Une tribune pour les luttes

Marseille Familles du 91 boulevard de Plombières ...
La traque continue : les familles agressées à nouveau dans leur nouvel abri par des jeunes racistes, réfugiées dans le square de Plombières, sont harcelées par la police.
+ Compte-rendu du TGI du 19 août 2013 ; rendu le 19 septembre.

Solidarité

Article mis en ligne le samedi 31 août 2013


30 août 2013

Bonjour,
Je ne sais pas si vous étes au courant de ce qui s’est passé au 287 chemin de la madrague ville :
une 1ère agression de quelques jeunes éméchés dans la nuit du mercredi au jeudi , Mathieu a appelé la police pendant 3/4 d’heure ; en désespoir de cause il a appelé les pompiers qui ont appelé la police et qui est alors venue.
Les familles avaient peur mais ne sachant où aller sont restées au 287, la police devait venir faire des rondes pour un peu surveiller, aucune ronde n’a été faite.
Aussi dans la nuit du vendredi à samedi ( 23/08) une 2éme agression a eu lieu toujours avec la même bande. Là encore Mathieu a appelé la police qui n’est pas venue, aussi les familles ont eu peur et sont parties avec quelques affaires se réfugier vers les puces. Puis le lendemain matin vers le parc. La suite vous la connaissez.
Mais samedi matin, le 24/08 donc dés 7H du matin des employés de la mairie sont venus fermer la petite porte d’entrée avec un cadenas et un tracto-pelle a remis les blocs de pierre devant les deux entrées. Puis un gardiennage a été mis 24H sur 24 avec des toilettes de chantier, ce qui avait été impossible à mettre quand les roms étaient au 287.
Donc les affaires des familles étaient encore là,
Et ce mercredi ( 28/08) à 8H des employés de la mairie sont venus jeter toutes les affaires des familles roms par les fenêtres dans la cour, un tracto pelle les écrasait et allait les jeter dans des camions bennes qui attendaient.
Un camion est même venue pour emporter la ferraille. Toutes les affaires des familles ont donc été écrasées et emportée.
Alors que les habitants avaient le droit de rester jusqu’au 19 septembre où la justice rendait son jugement.
Je pense que la justice est bafouée et qu’il ne faut pas laisser passer cet acte sans rien dire.
(...)
On ne peut laisser sans réagir cette atteinte au droit
Madeleine



Quand la violence des uns fait écho à celle des autres

24 août 2013

Bonjour à tous.

Pour la deuxième nuit consécutive, les familles Roms provisoirement installées chemin de la Madrague ville ont subit l’agression d’un groupe de jeunes. Il était minuit trente quand les premières pierres ont commencé à fuser. les familles dans une totale insécurité ont quitté les lieux après avoir appelé la police à plusieurs reprises. Cette dernière ne se déplacera pas ou plutôt si, mais au petit matin avec des engins de travaux publics afin de rendre le lieu inaccessible. Au diable la protection des personnes, au diable la procédure judiciaire dont le verdict est attendu pour le 19/9...!

Regroupées de nouveau dans le square Rathery, les familles font l’objet vers 15 heures d’une nouvelle évacuation. Trois d’entre elles bénéficieront ce soir de nuits d’hôtel, les autres se sont mis à l’abri pour la nuit sur un terrain vague à proximité, espérant ne pas être délogées trop vite.

Nous "fêterons" le 28 Août le premier anniversaire de la circulaire interministérielle, signée par sept ministères ! Une circulaire qui pose d’emblée un caractère illicite aux campements et dont l’évaluation de sa mise en oeuvre sera rapide. Aucun accompagnement, aucune anticipation, aucune réponse alternative mais les assignations et les évacuations vont bon train ! Le préfet Régnier nous a rappelé lors d’une interview récente que la circulaire n’est pas la loi et j’en déduis qu’elle n’est pas opposable aux collectivités territoriales. Je ne vous apprendrai rien des freins et oppositions massives de la mairie de Marseille et de la CUM pour oeuvrer dans le sens du respect de la dignité et des droits mais, rassurez-vous, cet après midi police nationale et police municipale étaient main dans la main !
Dernière nouvelle sur la caserne Cardot.....le lieu est gardé et les vigiles ont droit à des sanitaires ! Avec un peu de bonne volonté ?

Pour la LDH 13
Bernard Eynaud


Marseille, lundi 19 août 2013,

assignation au TGI de familles Rroms pour occupation illégale,

Maître Camille Bal, certainEs l’auront déjà entendue à l’occasion de la défense d’un kurde pour ses papiers. Je l’avais croisée autour d’un café suite à cette défense-même mais n’avais pas entendu sa défense (arrivée en retard),
Il faut savoir que l’avis d’expulsion a été remis vendredi 16aout 2013 pour un jugement lundi 19aout à 9h00,
Nous étions une 40aine d’"empathissant" + la provence / le monde avec Luc Leroux, Qarin pour radio galère et la marseillaise (elle était blonde)
Un juge plutôt à l’écoute et tranquille, nous passions en 4ème position
Un avocat adverse (pour la mairie des 15-16 arrdt) petit, minable, arrogant,méprisant, à peine fonctionnel et menteur par omissions. Camille ne tardera pas à le replacer à lui en apprendre (ce que la fac ne lui a pas appris), elle l’aura même formé ! il ne tenait plus en place. Il aurait bien balancé tous les principes de bien séances mais il a su se re-tenir ; pas comme notre amie Hélène qui n’a pu s’empêcher de lui susurrer que le bâtiment dont il était question était "libre" depuis 10 ANS !!! malgré un droit de préemption accordée à la mairie en 2003. Je ne sais pas qui était aux manettes, aujourd,hui c’est samia galli.
Mais je dois calmer ma joie car je sais que malgré tous les piétinements, et les transgressions des lois ; la pourchasse, le harcèlement et le mépris des Rroms continuent.
Et sous l’égide des tout puissants, nos espoirs seront balayés par les voies de la justice de notre pays le 19 septembre. À moins qu’elle parvienne à terme à obliger nos autorités gouvernementales à appliquer les décisions juridiques et notamment remettre les bâtiments déjà répertoriés aux réquisitions citoyennes et obliger par conséquent les autorités territoriales à observer l’application des lois.
Je regrette que les canards n’aient pas insisté sur les compétences du juge que l’avocate a signifiées à 2 reprises. elle a vraiment été excellente. Et les 2 papiers sont bien en-dessous du travail fourni par Camille Bal. Elle a soulevé 4 à 6 "compétences" de la juridiction dont dépend ce président. ça manque de technique (la marseillaise et la provence) laquelle aurait pu pointer les conclusions à venir de CE président. Il a juste relevé à l’encontre de la mairie du 15-16 l’absence de proposition de relogement...........ce qui n’est pas.....si...mal.

"Rien ne bouge" ou jamais, jamais, jamais on ne leur foutra la paix !!!!!!????????
http://www.millebabords.org/spip.ph...

Ces agressions des dits riverains ne sont jamais que le prolongement de cette in-justice. Qu’elles émanent de la population ou de la police, elles restent impunies. On peut même penser, ou tout porte à croire que nos autorités comptent sur ses administrés pour en finir avec les Rroms.

M.



Des Roms une nouvelle fois expulsés dans le 15e

http://www.marsactu.fr/societe/des-roms-une-nouvelle-fois-expulses-dans-le-15e-31931.html

Après avoir été victimes d’une nouvelle agression cette nuit, les Roms qui occupaient depuis quelques semaines une ancienne friche industrielle vide à la Madrague Ville ont été enjoints par la police de quitter les lieux. "Cette fois les familles ont repoussé les agresseurs et ne se sont pas laissées faire", affirme Mathieu, un militant présent au moment de l’altercation. Suite à l’incident nocturne, une partie des familles avaient déjà quitté le lieu quand la police est arrivée à 8h30 pour obturer les entrées et faire en sorte que les Roms ne puissent pas revenir.

Il y a deux jours, un petit groupe d’individus du quartier était venu les intimider à coup de pierres et de gaz lacrymogène. On ne sait pour l’instant s’il s’agit des même personnes. Les familles Roms qui occupaient les lieux sont celles qui avaient été expulsées de la caserne Cardot le 23 juillet.

Selon le militant, "cette expulsion à la Madrague Ville est totalement illégale puisque la justice devait trancher le 19 septembre pour dire si l’occupation pourrait se poursuivre ou pas". La soixantaine de Roms se retrouve une nouvelle fois à la rue, à la recherche d’un endroit où passer la nuit.

Par Clémentine Vaysse, le 24 août 2013


Samedi 24 août 2013

La nuit dernière, les familles qui s’étaient abritées dans l’ancienne usine vide depuis 10 ans du chemin de la Madrague ont du fuir devant les coups et les menaces de mort d’une bande de voyous.
La police appelée par des militants n’est pas intervenue mais était là au matin pour accompagner les engins de chantier murant le lieu.
Après leur travail de la journée, les familles sont retournées au square de Plombières où la police les a empêchées de rentrer.
Complètement désemparés, hommes, femmes, enfants errent sur le trottoir en attendant l’orage...


Jeudi 22 aout 2013

Des menaces sur les Roms à la rue qui ont occupé l’ancienne usine vide depuis plus de 10 ans du chemin de la Madrague.....

Cette nuit vers 4 h du matin, des voyous du quartier sont venus agresser les habitants du squat et les ont menacés de revenir brûler les lieux la nuit prochaine. Les familles sont terrorisées.
La solidarité doit s’organiser.
A suivre.
Info du Collectif solidarité Rroms.

Intimidation nocturne pour les Roms de la Madrague Ville

22 août 2013

http://www.marsactu.fr/societe/inti...

Cette nuit, aux alentours de 3 heures du matin, les Roms installés depuis peu dans un nouveau lieu du 15e arrondissement ont été attaqués par un groupe d’individus qui voulaient en découdre. Entre 5 et 9 jeunes sous l’emprise de l’alcool sont entrés dans la cour du bâtiment qu’occupent les Roms et ont commencé à jeter des pierres. Les témoins font également état d’utilisation de gaz lacrymogène. Les perturbateurs ont pris la fuite à l’arrivée de la police vers 5h du matin.

Si elle n’a pas fait de blessés, cette intrusion a créé un climat d’inquiétude parmi les Roms qui craignent de nouvelles visites. Dans la matinée, une famille a quitté cette friche industrielle qui abrite désormais plus de soixante personnes dont de nombreux enfants dont certains en bas âge. Un militant présent lors de l’agression affirme qu’un des jeunes, qui vit dans le quartier, serait venu s’excuser en début d’après-midi. "C’est la misère qui crée des tensions, commente Mathieu, à l’initiative de cette réquisition citoyenne. Nous sommes en contact avec les personnes concernées, un dialogue est possible".

Par Clémentine Vaysse, le 22 août 2013


Quand ce n’est pas l’Etat, c’est le Conseil Général et quand ce n’est pas celui-ci, c’est la Ville de Marseille, qui lundi matin 19 août, une fois encore assignait les familles Roms au TGI.

Revue de presse :



Bonsoir à tous.

Quand ce n’est pas l’Etat, c’est le Conseil Général et quand ce n’est pas celui-ci, c’est la Ville de Marseille, qui ce matin, une fois encore assignait les familles Roms au TGI.
Le juge était saisi par la ville de Marseille, dans le cadre d’un référé d’heure en heure, espérant obtenir une expulsion des familles regroupées depuis peu chemin de la Madrague Ville....... après leur expulsion du square Lionel Rathery qui suivait celle de la caserne Cardot, qui suivait celles...... .
Nous connaîtrons le verdict le 19 septembre, un laps de temps que nous devons mettre à contribution pour contrecarrer les arguments de la ville qui invoque des questions de sécurité auxquelles elle pourrait remédier à bref délai, si elle en avait la volonté politique !
il nous faut reprendre à notre compte la question cruciale posée par le juge : la ville a-t-elle envisagée des solutions de relogement ? Et c’est bien là la question pour les Roms comme pour celles et ceux confrontés à la rue.
L’avocate a demandé qu’un délai de 10 mois soit accordé, afin de permettre la scolarité des enfants.
à méditer : les Roms qualifiés de "non intégrables" participent grandement au PIB en produisant une activité, à leur insu, mobilisant police nationale, samu social, huissiers de justice, juges, avocats, greffiers, services techniques de la Ville...... un coût difficile à quantifier dont les effets produisent toujours plus de misère, d’exclusion et de précarité.

Pour la LDH 13

Bernard Eynaud


Par mail


(in)cohérence ?

Les rroms "logés" au 91 Plombières, grâce à une réquisition citoyenne, expulsés le 23 juillet ; et abandonnés par les autorités sur un square à l’entrée de l’autoroute dans des conditions terribles, sont depuis un peu plus d’une semaine, à l’abri dans l’ancienne usine de la SPAT, puis de Cofrapex, aujourd’hui propriété de la Ville (pôle logistique nord, vide lui aussi).
(...)
Squatt "toléré" pour l’instant par la police, passée 2 fois. Squatt approvisionné régulièrement en eau par le Samu social. Des bennes de MPM ont emporté les gravats qui étaient sur place. La commission de sécurité est passée, sans pb.
Mais les rroms comparaissent lundi 19 à 9h devant le Tribunal d’Instance (...).
En attendant, les rroms, habitués à l’errance, savourent le répit qui leur est offert, dans un voisinage pas foncièrement hostile.
Pour eux, demain est un autre jour.

Prochain rdv lundi donc

Jean 6/4


La convocation a été remise vendredi pour un jugement lundi matin à 9h00 !

— -


8 août 2013

Marsactu

Nouvelle réquisition au profit des Roms

http://www.marsactu.fr/societe/nouvelle-requisition-au-profit-des-roms-31827.html

Depuis l’expulsion de la caserne Carnot le 23 juillet, une partie des 180 habitants s’est réfugiée dans un parc jouxtant l’autoroute. Mais les associations n’entendent pas rester sans rien faire, une nouvelle réquisition a déjà eu lieu dans des locaux de la Ville dans le 15e arrondissement de Marseille.

Clémentine Vaysse

À voir l’état de l’endroit, nul doute que les Roms ne sont pas les premiers à y trouver refuge. Aucune infraction n’a d’ailleurs été nécessaire pour y entrer. Certains barreaux du portail avaient déjà été sciés. La porte d’entrée n’est autre qu’un trou dans les parpaings qui muraient la porte. Le sol est jonché de bouts de verre. Il faut se faire discret pour le moment, la police n’a pas encore débarqué.

Une vingtaine de personnes s’est installée dans cet immense bâtiment vide. Les premières sont arrivées vendredi soir, sous l’impulsion de militants. Ce sont eux qui avaient fait les repérages et trouvé ce lieu. "On espère faire la même chose qu’à Plombières" annonce Mathieu, du Collectif de solidarité avec les Roms. S’il se montre fort enthousiaste, tel ne semble pas être le cas de Patrick Cher, d’Emmaüs Saint-Marcel, venu apporter bouteilles d’eau et soutien logistique. "Jamais ils ne les laisseront rester ici", déplore t-il en référence à l’escalier bien fatigué qui mène au second étage. Sans compter l’accès difficile et les cratères dans le béton à l’entrée du bâtiment. La menace d’un arrêté de péril pris en urgence par la mairie de Marseille est à prendre au sérieux. D’autant plus qu’elle en est le propriétaire...

Sisyphe

Depuis l’expulsion de la caserne Cardot boulevard de Plombières où les Roms étaient restés huit mois, tout est à refaire. Là-bas les familles avaient commencé à prendre leurs marques. Après un court passage dans un parc, certaines sont arrivées dans les nouveaux locaux avec le peu qu’elles avaient pu emmener. "On a le strict minimum, explique Mathieu, on va encore redémarrer à zéro". A court-terme, il espère pouvoir héberger une soixantaine de personnes.

Mais très vite, les questions logistiques se posent. Dans l’urgence, outre une présence 24 heures sur 24 de quelques bénévoles, Emmaüs apporte un soutien matériel. Le camion 3,5 tonnes devant la porte est d’ailleurs le seul indice pouvant amener à deviner ce qui se trame derrière les grilles. A la caserne Cardot, l’association avait financé des travaux de mise aux normes électriques ainsi que l’achat de bennes. Cette fois-ci, outre un gros travail de nettoyage, un sérieux rafraîchissement des lieux est nécessaire pour rendre l’endroit habitable.

L’ampleur de la tâche n’effraie pas pour autant Mathieu : "On a beaucoup de forces vives. Ce n’est pas tant une question de moyens que d’autorisation". Pendant ce temps là, trois jeunes transforment quelques planches trouvées dans un tas de gravats en un bureau. Mais compte tenu de l’état du bâtiment et des expulsions à répétition, on sent bien que si l’envie de se battre est encore là chez certains bénévoles, la lassitude se fait chaque fois plus pesante.

"On espère un bail précaire"

Légalement, après quarante-huit heures dans un lieu, une procédure judiciaire est nécessaire pour une expulsion. "On compte deux à trois semaines après la première confrontation avec la police pour savoir si une procédure va être ouverte", évalue le bénévole. Mais après l’urgence se posent un certain nombre d’interrogations, notamment au regard des difficultés de gestion sur le site précédent, amenant un certain échec de la réquisition citoyenne. Les différents acteurs avaient eu bien du mal à s’organiser. Alors que l’Etat demandait à avoir une structure référente - à l’image de l’Addap à Fontainieu (14e) - les associations n’avaient pas réussi à se mettre d’accord. La semaine dernière, alors même que les familles étaient dans la rue, toutes les entités n’étaient pas du même avis sur les actions à mener. "On espère un bail précaire", lance Mathieu, un peu seul dans ces grands locaux, bien loin de la centaine de personnes présentes lors de la réquisition citoyenne de la caserne Cardot.

"S’il faut créer une association, nous le ferons", répond-il quand on lui demande quelle structure serait prête à gérer le lieu. Car le collectif de solidarité avec les Roms n’a pas la configuration nécessaire. Une fois de plus, les décisions ont été prises dans l’urgence, dans l’indignation et la question du moyen à long terme n’a pour le moment pas été évoquée. Car cette réquisition, bien moins médiatique que celle de Plombières, peut être considérée comme à la limite entre l’action citoyenne et celle associative. Elle semble surtout être le fait d’individus. "Dès qu’il y a une réquisition, évidemment nous sommes présents", commente Anne Issler, directrice d’Emmaüs Saint-Marcel qui n’était pas encore au courant de cette initiative. Les autres associations sont pour l’instant absentes de ce nouveau lieu.

Le permis de démolition sur la porte n’a pas découragé les militants, qui sont au courant qu’un projet de logements et de locaux d’activités était supposé démarrer dès novembre. Comme à Plombières, les bâtiments sont vides mais avec un futur connu. "S’ils ont prévu des choses ici nous partirons pour ailleurs. Nous demandons avant tout une solution", réagit Mathieu. Reste la question de l’image très négative que peut apporter aux Roms ce type de réquisition sur le pouce, notamment à l’égard du voisinage. Cela ne semble pas gêner l’intéressé. Si dans les faits ce sont les associations qui amènent les Roms dans un lieu, pour les riverains, la procédure est associée à un squat. Avec les craintes que cela peut susciter en terme de conséquences pour la sécurité des familles.

Par Clémentine Vaysse, le 7 août 2013

Le Collectif de Solidarité avec les Rroms Marseille tient à signaler qu’il n’est pas à l’initiative - que ce soit dans la préparation ou le déroulement - de cette réquisition menée par quelques personnes, comme cela est écrit par la journaliste.

Nous regrettons que cette initiative n’ait pas fait l’objet d’une préparation collective dans une démarche unitaire.

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2 Messages

  • Le 8 août 2013 à 19:09, par Christiane

    Les Rroms se heurtent partout à des conditions inhumaines pour essayer de trouver un toit et certains journaliste, au lieu de dénoncer les scandaleux agissements des institutions ne pensent qu’à raconter des mensonges sur la précédente réquisition (qui a donné un toit pendant huit mois à des familles et permis à des enfants d’être scolarisés), en disant ou sous-entendant que c’est de la faute des Roms et des associations si elle n’a pas été pérénisée, et préparent déja l’expulsion de ce nouvel abri en expliquant qu’il n’est pas habitable. La rue l’est beaucoup plus sans doute...

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  • Le 17 août 2013 à 14:11, par

    Madame la Ministre
    A l’automne 2012, vous parliez beaucoup de réquisitions de logements vides pour des familles défavorisées. Mais la mise en oeuvre traînant, je ne saurais dire où en sont aujourd’hui ces mesures, pourtant inscrites dans la loi depuis 1945.
    Vous prenant au mot, au petit matin du lundi 12 novembre, environ 200 militants (dont des élus EELV d’ailleurs), ont investi une caserne de gendarmerie abandonnée au 91 bd de Plombières, dans le 3e arrondt. Pour y loger une quinzaine de familles rroms, chassées régulièrement par les autorités, et recueillies jusqu’alors, en ces temps de froidure, dans un local de la paroisse de la Belle de Mai.
    Occupation tolérée par la police, admise par la Mairie qui a rebranché l’eau, et par la Préfecture qui se propose aujourd’hui de rembouser la Communauté d’Emmaüs qui a payé à l’époque groupes électrogénes, location de bennes à déchets...
    Occupation qui a mobilisé des militants des mois durant, dans des réunions sur place ou en ville plus d’hebdomadaires, pour faire en sorte que le nombre des "habitants" n’explose pas, pour gérer avec les familles la situation ; pour la faire "accepter" par la population voisine
    Occupation réussie puisqu’elle a permis de stabiliser ces familles, et aux enfants d’aller à l’école jusqu’aux grandes vacances. Début d’intégration donc, laquelle est le maître-mot des politiques vis-à-vis des rroms.
    Et pourtant, l’état, propriétaires des lieux, après un jugement du Tribunal d’Instance de mars 2013, a fait évacuer manu militari ces rroms le 23 juillet. Expulsion en présence du Préfet de police, et de la Préfète à l’Egalité des Chances (!). Laquelle après avoir péroré sur son absence de baguette magique face aux militants et à une mère de famille expulsée déjà 10 fois avec ses 4 enfants, est partie, laissant la 30aine de personnes restants dans l’immeuble et évacuées, sur le trottoir.
    Quid de la circulaire du 26 août 2012 ? Le droit de propriété l’a emporté sur toutes les conventions internationales ratifiées par la France.
    Ce sont les militants qui ont accomagnées ces personnes vers un square à l’entrée de l’autoroute, square où elles ont toujours presqu’un mois après. Endroit dépourvu d’eau (l’arrosage du gazon a été coupé !), d’abri...de tout.
    Et cette politique de harcèlement des rroms dure depuis des années. Dans une indifférence assez généralisée. C’est à Marseille que les rroms sont les plus mal traités en France.
    Pas un centime des crédits européens destinés aux populations discriminées n’a jamais été sollicité par la Préfecture et la Mairie.
    Militant du Parti de Gauche, je serai jeudi 22 à son université d’été à St Martin d’Hères et ne pourrai débattre avec vous. Je le regrette beaucoup. C’est la raison pour laquelle j’ai pris la liberté de vous écrire, afin de vous exposer ce problème.
    Jean Sicard

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