Dorsaf, la même peine reçue par un des policiers condamné pour la mort de Abdelhakim Ajimi !
Les deux policiers n’avancent aucune preuve, aucun témoin pour appuyer leur accusation. Ce réquisitoire à l’encontre de Dorsaf et Walid est tout bonnement scandaleux et démesuré.

Ils essaient de nous intimider, de nous faire taire, mais en visant deux d’entre nous, c’est nous tous qui luttons pour que vérité et justice soient faites pour Abdelhakim Ajimi, qui sommes attaqués.
Ne nous laissons pas faire, soyons nombreux lundi 17 juin devant le tribunal de Grasse !
Ivora et Elise,
pour le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi
Adresse du tribunal : 37, avenue Pierre Semard à Grasse.


Lien vers l’émission diffusée mardi 14 mai sur Radio Canut : retour sur le procès en appel des meurtriers d’Abdelhakim Ajimi, ainsi que sur la sale histoire du maintien de l’ordre en fRance...
http://blogs.radiocanut.org/archives/2013/05/15/violences-policieres/


Pour info, un extrait d’article à propos du poids de la parole d’un policier contre celle d’un citoyen lambda :
"La parole d’un policier vaut moins qu’on ne le croit" de Chloé Leprince, sur Rue89
Le code de procédure pénale […] dit explicitement à l’article 430 : ‘Sauf dans le cas où la loi en dispose autrement, les procès-verbaux et les rapports constatant les délits ne valent qu’à titre de simples renseignements.’
Explication de texte […] : la parole d’un policier se supplante aux preuves seulement en matière de contravention, sauf dans des cas très précis, comme le droit du travail ou les règlements de chasse et pêche. La parole d’un policier ne fait donc foi que dans des cas de figures de portée limitée. [...]
La règle, c’est relaxe obligatoire

L’outrage ou les violences policières […] sortent du domaine de la contravention. Dans ces cas-là, la règle est la même que pour un citoyen lambda : si un policier affirme le contraire d’un justiciable, ce dernier ne peut être condamné sur la seule foi de la parole de l’agent. Le tribunal est censé prononcer une relaxe. C’est même un principe général du droit, puisqu’en France, il faut apporter la preuve de ce qu’on affirme. Sans preuve, si un policier oppose sa version, son procès verbal ne sera utile qu’à titre de simple renseignement.
La chose est méconnue en France, y compris par un certain nombre de professionnels du droit.

Lire l’article entier : www.rue89.com/2009/05/16/que-vaut-la-parole-dun-policier-moins-quon-ne-le-croit

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Scandaleux ! Quatre à six mois de sursis requis contre Walid et Dorsaf, membres du comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi

Abdelhakim AJIMI est mort lors d’une interpellation policière le 9 mai 2008 à Grasse. Les policiers grassois jugés, à deux reprises, coupables de sa mort n’ont été condamnés qu’à des peines d’emprisonnement avec sursis :

- Walter LEBEAUPIN (Brigade Anti Criminalité) : 24 mois pour homicide involontaire et non-assistance à personne en péril ;

- Jean-Michel MOINIER (Brigade Anti Criminalité) : 18 mois pour homicide involontaire ;

- Jim MANACH (police municipale) : 6 mois pour non-assistance à personne en péril.

Après cinq années de combat mené par la famille AJIMI, par le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim AJIMI ainsi que par un grand nombre d’organisations et de personnes solidaires, Dorsaf BRIKI et Walid KLAI étaient jugés mercredi 22 mai pour outrage et insulte à dépositaires de l’autorité publique par le tribunal correctionnel de Grasse. Ce même tribunal qui avait condamné en 2012 les agents de police LEBEAUPIN, MOINIER et MANACH.

La plainte a été déposée en janvier 2012 par deux agents de police, Bruno PATIZEL, commandant au commissariat de Grasse et auteur d’un ouvrage intitulé “Itinéraire d’un flic de conviction”, et Laurent COMPAROT. Ces deux policiers étaient chargés d’assurer la sécurité pendant toute la durée du procès des sept policiers impliqués dans l’interpellation mortelle d’Abdelhakim AJIMI (du 16 au 20 janvier 2012). Ils reprochent à Walid et Dorsaf de les avoir montrés du doigt en les traitant d’assassins. Mais aucun témoignage, à part ceux des plaignants, ne vient confirmer ces accusations, pas même ceux de leurs collègues policiers qui auraient assisté à la scène.

Leur plainte fait suite à la manifestation spontanée du jeudi 19 janvier 2012, décidée et portée par l’ensemble des personnes qui étaient venues soutenir la famille AJIMI. Sur le parvis du tribunal et dans les rues de Grasse, ces personnes, dont Dorsaf et Walid faisaient partie, avaient manifesté leur mécontentement face à la police et dénoncé la mascarade en cours au sein du tribunal de Grasse. Si outrage et insulte à dépositaires de l’autorité publique il y a eu, alors le propos ne pouvait être que collectif. La plainte et le jugement, en revanche, se sont portés à l’encontre des seuls Dorsaf et Walid, repérés alors comme porte-parole du comité Vérité et Justice pour Abdelhakim AJIMI.

Pour rappel, suite à ce premier procès, en février 2012, près de 300 policiers de Grasse, Cannes, Antibes, Cagnes-sur-Mer et Nice s’étaient rassemblés en partie à Nice, en partie devant le commissariat de Grasse, à l’appel de plusieurs syndicats de gardiens de la paix et notamment du syndicat Unité SGP Police (majoritaire au niveau national). La veille de ce double rassemblement "sans slogan, ni banderole", l’ensemble des policiers composant la Brigade Anti Criminalité du commissariat de Grasse avaient démissionné de leur service en soutien à leurs deux collègues condamnés pour la mort d’Abdelhakim AJIMI. «  Ils estiment que leur sécurité n’est plus assurée, puisqu’ils ne sont plus couverts par l’administration dans le cas d’interpellations violentes », avait alors précisé à l’Agence France Presse le commandant Bruno PATIZEL, leur supérieur.

Mercredi 22 mai 2013, Laurent COMPAROT et Bruno PATIZEL, les deux policiers plaignants n’avaient pas jugé utile d’être présents. Leur avocat a demandé que soient versés à chacun 1000 euros de dommages et intérêts.

La Procureur, elle, a requis quatre à six mois de prison avec sursis pour Dorsaf et Walid. Son argument principal relève de la défense de l’ordre public, des policiers assermentés ne pouvant pas être mis en défaut.

Le jugement est en délibéré et sera rendu le lundi 17 juin à 14h. Nous appelons à un soutien le plus massif possible au tribunal de Grasse.

Dorsaf BRIKI et Walid KLAI : deux "coupables" aisément désignés. La plainte : une plainte "pour l’exemple". Cette stratégie d’intimidation vise clairement à permettre de rétablir le rapport de force en faveur de la police suite à la double condamnation et au pourvoi en cassation des policiers responsables de la mort d’Abdelhakim AJIMI.

Pour Dorsaf et Walid, comme pour d’autres membres de familles victimes de violences policières ou d’organisations luttant contre ces violences, ce type d’accusation appelle à une réponse collective.

Nous leur adressons une fois encore notre soutien indéfectible, ainsi qu’à la famille AJIMI présente à leurs côtés au tribunal et nous remercions toutes les personnes qui s’y sont rendues également.

La lutte continue !

Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim AJIMI.

25 mai 2013


Walid et Dorsaf, deux membres du comité, sont convoqués pour « outrage  », pour des paroles qu’ils auraient adressées à des policiers lors du procès en février 2012.
Soyons nombreux pour les soutenir !

Rappel : Après 4 années de procédure judiciaire particulièrement pénibles pour la famille Ajimi, le procès des 7 policiers impliqués dans la mort d’Abdelhakim Ajimi, en 2008, lors d’une interpellation musclée, s’est tenu du 16 au 20 janvier 2012. Le 24 février 2012, le verdict du tribunal correctionnel de Grasse tombait : les 7 policiers, dont l’ «  inhumanité » et la « responsabilité  » ont été soulignées au cours du procès, ont bénéficié de la complaisance du tribunal.
... En février 2013, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé la condamnation de trois policiers (en appel en janvier 2013) à 6, 18 et 24 mois de prison avec sursis pour leur implication dans la mort en 2008 d’Hakim Ajimi. Deux policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Grasse (Alpes-Maritimes) ont écopé de 18 et 24 mois de prison avec sursis, un troisième policier a été condamné quant à lui à six mois avec sursis.

Plus d’infos : http://www.millebabords.org/spip.php?article23524

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