Une tribune pour les luttes

Le Centre culturel de Mésopotamie, 24 Bld National 13001 Marseille

Vérité – Justice pour Sakine, Rojbîn, Leyla, militantes kurdes assassinées à Paris le 9 janvier 2013 !
Manifestation à Marseille du jeudi 9 janvier 2014

Le Monde du 14 janvier 2014 : "La piste d’un tueur d’Etat se renforce dans l’assassinat des trois militantes kurdes à Paris"

Article mis en ligne le mardi 14 janvier 2014

La piste d’un tueur d’Etat se renforce dans l’assassinat des trois militantes kurdes à Paris

Le Monde.fr | 14.01.2014

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/01/14/la-piste-d-un-tueur-d-etat-se-renforce-dans-l-assassinat-des-trois-militantes-kurdes-a-paris_4347774_3214.html


Manifestation monstre de Kurdes samedi 11 janvier à Paris
Par Maxime-Azadi

11 janvier 2014 |

http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi/110114/manifestation-monstre-de-kurdes-paris

Des dizaines de milliers de personnes ont afflué samedi 11 janvier à Paris pour exiger justice et vérité sur l’assassinat de trois militantes kurdes il y a un an.



Manifestation à Marseille du jeudi 9 janvier 2014

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La Marseillaise du 10 janvier 2014

Kurdes. Vérité et justice du crime politique

Rassemblement hier soir sur les hauts de la Canebière pour les trois militantes assassinées il y a un an.

«  Nous demandons que justice soit rendue aux trois militantes kurdes Sakine, Rojbîn et Leyla assassinées à Paris le 9 janvier 2013  », lance Avasine Severine du centre culturel de Mésopotamie à l’organisation de la manifestation de protestation tenue hier soir sur les hauts de la Canebière à Marseille en présence de plusieurs centaines de militants. Un an jour pour jour après l’assassinat des trois militantes du PKK à Paris et «  la justice française n’a toujours pas fait aboutir l’enquête sur le meurtre que l’on veut faire passer pour un règlement de compte interne », explique la militante kurde qui dénonce « un crime politique qui met en cause la Turquie, un état membre de l’OTAN avec qui la France a signé un accord de coopération dans le domaine de la sécurité intérieure  ».
Ils étaient donc très nombreux à venir manifester leur mécontentement munis de pancartes en appelant à « la vérité  » et à « la justice  ». Dénonçant également le « complot  » contre le peuple kurde, les manifestants demandent avec force que la France et l’Union européenne fassent aboutir l’enquête sur l’assassinat des trois militantes kurdes perpétré il y a un an. « Nous craignons que l’affaire ne soit étouffée comme tant d’autres au nom de la raison d’Etat, comme ce fut le cas pour l’affaire de l’opposant marocain Ben Barka tué à Paris en 1965 ou encore l’opposant algérien Mecili tué à Paris en 1987  », lâche un autre manifestant lors du rassemblement tenu afin que « que la France renonce au projet de loi portant sur la coopération policière avec la Turquie et que cesse toutes les mesures répressives envers les militants kurdes vivant en France  ». Autres revendications portées lors de la marche de protestation tenue jusqu’au Vieux-Port, « la défense des droits humains par la France et l’Europe », la demande de « soutien à toutes les initiatives de paix dans la région kurde » ou encore «  que l’Union européenne et la France retire le PKK de sa liste des organisations terroristes ».


Appel à manifester à Marseille, Jeudi 9 janvier 2014 -18h00 - du haut de la Canebière au Vieux-Port avec des torches.


Trois femmes, trois militantes kurdes, ont été assassinées à Paris, au siège du Centre d’Information du Kurdistan (CIK), le mercredi 9 janvier 2013. Elles s’appelaient Leyla Saylemez, 24 ans, membre des jeunesses kurdes, Sakine Cansiz, 55 ans, dite "Sara", cofondatrice du PKK et Fidan Dogan, 30 ans, plus connue sous le nom de Rojbîn, directrice du CIK, membre du Congrès National du Kurdistan en exil (KNK) dont le siège est à Bruxelles.

Un suspect a été rapidement interpellé, déféré devant la justice et mis en détention provisoire. La presse turque et les autorités de ce pays ont tenté avec la mauvaise foi qui les caractérise de faire croire à un règlement de compte interne.

Un an est passé et depuis que la piste du règlement de compte interne a fait long feu, les voix se sont tues. Tout au plus, on entend, côté palais de justice, que "l’enquête suit son cours" et, côté Ministère de la justice, que c’est une affaire "sensible". Le suspect, présumé innocent, à la personnalité trouble et aux activités occultes, est sous les verrous, mais, quelle que soit son implication, les commanditaires de ce crime inacceptable doivent être démasqués.

Au vu des éléments rassemblés, il ne fait plus aucun doute, pour tous les gens sérieux qui travaillent sur le dossier, que ce triple assassinat est un crime politique qui met en cause la TURQUIE, un Etat membre de l’OTAN avec qui la France a signé un accord de coopération dans le domaine de la sécurité intérieure.

C’est la raison pour laquelle nous craignons que l’affaire ne soit étouffée comme d’autres, au nom de la raison d’Etat, comme ce fut le cas pour l’affaire concernant l’opposant marocain Ben Barka , tué à Paris en 1965, l’opposant algérien Mecili, tué à Paris en 1987, la militante antiapartheid sud-africaine Dulcie September, tuée à Paris en 1988, et celle, toujours pendante, qui concerne le juge Borrel qu’on a "suicidé" à Djibouti en 1995.

Nous demandons avec force :

- Que la France et l’Union européenne fassent aboutir l’enquête sur l’assassinat des trois militantes kurdes perpétré le 9 janvier 2013 à Paris.

- Que la France renonce au projet de loi portant sur la coopération policière avec la Turquie et que cessent toutes les mesures répressives envers les militants kurdes vivant en France

- Que la France, l’Union européenne, et les pays européens assurent la protection des défenseurs des droits humains.

- Que la France et l’Union Européenne s’engagent à prendre et à soutenir toutes les initiatives de paix dans la région kurde.

- Que l’Union Européenne conditionne la poursuite des accords de coopération avec la Turquie, à un règlement politique et pacifique de la question kurde.

- Que la France et l’Union Européenne prennent toutes les initiatives diplomatiques favorisant la libération de tous les prisonniers politiques dont Abdullah Öcalan.

- Que l’Union Européenne retire le PKK de sa liste des organisations terroristes.


Un an après le meurtre de trois Kurdes à Paris : les mystères de l’enquête
Isabelle Kortian

http://rue89.nouvelobs.com/2014/01/09/an-apres-meurtre-3-kurdes-a-paris-les-mysteres-lenquete-248884


Historique :

http://www.millebabords.org/spip.php?article22596


Appel parisien :

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1 Message

  • Le 9 janvier 2014 à 10:11, par

    La France essaie actuellement de vendre à la Turquie des missiles anti-missiles en concurrence ave les chinois. Hollande va là-bas pour ça les 27 et 28 janvier. Ce n’est pas pour exiger qu’Erdogan livre les noms des assassins qu’il a envoyé pour tuer Leyla , Rojbin, et Sakine.

    Répondre à ce message

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