Une tribune pour les luttes

Nouvelles acquisitions

Le Bulletin de la Médiathèque de Mille Bâbords n°11

NOVEMBRE 2012

contact-biblio chez millebabords.org

Permanences : le lundi de 14 à 17 h / le jeudi de 15 à 19 h

Abonnement 8 euros (ou plus par soutien). Gratuit pour les adhérents à Mille Bâbords.

I. Ce mois-ci nous avons reçu

II. Les précédents bulletins

III. Principe de fonctionnement de la médiathèque

pour voir le catalogue en ligne


Nous avons reçu...

BD politique

  • Le cri du peuple - 4 volumes / Jacques Tardi- Casterman, 2001

La veille, Paris s’était endormie engourdie par le froid. Ce matin-là, la ville s’était réveillée révolutionnaire. Une page d’Histoire venait de se tourner. Personne ne le savait encore, mais elle se refermerait deux mois plus tard, dans le fracas des canons et le tonnerre de la mitraille. Ce jour-là, la Commune de Paris était née... Nous sommes le 18 mars 1871. Dans la nuit, les soldats de Monsieur Thiers, le chef du gouvernement, ont tenté de reprendre les canons installés sur les hauteurs de la butte Montmartre. Peine perdue : le peuple parisien ne l’entend pas de cette oreille. Au petit jour, tandis que les soldats s’efforcent péniblement de descendre les pièces d’artillerie, il laisse libre cours à sa colère. Les militaires doivent renoncer. Le cri du peuple est le plus fort… Ainsi démarre le roman de Jean Vautrin, justement baptisé Le Cri du peuple. Six cents pages portées par le souffle des passions et la fougue des mots de l’écrivain. Jacques Tardi, vieux copain de Vautrin et passionné de cette période de l’Histoire de Paris, avait dessiné la couverture du roman, publié en 1999. Aujourd’hui, il s’attelle à son adaptation en bande dessinée.

DVD

  • L’autre côté du mur : Comment plus de 35 ans de lutte du peuple Saraoui ont-ils mené au tout premier soulèvement du Printemps Arabe / Denis Véricel - Amis du Peuple du Sahara Occidental, 2011 - 49 min.

Comment plus de 35 ans de lutte du peuple Sahraoui ont-ils mené au tout premier soulèvement du Printemps Arabe ?
Dernière colonie d’Afrique, le Sahara Occidental voit depuis 35 ans sa population coupée en deux. D’un côté, les Sahraouis vivent sous l’occupation marocaine, sans aucune liberté d’expression et confrontés à la violente répression du régime ; de l’autre, plus de 165.000 réfugiés subissent l’exil en survivant dans les campements de réfugiés de la région de Tindouf en Algérie.
Séparées par un mur de sable de 2700 km érigé par le Maroc, les familles sahraouies ne perdent pourtant pas l’espoir d’être un jour réunies pour pouvoir exercer leur droit : celui à
’autodétermination.
Fin 2010, les Sahraouis se sont réunis à Gdeim Izik pour un mouvement de protestation historique. Un soulèvement qui sera le premier du “Printemps Arabe”.
Le film donne la parole aux Sahraouis pour qu’ils nous racontent l’Histoire de leur pays, son passé, son présent et l’espoir qu’ils placent dans l’avenir. Des deux cotés du mur, les témoins et les acteurs de l’Histoire Sahraouie nous emmènent à la rencontre des indignés du désert.

Économie

  • Petit cours d’autodéfense en économie : l’abc du capitalisme / Jim Stanford - Lux, 2011

Qu’est-ce que la dette publique ? D’où vient l’inflation ? Le profit est-il source de progrès ? Le chômage est-il un mal nécessaire ? L’État nuit-il à l’investissement ? Mystérieuse et confuse, l’économie est trop souvent mise hors de la portée du citoyen ordinaire, qui n’en paie pas moins les frais de ses crises. Seuls les experts semblent autorisés à répondre à des questions dont dépend pourtant l’avenir de tous.
Le Petit cours d’autodéfense en économie de Jim Stanford arrive à point nommé pour rompre ce déséquilibre. Par l’analyse critique de situations concrètes, auxquelles s’ajoutent des synthèses éclairées par des schémas récapitulatifs, ce livre démystifie avec soin les rouages du capitalisme, montrant que tous peuvent le comprendre.
L’ouvrage est illustré par Charb, dessinateur satirique et directeur du journal Charlie Hebdo, et préfacé par Éric Pineault, professeur de sociologie économique à l’uqam.

Immigration

  • L’aventure est un secret - Al Dante, 2012

Cet ouvrage recueille les propos de Mamadou Diagne, Magassa Mahamadou, Fodé Savane et Mohammed Sokona, résidents des « foyers de travailleurs migrants » et dirigeants de collectifs d’ouvriers sans papiers où ils se sont fait remarqués par leurs personnalités saillantes.
Dans cette enquête, une question a lancé les discussions : l’auteur désirait connaître les raisons qui avaient conduit chacun à venir vivre et travailler en France. Qu’elle était la part des déterminations propres ? Qu’elle était la part des circonstances ?
En posant cette question, nous pouvions peut-être éviter de nous faire happer par toutes sortes de représentations, pesant de tout leur poids sur ce que l’on appelle « l’immigration ».
Au cours des enregistrements effectués, un mot récurrent : « l’aventure ». Il revient sans cesse, traverse les paroles de Mamadou, Magassa, Fodé et Mohammed. Il évoque cette longue trajectoire du pays d’origine à l’un des nombreux foyers de Paris ou de la région parisienne.

Littérature

  • Œuvre romanesque (3 tomes) / Octave Mirbeau, - Buchet-Chastel, 2000 - 2001

Réunit : "Le calvaire" ; "L’abbé Jules" ; "Sébastien Roch" ; "L’écuyère" ; "La maréchale" ; Dans le ciel" ; "Le jardin des supplices" ; "Le journal d’une femme de chambre" ; "La belle madame" ; Le Vassart" ; "Dans la vieille rue" ; "Les 21 jours d’un neurasthénique" ; "La 628-E8" ; "Dingo" ; "Un gentilhomme" ; "La duchesse Ghislaine"

« Pamphlétaire redouté, critique d’art d’une espèce de prescience et justicier des Lettres, Octave Mirbeau (1848-1917) a été le grand démystificateur, l’incarnation de l’intellectuel engagé, libertaire et dreyfusard, et, selon Apollinaire, " le seul prophète de ce temps ". Dramaturge à succès, qui a triomphé, depuis près d’un siècle, sur toutes les scènes du monde avec les affaires sont les affaires, il est aussi et surtout un romancier puissant et original, qui a connu tout à la fois l’admiration des happy few (Tolstoï, Mallarmé, Rodenbach, Remy de Gourmont, Marcel Schwob) et les gros succès de librairie. Malheureusement, ses deux romans les plus célèbres « Le Journal d’une femme de chambre » et « Le Jardin des supplices » traduits dans une vingtaine de langues, ont fait quelque peu ombrage à ses autres œuvres, alors qu’il a contribué, plus que tout autre au tournant du siècle, avec Les 21 jours d’un neurasthénique ou La 628E-8, à l’évolution d’un genre qu’il jugeait condamné. Tant par les thèmes traités, plus que jamais actuels, que par le renouvellement de la forme romanesque, Mirbeau apparaît aujourd’hui comme le romancier moderne par excellence. Mais, pour prendre conscience de son importance historique, il fallait établir la première édition critique de son œuvre romanesque intégrale. Et, pour comprendre et apprécier son évolution, il fallait défricher et explorer le massif insoupçonné de sa production de jeunesse : cinq remarquables romans parus sous pseudonyme au début de sa carrière sont donnés ici, en annexe, pour la première fois. »

Lutte armée

  • Georges Ibrahim Abdallah / Collectif International. - Al Dante, 2012

Ce livre est avant tout un outil contre l’effacement de la mémoire. Il rappelle les faits, reprécise le contexte politique qui a décidé Georges Ibrahim Abdallah à choisir la lutte armée et offre les éléments permettant de mieux comprendre pourquoi ce combattant de la cause palestinienne – contre lequel les États-unis se sont portés partie civile – est toujours en prison malgré la faiblesse des charges qui pèsent contre lui.
Soutenu d’une chronologie commentée et documentée du parcours de Georges Ibrahim Abdallah, ainsi que des principaux textes et communiqués qu’il a pu signer, seul ou collectivement, ce livre propose entre autres un portrait de Georges Ibrahim Abdallah, une intervention de Mireille Fanon-Mendès-France ainsi que la plaidoirie de Jacques Vergès prononcée devant le tribunal spécial d’application des peines, centrale de Lannemezan.

Médias & Propagande

  • Le grand bond en arrière : comment l’ordre libéral s’est imposé au monde / Serge Halimi- Agone, 2012

De l’Amérique de Reagan à la France de Mitterrand, en passant par la Nouvelle-Zélande, les transformations économiques amorcées à partir des années 1980 n’ont été le produit ni du hasard ni de la nécessité. Si les « décideurs » et les médias du monde occidental ont presque toujours interprété de manière identique les situations de « crise », c’est que tout un travail idéologique était intervenu au préalable, c’est que les solutions alternatives au marché avaient été détruites afin qu’il n’y ait « plus d’alternative ». D’autres lectures des événements auraient suggéré d’autres remèdes, mobilisé d’autres forces sociales, débouché sur d’autres choix.

Inspirées par les théoriciens de l’université de Chicago, les doctrines économiques libérales vont encourager les classes dirigeantes à durcir leurs politiques, à passer d’un système économique mixte acceptant une certaine redistribution des revenus à un nouveau capitalisme orienté par les seuls verdicts de la finance. Les artisans de cette métamorphose en tireront un avantage considérable ; pour la plupart des autres, au contraire, ce sera le grand bond en arrière.

  • La pensée manipulée : le cas chinois / Hu Ping - Ed. de l’Aube, 2004

Sans barrières apparentes ni verrous visibles, comment le lavage de cerveau est-il possible à l’échelle d’une société tout entière ? Comment une doctrine étrangère, importée par quelques personnes, peut-elle se transformer en une croyance de masses ? Le livre de Hu Ping s’inscrit dans la série des tentatives d’élucidation du phénomène totalitaire qui va de Hannah Arendt à Soljenitsyne. Observer le fonctionnement du lavage du cerveau par le travail forcé dans un univers clos était relativement facile à réaliser. En revanche, comprendre les mécanismes qui consistent à réformer la pensée de l’individu tout en mobilisant les masses à l’aide de méthodes qualifiées par le pouvoir d’ " études ", de " critiques " ou d’" autocritiques " est beaucoup plus subtil. Ce que Hu Ping nous montre, c’est que la persécution aiguë, intensive, permanente, telle qu’elle est imposée dans le camp et le bagne, conserve sa force et son efficacité dans la société entière, où elle est seulement un peu moins aiguë, moins intensive, moins permanente, mais toujours prégnante, menaçante et obsédante. En analysant systématiquement l’évolution du système dit de " réforme de la pensée ", Hu Ping perce le mystère du lavage du cerveau dans son application quotidienne à la société. "

  • Le dossier Robert Ménard : pourquoi Reporters sans frontières (RSF) s’acharne sur Cuba / Jean-Guy Allard - Lanctôt éd, 2004

Au cours des ans, Robert Ménard, le secrétaire général de Reporters sans frontières, est arrivé à s’ériger en référence universelle. Son but déclaré : la défense de la liberté de la presse. Noble but... auquel personne ne peut refuser de souscrire ! Pourtant, lorsqu’il s’agit de Cuba, tout dans son profil fait de lui un agent de la CIA, soutient Jean-Guy Allard, journaliste québécois vivant à La Havane. Au cours d’une entrevue qu’il lui accordait récemment, l’ex-agent des services de renseignements cubains Nestor Baguer lui racontait sa rencontre du 20 septembre 1998 avec Ménard, alors qu’il occupait le poste de président de l’Association des journalistes cubains " indépendants ". Dans son témoignage, Baguer explique comment le comportement de Ménard est calqué sur celui des agents de services secrets. A Miami, l’associée de Ménard, Nancy Pérez Crespo, a développé un véritable réseau d’agences d’information cubaines dont la prétendue " indépendance " est garantie par les subventions millionnaires de l’United States Agency for International Development (USAID) et de la National Endowment for Democracy (NED), organismes obéissant aux orientations de la Central Intelligence Agency (CIA). Le groupe de Nancy Crespo est ouvertement lié à un réseau d’individus qui, tous, ont participé activement aux campagnes en faveur du terroriste international Luis Posada Carriles et pour la libération d’Orlando Bosch, le terroriste le plus dangereux du continent, selon le FBI lui-même. Ce même réseau a aussi combattu férocement le retour du petit Elian à Cuba... et a livré la Maison Blanche à G. W. Bush, en trafiquant les élections en Floride du Sud. En quelques chapitres, l’auteur retrace aussi l’histoire des relations suspectes de Ménard avec les grandes fortunes du monde français des médias qui ont fait de lui un intouchable dans toute la presse de France

Philosophie

  • Orwell ou le pouvoir de la vérité / James Conant - Agone, 2012

Pour Orwell, « le concept de vérité objective est celui de quelque chose qui existe en dehors de nous, quelque chose qui est à découvrir et non qu’on peut fabriquer selon les besoins du moment ». Le plus effrayant dans le totalitarisme n’est pas qu’il commette des « atrocités » mais qu’il s’attaque à ce concept. Pourtant, cette perspective d’un monde d’où l’idée de vérité objective aurait disparu n’effraie guère la plupart des intellectuels de gauche. Qu’ils se réclament de Rorty le « libéral » ou de Foucault le « subversif », ils y travaillent activement en proclamant que ces idées sont dépassées, dogmatiques et finalement réactionnaires.
Cet essai montre que « préservation de la liberté et préservation de la vérité représentent une seule et indivisible tâche, commune à la littérature et à la politique ». Celle-ci ne présuppose aucun postulat métaphysique mais seulement la reconnaissance du rôle fondamental que joue dans nos vies le concept commun et ordinaire de « vérité ».
De tels débats ne sont pas « purement philosophiques ». O’Brien, le dirigeant politique qui torture méthodiquement le héros de 1984, n’est pas un colonel parachutiste mais un philosophe cultivé, ironiste et courtois, professant qu’il n’y a pas de réalité objective et que « tout est construit ».

Revue

  • Revue Agone. N° 49 – 2012

Crise financière globale ou triomphe du capitalisme

En septembre 2008, l’irruption d’une crise financière épique touche le cœur même du système dominant. Dans les mois qui suivent, production mondiale, commerce, capitaux propres, crédits et investissements sont brutalement frappés, tandis que le chômage atteint des taux à deux chiffres dans tout l’hémisphère nord. On a senti, et pas seulement à gauche, que le paradigme néolibéral ne sortirait pas indemne de cette crise, qui pouvait même porter un coup fatal à l’hégémonie américaine. Malgré le déferlement d’analyses, la portée historique de cette crise reste obscure. À quoi a-t-elle mis fin ? A quoi n’a-t-elle pas mis fin ?

  • Collectif Lieux communs :

Éléments pour une démarche politique (N° 15 - Mars 2009)
Octobre 2010, Une lutte à la croisée des chemins (N° 16 - Mars 2011)
Les soulèvements arabes face au vide occidental (N°17 & 17 bis – Avril & Mai2011)
Le mouvement grec pour la démocratie directe (N°18 & 18 bis – Septembre & Octobre 2011)
Malaises dans l’identité (N°19 – Mai 2012)

Surveillance et Contrôle

  • Chronique de la guerre civile / Eric Hazan, - la Fabrique, 2004

Patrouilles de sécurité avec leurs chiens d’attaque dans les couloirs du métro parisien, patrouilles de chars dans les rues de Bagdad, hélicoptères Apache dans le ciel de Palestine, Special Forces dans la jungle des Philippines, CRS et gendarmes vidant les campements de Roms à Vitry sur Seine : cette chronique tenue pendant une année, commencée et finie un jour comme les autres, lance une série de coups de phares sur nombre de champs de bataille de la guerre civile mondiale. Du nord de la Tchétchénie au sud du Paraguay, de l’est de la Goutte-d’or à l’ouest de la Courneuve, en dépit des apparences c’est la même guerre qui se déroule : tel est le fil conducteur du livre. Au rythme des événements, les " démocraties occidentales ", la " lutte contre le terrorisme ", le " devoir de mémoire " et toutes sortes de " valeurs " prônées par les intellectuels du maintien de l’ordre sont dénoncées pour ce qu’elles sont : des leurres ou des épouvantails.
Cette accumulation, semaine après semaine, d’événements apparemment disparates cherche à dégager la vraie nature de l’ennemi, si soigneusement dissimulée : dans son camp, les luttes d’influence, les contradictions internes, les conflits de personnes sont élevés à la hauteur de faits politiques, repris et amplifiés par les médias qui s’en servent pour dessiner des apparences de frontières, de fausses lignes de front - la brouille Chirac-Bush par exemple. Il ne s’agit pas seulement d’amuser la galerie : il faut faire tenir à tout prix le glacis défensif - déjà bien craquelé - autour de l’illusion social-démocrate et de l’humanisme libéral-réformiste. Les véritables héros de cette chronique sont les anonymes qui, dans tous les pays, s’emploient activement à sa destruction définitive.

Théorie critique

  • Communisme : un manifeste/ Collectif pour l’intervention - Editions Nous, 2012

Ce Manifeste ne propose pas une énième analyse du capitalisme. Il s’adresse à ceux qui participent de près ou de loin aux luttes politiques, ou qui se sentent concernés par elles. Il a pour but de contribuer à renouveler les formes de l’organisation politique.

Théorie politique

  • Pour quoi faire la Révolution / Jean-Luc Chappey ; Bernard Gainot ; Guillaume Mazeau ; Frédéric Régent ; Pierre Serna - Agone , 2012

Alors que son legs est de plus en plus méconnu ou délibérément ignoré, la Révolution française n’est pourtant pas morte. De Tunis au Caire, de Tripoli à Sana’a, la révolution fait son retour dans l’histoire mondiale. Face au débat public que ces événements ont inspiré, les historiens ne peuvent se contenter d’une position de commentateurs. Les analogies paresseuses et anachroniques entre révolution et totalitarisme ne convainquent aujourd’hui plus personne.
Les temps ont changé et ils invitent à interroger ce phénomène historique qui, à intervalles réguliers, vient rompre le cours du temps pour renverser les puissants et inventer des régimes censés être plus justes pour le plus grand nombre. Il s’agit de regarder la révolution bien en face, avec ce qu’elle charrie de méprises et d’occasions manquées, pour lui redonner sa dimension de laboratoire du politique.

Théorie politique : Marxisme

  • A l’école du socialisme – tome II / Rosa Luxemburg - Smolny & Agone, 2012

Ce recueil de textes de Rosa Luxemburg (1871–1919), tous inédits en français, regroupe ses discours et articles polémiques sur la formation théorique au sein du mouvement ouvrier, ses recensions des œuvres posthumes de Karl Marx éditées par Franz Mehring ou Karl Kautsky, ainsi que les manuscrits historico-économiques rédigés durant ses années d’enseignement à l’école centrale du parti social-démocrate à Berlin de 1907 à 1913 – documents qui complètent l’Introduction à l’économie politique.
Celle que l’on cantonne trop souvent à une apologie de la spontanéité interroge : que pourrait être une « éducation révolutionnaire », pourquoi lire Marx, quel rôle assigner à la critique de l’économie politique ?

Univers carcéral

  • Autopsie du dehors : carnet d’été d’un relégué sous surveillance électronique / Jann-Marc Rouillan, - Al Dante, 2012

Pendant ses premiers mois de liberté, Jean-Marc Rouillan s’immerge dans ce monde « du dehors ». Lorsque sa journée de travail se termine, et jusqu’à ce que sonne l’heure du retour chez soi, il marche dans Marseille, rencontre et écoute les gens, observe leur façon de vivre, s’attache à comprendre ce qui les motive, s’intéresse à leurs problèmes, et aux multiples façons qu’ils ont de gérer (ou pas…) leur quotidien, leurs joies, leurs colères et leurs doutes. Ainsi, il rencontre des hommes et des femmes, des ouvriers, des chômeurs, des poivrots, des poètes, des artistes, des intellectuels, des gens de la rue… des gens biens sous tous rapports, des voyous…

  • Prison@.net : le journal d’une longue peine / Gabriel Mouesc - Gatuzain, 2002

Ce document est le regard porté par un homme détenu depuis 16 ans, sur sa condition de prisonnier et sur sa perception de la marche du monde.
Né en 1961 à Bayonne, Gabi Mouesca e été engagé comme ouvrier à 18 ans et découvre le monde syndicaliste. Dans les années 80, voulant donner une dimension politique à son combat, il militera au sein d’Iparretarrak. C’est en 1984 que commencent les dix-sept années de détention. En décembre 1986, avec Maddi Heguy, il s’évadera de la maison d’arrêt de Pau, aidé par un commando de l’organisation. A nouveau arrêté en 1987, il sera condamné à 43 ans de prison au cours de sept procès. Durant son incarcération et son passage dans de nombreuses prisons, Gabi s’engagera activement pour la défense des droits des prisonniers. Libéré en juillet 2001, il a été président de l’Observatoire International des Prisons.


La liste des bulletins mensuels suit :

Bulletin n°1 de la médiathèque, décembre 2011

Bulletin n°2 de la médiathèque, janvier 2012

Bulletin n°3 de la médiathèque, février 2012

Bulletin n°4 de la médiathèque, mars 2012

Bulletin n°5 de la médiathèque, avril 2012

Bulletin n°6 de la médiathèque, spécial Education

Bulletin n°7 de la médiathèque, mai 2012

Bulletin n°8 de la médiathèque, juin 2012

Bulletin n°9 de la médiathèque, septembre 2012

Bulletin n°10 de la médiathèque, octobre 2012


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