Une tribune pour les luttes

L’acharnement gouvernemental est toujours aussi odieux.

On a essayé encore aujourd’hui d’expulser pour la troisième fois M TEBAH, en France depuis 13 ans, père de trois enfants français !
Va-t-on le mettre en prison pour cela ?
Comparution ce soir au tribunal

Appel à fax / mails des RESF13 et RESF83

Article mis en ligne le vendredi 4 octobre 2013

Réseau Education Sans Frontières 13

resf13 chez no-log.org 06 31 32 48 65

61 rue Consolat 13001 Marseille

www.educationsansfrontieres.org


M Tebah va comparaitre ce soir devant le tribunal : il est poursuivi pour refus d’embarquement ! Quel acharnement contre ce monsieur qui refuse d’être séparé de ses enfants !

4 octobre
M. TEBAH a été emmené ce matin vendredi 4 à 10 h du CRA à Marignane ( c’était son dernier jour de détention...)
Il est actuellement en garde à vue pour refus d’embarquer, il n’est donc pas parti, on ne sait pas s’il sera poursuivi ou libéré.

________________________________________

M. Tebah a été reconduit à Marignane ce matin 23 septembre à 8h30, mais a refusé d’embarquer, pour la deuxième fois. Il est de nouveau au CRA.
Empêchons son expulsion !


M Moussa Tebah, père algérien de 3 enfants français scolarisés à Brignoles (83), est au centre de rétention du Canet de Marseille depuis le 20 août. Il a été arrêté lors d’un contrôle d’identité sur la voie publique à Marseille, où il vit.

Arrivé en France il y a 13 ans (!), il n’a pas eu de renouvellement de son titre de séjour suite à la séparation avec sa femme, a reçu une obligation à quitter le territoire et a perdu son travail en conséquence.

Il est toujours en contact avec ses enfants, un garçon de 9 ans, deux filles de 7 et 6 ans et avec leur mère ils organisent des rencontres régulières.

Le recours au tribunal administratif a été perdu, malgré le témoignage de son ex-femme, et sa rétention a été prolongée pour mettre en œuvre son expulsion.

Il a refusé un premier embarquement lundi à Marignane et il est de nouveau au CRA.

Il craint à présent une expulsion par bateau sans avertissement préalable…

L’état français ne doit pas priver les enfants de leur père, ils en ont besoin ! C’est un droit élémentaire !

Demandez la libération de M. TEBAH en écrivant à la Préfecture des Bouches du Rhône :

Préfet
michel.cadot chez bouches-du-rhone.pref.gouv.fr

Directeur de cabinet du préfet :
vincent.berton chez bouches-du-rhone.gouv.fr

Secrétaire général :
louis.laugier chez bouches-du-rhone.gouv.fr

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1 Message

  • Le 4 octobre 2013 à 20:34, par Christiane

    Info Rue89Lyon / Lors d’une audience au tribunal de Lyon, un sans-papiers tunisien de 22 ans a tenté de s’immoler par le feu. Quelle a été la réaction du procureur de la République ? Le placer en garde à vue et le poursuivre pour mise en danger de la vie d’autrui.

    http://www.rue89lyon.fr/2013/10/04/...

    (...)

    Les quatre policiers, qui constituaient l’escorte, sont rapidement intervenus pour éteindre les flammes. Le jeune Tunisien a été conduit à l’hôpital.

    Pendant ce temps-là, l’audience reprenait avec un nouveau juge et un nouveau greffier. Les précédents avaient préféré se faire remplacer, choqués.

    Le nouveau JLD n’a pas tremblé. Il a maintenu le Tunisien en rétention. Après quelques heures passées à l’hôpital où il a été soigné pour des blessures légères, il a été reconduit au centre de rétention administrative (CRA) de Lyon, à proximité des pistes de l’aéroport.

    Arrivé derrière les barbelés du CRA de Lyon, la police l’a placé à l’isolement puis lui a signifié son placement en garde à vue. Motifs invoqués ? Soupçons de «  tentative de soustraction à une mesure d’éloignement » et de « mise en danger de la vie d’autrui ».

    Ce vendredi matin, le procureur de la République a décidé de mettre en examen le jeune Tunisien. Le parquet demande aussi le placement en détention provisoire.

    (...)

    Depuis mercredi soir, l’information a circulé dans les couloirs du palais de Justice de Lyon. Les avocats qui assurent les permanences pour les étrangers (notamment lorsqu’ils sont présentés devant le juge des libertés) étaient doublement sous le choc : à cause de l’immolation et à cause des poursuites du parquet.

    Considérant qu’il n’y a pas lieu de poursuivre un geste de désespoir, la « commission droit des étrangers  » du barreau de Lyon suit avec une attention toute particulière les suites judiciaires. Un avocat a notamment été spécialement désigné pour assurer la défense du prévenu.

    Le Syndicat de la Magistrature s’en est également ému auprès du procureur de la République. Et l’affaire est remontée au plan national. La présidente du syndicat, Françoise Martres, estime qu’on atteint «  les limites du supportable  » :

    «  Le parquet fait preuve d’incohérence. Le procureur nous dit que la tentative de suicide est bidon. Mais à ce compte-là pourquoi le poursuivre pour mise en danger de la vie d’autrui ? Après avoir poursuivi ceux qui aident les étrangers en situation irrégulière, on pénalise désormais un comportement qui marque le désespoir. La justice pénale a d’autres choses à faire, surtout sous un gouvernement de gauche ».

    Il y a trois mois, ce Tunisien avait déjà fait l’objet d’une tentative d’expulsion. Mais il avait refusé d’embarquer dans l’avion à destination de Tunis. Il avait alors été condamné à trois mois de prison ferme pour «  soustraction  » à une reconduite à la frontière. Il venait de sortir de la prison de Villefranche-sur-Saône, quand il a été reconduit au centre de rétention. Cinq jours plus tard, il tentait de s’immoler devant le juge.

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